aveindre

(Mot repris de aveindrait)

AVEINDRE

(a-vin-dr') , j'aveins, nous aveignons, ils aveignent ; j'aveignais ; j'aveignis ; j'aveindrai ; aveins ; que j'aveigne, que nous aveignions ; que j'aveignisse ; aveignant ; aveint v. a.
Aller prendre un objet pour l'apporter à la personne qui le demande.
Comme Julie va pour heurter, elle rencontre Hilaire qui aveint son passe-partout [HAUTER., le Cocher, 15]

REMARQUE

  • D'après de Caillières, en 1690, ce mot est du dernier bourgeois. C'est un mot familier en effet, mais qui, employé à sa place, est très bon.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Au lieu de me monter et haulser de ma place pour y aveindre, la fortune.... [MONT., II, 343]

ÉTYMOLOGIE

  • wallon aveni ; bourguig. avoindre. Les étymologistes écartent advenire, n'y ayant aucun moyen, suivant les règles françaises, de tirer veindre de venire, où l'i est long et porte l'accent ; et Diez le tire de abemere, mot rare dans la latinité et signifiant ôter. C'est chercher loin ce qui est près ; des patois disent, avec faute contre l'accent, conveindre pour convenir (Berry), veindre pour venir (Haut-Maine). Aveindre, fait de même, dérive de advenire, atteindre à (ad, à, venire, venir).

aveindre

AVEINDRE. (Il se conjugue comme ATTEINDRE.) v. tr. Tirer une chose hors du lieu où elle a été placée ou serrée. Aveindre du linge, des habits d'un coffre, d'une armoire. Aveignez ce livre, ces papiers de dessus cette tablette. Il a vieilli.

aveindre

Aveindre, Promere, Expromere, Educere, voyez Avaindre.

aveindre


AVEINDRE, v. a. [A-veindre: 2e lon. 3e e muet.] Il ne faut pas le confondre avec Ateindre, et dire, par exemple: "Cela est si haut, que je ne puis y aveindre. On ne se sert d'aveindre, que pour signifier l'action de tirer quelque chôse du lieu où l'on l'avait enfermée. Mén. L. T. Aveignez cet habit de mon armoire. — Il est du style familier.

Traductions

aveindre

fetch out, to take