avilir


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avilir

v.t. [ de vil ]
Rendre méprisable ; dégrader, déshonorer : Ces déclarations racistes l'avilissent

s'avilir

v.pr.
Devenir méprisable ; se déshonorer, se dégrader : Ils se sont avilis en reniant leurs convictions

avilir

(aviliʀ)
verbe transitif
rendre méprisable La corruption avilit les hommes.

avilir


Participe passé: avili
Gérondif: avilissant

Indicatif présent
j'avilis
tu avilis
il/elle avilit
nous avilissons
vous avilissez
ils/elles avilissent
Passé simple
j'avilis
tu avilis
il/elle avilit
nous avilîmes
vous avilîtes
ils/elles avilirent
Imparfait
j'avilissais
tu avilissais
il/elle avilissait
nous avilissions
vous avilissiez
ils/elles avilissaient
Futur
j'avilirai
tu aviliras
il/elle avilira
nous avilirons
vous avilirez
ils/elles aviliront
Conditionnel présent
j'avilirais
tu avilirais
il/elle avilirait
nous avilirions
vous aviliriez
ils/elles aviliraient
Subjonctif imparfait
j'avilisse
tu avilisses
il/elle avilît
nous avilissions
vous avilissiez
ils/elles avilissent
Subjonctif présent
j'avilisse
tu avilisses
il/elle avilisse
nous avilissions
vous avilissiez
ils/elles avilissent
Impératif
avilis (tu)
avilissons (nous)
avilissez (vous)
Plus-que-parfait
j'avais avili
tu avais avili
il/elle avait avili
nous avions avili
vous aviez avili
ils/elles avaient avili
Futur antérieur
j'aurai avili
tu auras avili
il/elle aura avili
nous aurons avili
vous aurez avili
ils/elles auront avili
Passé composé
j'ai avili
tu as avili
il/elle a avili
nous avons avili
vous avez avili
ils/elles ont avili
Conditionnel passé
j'aurais avili
tu aurais avili
il/elle aurait avili
nous aurions avili
vous auriez avili
ils/elles auraient avili
Passé antérieur
j'eus avili
tu eus avili
il/elle eut avili
nous eûmes avili
vous eûtes avili
ils/elles eurent avili
Subjonctif passé
j'aie avili
tu aies avili
il/elle ait avili
nous ayons avili
vous ayez avili
ils/elles aient avili
Subjonctif plus-que-parfait
j'eusse avili
tu eusses avili
il/elle eût avili
nous eussions avili
vous eussiez avili
ils/elles eussent avili

AVILIR

(a-vi-lir) v. a.
Rendre vil.
Il avilit son rang.... Tous auraient brigué l'honneur de l'avilir ; Dans une longue enfance ils l'auraient fait vieillir [RAC., Brit. I, 2]
Terme de commerce. Déprécier. L'encombrement sur le marché avilit les marchandises.
S'avilir, v. réfl. Se rendre méprisable.
La vertu s'avilit à se justifier [VOLT., Œdipe, II, 4]
On peut, sans s'avilir, S'abaisser sous les dieux, les craindre et les servir [VOLT., Sémir. II, 7]
Moi, jaloux ! qu'à ce point ma fierté s'avilisse ! [ID., Zaïre, I, 5]
Perdre sa valeur.
Et qu'on ne dise pas que je répands ici de fausses terreurs, que les billets de la caisse d'escompte ne s'avilissent point [MIRABEAU, Collection, t. II, p. 402]
Fig.
Saint Augustin dit que ces merveilles [de l'univers] se sont avilies par leur répétition [FÉN., Exist. 3]

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    N'avile mie par lui ses parentez [, Ronc. p. 143]
    Quant les vit tuz ensemble entur lui arengiez, Mult fort les esguarda ; si lur dist tut iriez : Ne fu mais par les suens nulz hum si avilliez [, Th. le mart. 34]
  • XIIIe s.
    Et que Fortune ainsinc le face, Que les bons avile et efface, Et les mauvès en honor tiengne... [, la Rose, 6200]
    Sachiés, vous vous en avilés, Car ge n'ai mie encor apris Qu'il ait vers vous de riens mespris [, ib. 3272]
    Par quoi trop malement s'avile La maleürée, la lasse [, ib. 9086]
    Et aussi se les denrées sunt avillies [BEAUMANOIR, XLIV, 21]
    Si le devroit cascuns en son cuer despire et avillier [BEAUMANOIR, XI, 26]
    Sa vie, qui pas ne l'aville, Dist que dame fu de Teringe [RUTEB., II, 157]
  • XVe s.
    Le fait d'amour est avilé ; Car Pitié y est endormie [CH. D'ORL., Rond. de Vaillant.]
    Me adville je bien, quant je te doigne [daigne] tenir ne apeler à mon escot [DU CANGE, avillare.]
  • XVIe s.
    Que si aucuns pensent que la reprise de leurs mestiers delaissez les avilisse, qu'ils aillent servir les gentils-hommes [LANOUE, 185]
    Voyant la chose ainsi avilée, moquée et deshonorée [AMYOT, Arist. 18]
    Maudissant ceulx qui les premiers s'estoient ainsi abbaissez et avilez que d'aller faire la cour aux barbares [ID., Lys. 10]
    Dont la debite est d'autant plus avilée, que moins l'on tire d'argent des choses legeres que des pesantes se vendans au poids [O. DE SERRES, 681]

ÉTYMOLOGIE

  • À et vil ; provenç. avilir, avilsir, aveuzir, avilar ; espagn. avilar ; ital. avvilire, avvilare. L'ancien français n'avait que aviller ; c'est au XVIe siècle que avilir entre en usage.

avilir

AVILIR. v. tr. Rendre vil, abject, méprisable. Sa conduite l'avilit aux yeux de tout le monde. Avilir son caractère. Il a laissé avilir sa dignité. Cet homme s'est avili par ses bassesses. S'avilir à ses propres yeux.

Il signifie aussi Rendre de vil prix, déprécier. Il ne faut pas avilir la marchandise. L'abondance de cette marchandise l'a avilie, en a bien avili le prix.

avilir


AVILIR, v. a. Rendre vil, abject, méprisable. Il se dit plus au figuré qu'au propre. On ne dit guère, avilir la marchandise; les denrées sont avilies. Mais on dit élégamment, laisser avilir sa charge. Vous avilissez votre nom, votre naissance par des sentimens honteux et une conduite déshonorante. "En voulant les avilir (les Ministres de la Religion) il relève leur gloire. Ann. Litt. — Son emploi le plus ordinaire est avec le pron. pers. s'avilir. "Il s'est avili, déshonoré par ses bassesses. — Il régit quelquefois la préposition à devant l'infinitif. Gresset, parlant des froids censeurs, des Zoïles secrets, dit à sa Mûse:
   Et sans jamais t'avilir à répondre,
   Laisse au mépris le soin de les confondre.

Traductions

avilir

verlagen

avilir

fiigi

avilir

aviltar

avilir

ofender

avilir

avvilire

avilir

[aviliʀ] vt → to debase