aube

(Mot repris de aubes)

1. aube

n.f. [ du lat. alba, blanche ]
Première lueur du jour : Nous partirons à l'aube, dès l'aube.
À l'aube de,
Sout. au commencement de : L'humanité est à l'aube d'un monde nouveau.

2. aube

n.f. [ du lat. albus, blanc ]
Dans la religion catholique, longue robe blanche portée par les prêtres et les enfants de chœur pendant les offices ainsi que par les premiers communiants.

3. aube

n.f. [ lat. alapa, soufflet ]
Partie d'une roue hydraulique sur laquelle s'exerce l'action de l'eau : Roue, bateau, moulin à aubes.

AUBE1

(ô-b') s. f.
Premier blanchissement de l'horizon, au point du jour. L'aube du jour, l'aube matinale ou simplement l'aube.
Et du temple déjà l'aube blanchit le faîte [RAC., Athal. I, 1]
Terme de pêche. Sardines d'aube, sardines que l'on prend à la pêche du matin. L'aube des mouches, l'heure de midi.
Terme de marine. Le temps qui s'écoule entre le souper de l'équipage et le moment où se prend le premier quart.

HISTORIQUE

  • XIe s.
    Par main [matin] en l'albe, si com li jurz esclaire [, Ch. de Rol. LII]
  • XIIe s.
    En mer se mettent quand l'aube est esclarée [, Ronc. p. 118]
    Peu ai-je eü, En la chambre [de ma dame], de joie ; Trop m'a neü [nui] L'aube qui me guerroie [, Romancero, p. 68]
    Si cume la clarted de l'albe est bele et clere, quant li soleilz lieved par matin [, Rois, 211]
  • XIIIe s.
    Devant l'aube aparant, ains qu'il fut ajourné [, Berte, X]
    Renart conmence à apeler [le loup], Qu'ileuques ne volt plus ester, Que jà estoit l'aube crevée [, Ren. 1175]
    Tu ies.... Aube qui le jor nos amainne [RUTEB., II, 13]
    Aussi comme l'aube du jour aparoit, nous nous atirames [préparâmes] de touz poins [JOINV., 224]
  • XVe s.
    À l'aube du jour [FROISS., I, I, 150]
  • XVIe s.
    Dès l'aube du jour [AMYOT, Comment refrén. la colère, 41]
    Au tiers jour, à l'aube des mouches, nous apparut une isle triangulaire [RABEL., Pant. IV, 9]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. et espagn. alba ; portug. alva ; ital. alba ; de albus, blanc (voy. ALBUM).

AUBE2

(ô-b') s. f.
Long vêtement de toile blanche que portent les prêtres dans les cérémonies.
L'aube offre de douces consonnances avec les idées religieuses [CHATEAUB., Génie, IV, I, 2]

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Dunc s'esteit desparé de l'aube senz delai ; En chape e en surpliz remist [resta].... [, Th. le mart. 37]
  • XIIIe s.
    Et puis après, l'aube qui est purement blanche, qui senefie virginité [, Chr. de Rains, p. 104]
    De la cité s'en ist l'eschiele de clergie [la troupe des clercs], Revestu de lor aube, bien çaint et haubergie [, Ch. d'Ant. VIII, 409]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. et espagn. alba ; de albus, blanc (voy. ALBUM).

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    2. AUBE. - HIST. Ajoutez :
  • XVe s.
    Mauldite soit l'eure que je fus oncques née, et que je ne mourus en mes aubes [langes] [, Les 15 joies de mariage, p. 15]

AUBE3

(ô-b') s. f.
Planche fixée à la circonférence d'une roue de moulin à eau, et sur laquelle s'exerce l'action du liquide. Les roues des bateaux à vapeur ont aussi des aubes appelées à tort ailes, pales et vannes.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Cil qui le tient à louage [le moulin], doit livrer quevilles, fusiax, aubes et teles cozes menues [BEAUMANOIR, XXXVIII, 16]
    Se li mestre qui gardent le mestier treuvent arçon mauvès, c'est à savoir aube, il doivent le aube faire taillier hors nettement [, Liv. des mét. 215]
    Fuz qui soient bon et loial à faire leur mestier, c'est à savoir de fin cuer de chaisne sans aube, de perier, d'alieret d'erble [, ib. 103]

ÉTYMOLOGIE

  • Aube, en ancien français, veut dire bois blanc ; de là le nom des aubes de moulin, qui sont en bois blanc ; de albus, blanc (voy. ALBUM).

aube

AUBE. n. f. Moment où la lumière du soleil levant commence à blanchir. L'aube du jour. Je me suis levé dès l'aube. Se lever avant l'aube. Fig., L'aube d'une ère nouvelle. L'aube de la guérison, de la victoire. L'aube de la délivrance.

Par analogie, il se dit d'un Vêtement ecclésiastique de toile blanche serré aux reins par un cordon et que les officiants mettent pour célébrer la messe. Vêtir une aube. Ceindre une aube.

aube

AUBE. n. f. Planche fixée à la circonférence d'une roue de moulin à eau ou d'un ancien bateau à vapeur et sur laquelle s'exerce l'action du liquide. Les aubes d'un moulin. Roue à aubes. Un bateau à aubes.

aube

Aube de prestre, Alba.

¶ L'aube et poinct du jour, Diluculum, Matuta, Aurora. Ce mot semble venir de Albus, mot Latin, l, muée en u: car le poinct du jour est comme blanc.

Devant l'aube du jour, Ex anteculano tempore.

aube


AUBE, pénult. longue. Aûbe: prononc. ôbe.

aûbe


AûBE, s. f. [Ôbe, 1re lon. 2e e muet.] 1°. Vêtement éclésiastique, fait de toile blanche, et qui descend jusqu'aux talons. = 2°. La pointe du jour. Il ne se met pas seul: on ne dit pas, je me suis levé à l'aûbe; il faut dire, à l'aûbe du jour.
   Rem. L'Auteur des Réflexions ne voulait pas qu'on dît, aube du jour, mais pointe du jour. Il assurait que la 1re expression avait vieilli. Mrs. de l' Acad. ne la condamnaient point, et ils ont continué à la mettre sans remarque.

Synonymes et Contraires

aube

nom féminin aube
1.  Première lueur du jour.
2.  Début de quelque chose.
fin, soir -littéraire: couchant, extrémité.
Traductions

aube

Albe, Morgengrauen, Tagesanbruch, Paddel, Aubade, Dämmerungdawn, twilight, daybreak, cock-crow, alb, blade, dawningdageraad, ochtendgloren, albe, misgewaad, aanbrekenvandedag, kriekenvandedag, morgenlicht, aanvang, morgenkrieken, schoep [van scheprad], schemering, paddelאיילת השחר (נ), אשמורה ראשונה (נ), דמדומי שחר (ז״ר), עמוד השחר (ז), שחר (ז), דִּמְדּוּמֵי שַׁחַר, שַׁחַרalbeúsvitalboalba, madrugada, amaneceraamunkoitto, aamunsarastus, albasubuhalba, aurora, alborealva, amanhecergryning, dagning, morgonrodnad, paddelفَجْرdaggryαυγήzora夜明け새벽daggryświtрассветรุ่งอรุณşafakbình minh黎明黎明 (ob)
nom féminin
début du jour se lever à l'aube

aube

[ob] nf
(lever du jour)dawn, daybreak
à l'aube → at dawn, at daybreak
à l'aube de (fig) → at the dawn of
(RELIGION)alb