aulique

AULIQUE1

(ô-li-k') s. f.
Acte que soutenait un jeune théologien ; il commençait par une harangue du chancelier de Notre-Dame, qui, à la fin de la harangue, donnait le bonnet au nouveau docteur. Puis celui-ci disputait le premier sur le sujet que le soutenant possédait le mieux, et, après lui le chancelier, le grand maître de l'acte et les autres docteurs qui voulaient argumenter.

ÉTYMOLOGIE

  • Aula, salle, parce que cet acte se faisait dans la grande salle de l'archevêché de Paris.

AULIQUE2

(ô-li-k') adj.
Conseil aulique, tribunal particulier de certains princes d'Allemagne. Qui appartient à ce conseil. Conseiller aulique.

ÉTYMOLOGIE

  • Aulicus, de aula, cour ; du grec qui signifie un espace en plein air, situé devant la maison et destiné particulièrement au bétail, puis un vestibule, puis un palais.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    2. AULIQUE. Ajoutez :
    Qui appartient à la cour des rois.
    Sa vie militaire et aulique [du duc de Montausier] [, Huetiana, p. 91]

aulique

AULIQUE. adj. des deux genres. Il se disait autrefois, en Allemagne, d'un Tribunal qui avait une juridiction universelle et en dernier ressort sur tous les membres et sujets de l'Empire germanique.

Conseil aulique. Voyez CONSEIL.

aulique


AULIQUE, adj. [Olike.] Il ne se dit que du Conseil Aulique de l'Empire; Cour Aulique, Conseiller aulique. — Trév. le dit, outre cela, en général, de ce qui est de la Cour, qui concerne la Cour. Ainsi l'on dirait, les charges auliques, les intrigues auliques. En ce sens, c' est un latinisme. — S. f. Acte que soutient dans l'Université, celui qui est reçu Docteur en Théologie.