bagué

BAGUÉ3

(ba-ghé) adj. m.
Canon de fusil bagué, canon défectueux, et dont la surface intérieure offre une espèce de bourrelet.

ÉTYMOLOGIE

  • Bague.

bague

BAGUE. n. f. Anneau que l'on met au doigt. Bague d'or, d'argent, etc. Porter une bague. Une belle bague. Bague garnie de diamants.

Fig., C'est une bague au doigt, se dit d'une Chose de prix dont on peut toujours se défaire facilement. Il se dit aussi d'une Place, d'un emploi qui donne peu de fatigue, peu d'occupation. Votre place vous laisse du loisir, c'est une bague au doigt.

En termes de Jurisprudence, Bagues et joyaux, Les pierreries, perles et autres semblables objets de prix qui appartiennent à une femme mariée et que son contrat de mariage lui donne le droit de reprendre après la mort de son mari. Les bagues et joyaux de cette femme ont été estimés cinquante mille francs. Allouer tant à une veuve pour ses bagues et joyaux. Cette locution n'est plus guère employée.

Il se dit aussi de l'Anneau que l'on suspend à un poteau vers le bout d'une carrière où se font des courses et que ceux qui courent tâchent d'enlever au passage avec le bout de la lance. Courre ou courir la bague. Emporter la bague. Donner une atteinte à la bague. Une magnifique course de bague. La plupart des courses de bague se font à cheval.

Jeu de bague, Machine tournant sur un pivot, à laquelle sont adaptés des sièges et chevaux de bois où se placent les joueurs : ceux-ci, en tournant avec la machine, tâchent d'enlever, à la pointe d'un stylet, des anneaux qui sont suspendus à un poteau fixe.

Bague de baïonnette se dit de l'Anneau qui sert à fixer la baïonnette au canon du fusil.

Il se dit aussi, en termes d'Architecture, d'une Moulure coupant la hauteur d'une colonne.

En termes d'Arts, il désigne Tout dispositif rappelant la forme d'un anneau. Bague de frottement.

bague

Bague, f. C'est proprement un anneau ou autre joyau, où il y a pierre precieuse, une, ou plusieurs. Jan le Maire és illustrations de Gaulle: Un coursier houssé d'orfevrerie, et de campanes, et poiretes d'argent, l'estoille d'or au front, une bague de dix esmeraudes au poitral. Mais en pluriel, Bagues se prend pour tous affiquets d'or ou d'argent d'une femme, soient anneaux pendans, carcans, fermeillets, chaines ou autres. Selon qu'on dit, une femme bien baguée, c'est à dire bien assortie de bagues. Et pour hardes voyez Bagages. Bague aussi est l'anneau qu'on pend à une potence du bout d'une lice ou carriere de cheval, dans laquelle les coureurs taschent de mettre leur lance, pour gaigner le pris. Selon quoy on dit courir la bague, pour tascher en pleine course de cheval mettre la lance dans ladite bague, et il a gaigné la bague, pour Il a emporté le pris, Brabium.

Une bague qui se pend au col d'une personne, Monile, Bulla.

Petites bagues ou affiquets pendus au tendron des oreilles, Inauris.

Moy, mes gens, et mes bagues, Vasa, comitesque mei. B. ex Liuio.

bague


BAGUE, s. f. [L'u est muet, il n'est là que pour doner au g un son fort, qu'il n'aurait pas sans cela devant l'e: c'est comme l'h des Italiens; Baghe, 1re brève.] 1°. Anneau où il y a une pierre enchâssée, et qu'on porte au doigt. Un belle bague. = On dit figurément, d'une maison ou autre chôse de prix, dont on peut aisément se défaire: C'est une bague au doigt. = Bagues et Joyaux; Pierreries, perles, et autres chôses de prix, qui apartiènent à une femme, et qu'elle reprend après la mort de son mari. — On disait autrefois, bague pour boucle d'oreilles.
   2°. Anneau qu'on suspend vers le bout d'une carrière où se font des courses, et que ceux qui courent, tâchent d' emporter avec le bout de la lance: "Courre la bague, emporter la bague; course de bague.
   3°. Sortir vie et bagues sauves; c'est en termes de guerre, sortir d'une place avec permission d'emporter sur soi ce que l'on peut. — Par extension; Sortir, s'en aler, ou revenir bagues sauves; c'est proverbialement, sortir d'une afaire sans perte, sans échec, sans qu'il en coûte rien.