attrition

(Mot repris de attritions)

ATTRITION

(a-tri-sion ; en poésie, de quatre syllabes) s. f.
Terme de physique. L'action de deux corps durs qui se frottent et s'usent.
Les métaux, quelque attrition qu'ils puissent éprouver, n'attirent point les corps minces à eux [VOLT., Feu, I, III, 5]
En chirurgie, écorchure superficielle résultant d'un frottement. On a appelé aussi attrition le plus haut degré de la contusion, l'écrasement d'une partie quelconque.
Terme de théologie. Regret d'avoir offensé Dieu, causé par la crainte des peines.
Dire que la contrition soit nécessaire, et que l'attrition toute seule ne suffit pas avec le sacrement [PASC., Prov. 10]

SYNONYME

  • ATTRITION, CONTRITION. L'attrition est un sentiment intéressé et exprime, en vue des peines qui peuvent être infligées, le regret d'avoir offensé Dieu. La contrition est un sentiment désintéressé, et exprime le même regret, sans aucun regard pour les peines et avec la seule attention au mécontentement de Dieu.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Ils gergonnent assez de contrition et attrition [CALV., Inst. 485]
    Pour l'attrition des deux corps solides et durs conjoints ensemble [PARÉ, I, 34]
    En maniant la partie fracturée, on sent une crepitation et attrition ou craquement [ID., XIII, 2]

ÉTYMOLOGIE

  • Attritio, de atterere, broyer, de ad, à, et terere, broyer (voy. TRITURER).

attrition

ATTRITION. n. f. T. de Physique. Action de deux corps durs qui s'usent par un frottement mutuel. C'est par l'attrition que l'on aiguise, que l'on polit les métaux.

En termes de Théologie, il signifie Regret d'avoir offensé Dieu, causé par la crainte des peines du purgatoire ou de l'enfer. L'attrition ne suffit pas sans la confession.

attrition


ATTRITION, ou ATRITION, s. f. [atri-cion, en vers, ci-on, tout bref.] Regret d'avoir offensé Dieu par la crainte des peines. On apelle l'atrition, contrition imparfaite.

Traductions

attrition

ריפוט (ז)