bât

bât

[ ] n.m. [ du gr. bastazein, porter un fardeau ]
Selle en bois placée sur le dos des bêtes de somme pour le transport des fardeaux.
C'est là que le bât blesse,
c'est sur ce point qu'un problème se pose, qu'une personne est vulnérable : Nous n'avons pas d'argent, c'est là que le bât blesse. Elle est très susceptible, c'est là que le bât blesse c'est son point faible

BÂT

(bâ ; le t ne se lie pas dans la conversation ; au pluriel l's se lie : les bâts et les ânes, dites : les bâ-z et....) s. m.
Selle grossière de forme et d'étendue variables, à l'usage des bêtes de somme. Mettez le bât sur l'âne.
J'ai un cheval de bât qui porte mon lit [SÉV., 52]
Nous aperçûmes de loin deux chevaux de bât couverts de jaune [SAINT-SIMON, 12, 140]
Fig. Un cheval de bât, un homme chargé, dans une maison, dans une communauté, des besognes que les autres refusent.
Fig.
Et toi, peuple animal, Porte encor le bât féodal [BÉRANG., Carabas.]

PROVERBE

    Chacun sait où le bât le blesse, chacun connaît ce qui dans sa position est cause d'embarras ou de souffrance.
    Vous savez bien où le bât me fait mal [MOL., Sgan. 21]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Et se l'on porte monnoy sur bast ; la monnoy ne doit riens ; mais le bast doit quatre deniers [, Liv. des mét. 447]
  • XVe s.
    Je sçai mieux où le bas m'en blesse Que vous ne un autre ne sçavez [, Patelin]
  • XVIe s.
    Six jours après je la trouvay hors la porte de Montmartre, sur un cheval de bast, jambe deça, jambe de là.... [PARÉ, XIX, 25]
    Ce qui vous suit de noblesse Est de ceux que le bast blesse [qui sont tarés] [, Sat. Mén. p. 191]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. bast ; espagn. et ital. basto ; bas-latin, bastum ; du radical qui est dans le verbe grec porter, bête de somme, qui est aussi dans bâtir, bâton, et qui a le sens de soutenir, porter, affermir.

bat

BAT. (T se prononce.) n. m. Ce qui bat. Le bat de l'aile, L'extrémité de l'aile de l'oiseau qui bat l'air.

Il n'est plus guère usité que comme terme de Pêche pour désigner l'Extrémité de la queue du poisson qui bat l'eau. Le poisson est mesuré entre oeil et bat. Ce poisson a cinquante centimètres de bat, c'est-à-dire Entre l'oeil et la queue.

bât

BÂT. (T ne se prononce pas.) n. m. Selle pour les bêtes de somme sur laquelle on place leur charge. Bât de mulet, de cheval, d'âne. Cheval de bât. Ce bât blesse ce mulet. Rembourrer un bât.

Fig. et fam., C'est un cheval de bât, se dit d'un Sot, d'un lourdaud. C'est le cheval de bât, se dit d'un Homme chargé dans une maison, dans une communauté, de la grosse besogne que les autres refusent.

Prov. et fig., L'endroit où le bât le blesse, L'endroit défectueux, le point sensible. Frapper quelqu'un où le bât le blesse. Aller droit où le bât le blesse. On voit tout de suite où le bât le blesse.

bât


BâT, s. m. [, long le t ne se prononce pas.] Selle pour les bêtes de somme: bât de mulet, de cheval, d'âne. Cheval de bât.
   On dit, dans le style familier, d'un homme stupide, que c'est un cheval de bât; de celui qui a une afaire fâcheûse, que c'est là où le bât le blesse. "Quand il fut question de rendre le tout en Italien, vous sentites où le bât vous blessoit. Tart. Épist.~ — On dit encôre de celui qui est trop vétu, qu'il est rembourré comme le bât d'un mulet.

Traductions

bât

אוכף (ז), מרדעת (נ), אֻכָּף

bât

basto

bât

[bɑ] nmpacksaddle