bailler

(Mot repris de bailleriez)

bailler

v.t. [ lat. bajulare, porter ]
Vous me la baillez bonne ou belle,
vous voulez me faire croire une chose invraisemblable.

bailler


Participe passé: baillé
Gérondif: baillant

Indicatif présent
je baille
tu bailles
il/elle baille
nous baillons
vous baillez
ils/elles baillent
Passé simple
je baillai
tu baillas
il/elle bailla
nous baillâmes
vous baillâtes
ils/elles baillèrent
Imparfait
je baillais
tu baillais
il/elle baillait
nous baillions
vous bailliez
ils/elles baillaient
Futur
je baillerai
tu bailleras
il/elle baillera
nous baillerons
vous baillerez
ils/elles bailleront
Conditionnel présent
je baillerais
tu baillerais
il/elle baillerait
nous baillerions
vous bailleriez
ils/elles bailleraient
Subjonctif imparfait
je baillasse
tu baillasses
il/elle baillât
nous baillassions
vous baillassiez
ils/elles baillassent
Subjonctif présent
je baille
tu bailles
il/elle baille
nous baillions
vous bailliez
ils/elles baillent
Impératif
baille (tu)
baillons (nous)
baillez (vous)
Plus-que-parfait
j'avais baillé
tu avais baillé
il/elle avait baillé
nous avions baillé
vous aviez baillé
ils/elles avaient baillé
Futur antérieur
j'aurai baillé
tu auras baillé
il/elle aura baillé
nous aurons baillé
vous aurez baillé
ils/elles auront baillé
Passé composé
j'ai baillé
tu as baillé
il/elle a baillé
nous avons baillé
vous avez baillé
ils/elles ont baillé
Conditionnel passé
j'aurais baillé
tu aurais baillé
il/elle aurait baillé
nous aurions baillé
vous auriez baillé
ils/elles auraient baillé
Passé antérieur
j'eus baillé
tu eus baillé
il/elle eut baillé
nous eûmes baillé
vous eûtes baillé
ils/elles eurent baillé
Subjonctif passé
j'aie baillé
tu aies baillé
il/elle ait baillé
nous ayons baillé
vous ayez baillé
ils/elles aient baillé
Subjonctif plus-que-parfait
j'eusse baillé
tu eusses baillé
il/elle eût baillé
nous eussions baillé
vous eussiez baillé
ils/elles eussent baillé

bâiller


Participe passé: bâillé
Gérondif: bâillant

Indicatif présent
je bâille
tu bâilles
il/elle bâille
nous bâillons
vous bâillez
ils/elles bâillent
Passé simple
je bâillai
tu bâillas
il/elle bâilla
nous bâillâmes
vous bâillâtes
ils/elles bâillèrent
Imparfait
je bâillais
tu bâillais
il/elle bâillait
nous bâillions
vous bâilliez
ils/elles bâillaient
Futur
je bâillerai
tu bâilleras
il/elle bâillera
nous bâillerons
vous bâillerez
ils/elles bâilleront
Conditionnel présent
je bâillerais
tu bâillerais
il/elle bâillerait
nous bâillerions
vous bâilleriez
ils/elles bâilleraient
Subjonctif imparfait
je bâillasse
tu bâillasses
il/elle bâillât
nous bâillassions
vous bâillassiez
ils/elles bâillassent
Subjonctif présent
je bâille
tu bâilles
il/elle bâille
nous bâillions
vous bâilliez
ils/elles bâillent
Impératif
bâille (tu)
bâillons (nous)
bâillez (vous)
Plus-que-parfait
j'avais bâillé
tu avais bâillé
il/elle avait bâillé
nous avions bâillé
vous aviez bâillé
ils/elles avaient bâillé
Futur antérieur
j'aurai bâillé
tu auras bâillé
il/elle aura bâillé
nous aurons bâillé
vous aurez bâillé
ils/elles auront bâillé
Passé composé
j'ai bâillé
tu as bâillé
il/elle a bâillé
nous avons bâillé
vous avez bâillé
ils/elles ont bâillé
Conditionnel passé
j'aurais bâillé
tu aurais bâillé
il/elle aurait bâillé
nous aurions bâillé
vous auriez bâillé
ils/elles auraient bâillé
Passé antérieur
j'eus bâillé
tu eus bâillé
il/elle eut bâillé
nous eûmes bâillé
vous eûtes bâillé
ils/elles eurent bâillé
Subjonctif passé
j'aie bâillé
tu aies bâillé
il/elle ait bâillé
nous ayons bâillé
vous ayez bâillé
ils/elles aient bâillé
Subjonctif plus-que-parfait
j'eusse bâillé
tu eusses bâillé
il/elle eût bâillé
nous eussions bâillé
vous eussiez bâillé
ils/elles eussent bâillé

