bâti, ie

BÂTI, IE1

(bâ-ti, tie) , part. passé de bâtir 1.
Babylone bâtie de briques. Maison qui n'est pas entièrement bâtie. Quartiers mal bâtis. Une terre bâtie, une terre sur laquelle on a élevé les bâtiments nécessaires au logement et à l'exploitation.
J'ai, entre les Alpes et le mont Jura, une terre grande comme la main, très joliment bâtie de ma façon [VOLT., Lettr. d'Argental, 1er févr. 1764]
Fig.
Et sur ce fondement était bâtie toute la loi [BOSSUET, Hist. II, 3]
[Il] S'en va, m'a-t-il dit, rompre cette partie Par une invention dessus le champ bâtie [MOL., L'Étour. III, 8]
Fondé. Villes bâties sur la mer. Marseille, bâtie par les Phocéens.
Fait de telle sorte, au physique et au moral. Un homme bien bâti. Un homme mal bâti. Comme te voilà bâti ! c'est-à-dire, quel singulier accoutrement tu as ! Voilà comme je suis bâti, tel est mon caractère.
Il est ainsi bâti [MOL., École des maris, I, 2]
Comme le monde est à présent bâti ! [LA FONT., Rich.]
Notre homme ainsi bâti fut député des villes Que lave le Danube [ID., Fabl. XI, 7]
Il y a des cœurs plaisamment bâtis en ce monde [SÉV., 226]
Bâti, s. m.Terme de menuiserie. Assemblage de montants et de traverses. En horlogerie, châssis d'une machine à fendre les roues.

BÂTI, IE2

(bâ-ti, tie) , part. passé de bâtir 2.
Une robe bâtie. S. m. Le bâti d'un habit, le gros fil qui a servi à joindre les parties ensemble, surtout l'étoffe et la doublure.