augment

AUGMENT

(ô-gman) s. m.
Terme de l'ancien droit. Nom donné aux gains nuptiaux et de survie, en usage dans les pays de droit écrit. Augment de dot, gain nuptial pris par la femme, en proportion de sa dot, sur les biens de son mari prédécédé, et aussi, augmentation de dot que la femme apporte pendant le mariage.
Terme de grammaire grecque. C'était un e grec qui s'ajoutait devant certains temps des verbes grecs : si le verbe commençait par une consonne, on l'appelait augment syllabique, parce qu'il y ajoutait une syllabe ; si le verbe commençait par une voyelle, cet e bref, en se contractant avec cette voyelle initiale, la rendait longue, si elle ne l'était pas, et par conséquent l'augmentait d'un temps ; on l'appelait alors augment temporel.
En termes de médecine, période d'accroissement des maladies.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Homs out l'estre comme metaux, Vie et augment des vegetaulx, Instinct et sens comme les brutes, Esprit comme ange en attributs [, Nat. à l'alch. 80]
  • XVIe s.
    Autres medicamens sont requis au commencement qu'en l'augment, on l'augment qu'en l'estat, en l'estat qu'en la declination [PARÉ, Introd. 22]

ÉTYMOLOGIE

  • Augmentum, de augere, accroître (voy. AUTEUR).

augment

AUGMENT. n. m. T. de Droit ancien. Portion des biens du mari que la loi permettait de donner à la femme survivante dans les pays de Droit écrit. Dans les pays de droit coutumier, l'augment de dot s'appelait Douaire.

En termes de Grammaire, il se dit d'une Addition qui se fait au commencement d'un temps de verbe, dans certaines langues, notamment en grec. Augment syllabique, Celui qui consiste dans l'addition d'une syllabe, comme e t u p t o n , je frappais, imparfait de t u p t w , je frappe. Augment temporel, Celui qui consiste dans le changement d'une brève en longue, comme w r i z o n , je bornais, de o r i z w , je borne.