avocasser

(Mot repris de avocassais)

AVOCASSER

(a-vo-ka-sé) v. n.
Faire, dans la médiocrité et l'obscurité, la profession d'avocat. Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Que l'advocat qui plaidera pour sa partie la plaide seulement par sa bouche, puis que il aura commencé à plaider, sans que nul autre advocat estant avec lui en la cause en puisse parler ne advocasser [, Ord. des rois de France, t. II, p. 8]
  • XVIe s.
    Il avoit accoustumé de s'en aller de grand matin aux petites villes d'alenviron advocasser et plaider pour ceulx qui s'adressoient à luy [AMYOT, Caton, 6]

ÉTYMOLOGIE

  • Avocat. Dans l'ancien français, avocasser n'avait aucun sens défavorable.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    AVOCASSER. Ajoutez :
    Il se dit encore aujourd'hui dans les îles Normandes, sans aucun sens défavorable et au sens de plaider comme avocat.
    Serment prêté par trois avocats reçus par la cour royale de Guernesey, le 13 avril 1874.... que, s'il vient à votre connaissance par quelque manière que ce soit que la cause soit mauvaise, en quelque état qu'elle soit, plus n'y avocasserez et du tout la délaisserez.... [, La Gaz. de Guernesey, 14 avril 1874]

avocasser

AVOCASSER. v. intr. Exercer sans dignité et sans talent la profession d'avocat; employer de préférence des arguments captieux et sans valeur. Il y a dix ans qu'il avocasse. Cet orateur ne discute pas en homme d'État, il avocasse. Il est familier.

avocasser


AVOCASSER, v. n. *AVOCASSERIE, s. f. [Avocacé, ceri-e, 4e é fer. au 1er, e muet au 2d, dont la 5e est longue.] Faire le métier d'Avocat. = Profession d'Avocat. Ils ne se disent que par mépris. L'Acad. et Trév. ne mettent que le verbe. Le Rich. Port. met aussi le substantif.