BAILLER

(ba-llé, ll mouillées, et non ba-yé ; il faut bien prendre garde à ne pas assimiler ce mot à bâiller qui a un a long) v. a.
Donner. Bailler des coups.
Un échange Où se prend et se baille un ange pour un ange [MALH., VI, 6]
Telle je me résous de vous bailler en garde Aux fastes éternels de la postérité [ID., IV, 4]
Qui baillent pour raisons des chansons et des bourdes [RÉGNIER, Sat. X]
... Et baillant à chaque être et corps et mouvements [ID., Poem. sacré.]
Que l'autre.... Même, s'il est besoin, baille son héritage [ID., Sat. XI]
Ils ne les pourraient quitter sans bailler au monde sujet de parler [PASC., Prov. 10]
Comme vous baillez des soufflets [MOL., Amph. I, 2]
Je m'en vais te bailler une comparaison [ID., Éc. des f. II, 3]
Je te baillerai sur le nez si tu ris [ID., Bourg. gent. III, 2]
Je veux vous bailler ici quelque petite signifiance de ce que j'ai remarqué de la littérature actuelle [P. L. COUR., Lett. 39]
Il vieillit en ce sens.
Dans le langage de l'ancienne chevalerie, bailler sa foi était synonyme de tous les prodiges de l'honneur [CHATEAUB., Génie, I, II, 2]
En termes de pratique, donner, mettre en main. Bailler à ferme, bailler par contrat.
Un sergent baillera de faux exploits, sur quoi vous serez condamné sans que vous le sachiez [MOL., Scapin, II, 8]
Familièrement. En bailler d'une belle ; la bailler bonne, belle ; c'est-à-dire chercher à en faire accroire.
Vous me la baillez bonne [MOL., l'Étour. III, 4]
Bailler le lièvre par l'oreille, faire de belles promesses.
Napoléon ne nous baillait pas le lièvre par l'oreille, jamais ne nous leurra de la liberté de la presse [P. L. COUR., II, 224]
Terme de marine. Jeter de la rogue des maquereaux sur les filets traînés par des bateaux, pour prendre des sardines.

HISTORIQUE

  • XIe s.
    Il nen est dreiz que Paien te [Durandal l'épée] baillisent [portent] [, Ch. de Rol. CLXX]
    Charles lui dist : Cuivert, mar le baillastes [vous l'avez maltraité] [, ib. CCLI]
    Baliganz sire, mal estes hui baillit [, ib. CCLV]
  • XIIe s.
    [Ils] Ne sorent la corone cui [à qui] donner ne baillier [, Sax. IV]
    Puis li bailliez la chartre où li seax d'or pend [, ib. XX]
    L'arcevesque Thomas tut avant s'en ala ; La cruiz arceveskal il meïsmes porta ; à nul ne l'ad baillie [, Th. le mart. 39]
    Li autre l'ont laissié tut sul enmi l'estur, Et le corn ont baillié en main à pecheür, Ne l'espée Deu traire n'en osent par poür [peur] [, ib. 28]
    Trestote Espaigne vous tenrez à bailler [gouverner] [, Ronc. p. 3]
    Or me bailliez le gant [, ib. p. 12]
    Mais ne plut [à] Deu, qui tout a à baillir [, ib. p. 55]
    Qui tant fut preuz pour ses armes baillier [, ib. p. 99]
    Escu [ils] lui baillent où ot peint un lion [, ib. p. 182]
  • XIIIe s.
    Et li dus li bailla de vaisseaus et de galies tant comme il li en convint [VILLEH., LVI]
    Et de ce leur baillerent il bonnes chartes pendans, por confermier tout pleinement tex convenances comme il feroient [ID., X]
    À sa mere [elle] le [l'anneau] baille, mout pleure et mout s'esmaie [, Berte, VIII]
    Mantiau de fin drap d'or [il] fait à chascun bailler [, ib. CXXIX]
    N'il n'i a point d'amor sans faille En fame qui por don se baille [, la Rose, 8318]
    Li bers a trait l'espée dont li pons [poignée] fu d'or mier, Vers Sansadoine point, mais ne le pot baillier [tenir, atteindre] ; Car plus va ses chevaus que ne vole espervier [, Ch. d'Ant. V, 602]
    Voirs est que li demanderes qui se veut aidier des letres, ne les baurra [baillera] pas, s'il ne li plest, au deffendeur [BEAUMANOIR, VII, 24]
    Et aussi se partie me requiert que je li baille conseil [ID., V, 19]
    S'aucuns me prie que je rechoive vingt livres por li d'aucun qui li doit, ou il me baut vingt livres à garder [ID., XXIX, 17]
    Et s'il est si povres, qu'il ne puist baillier nans [nantissements] [ID., LI, 7]
    Le roy commanda à monseigneur Jehan de Biaumont, que il feist bailler une galie [galère] à monseigneur Erart de Brienne et à moy [JOINV., 214]
    Se li rois vous avoit baillé la Rochelle à garder qui est en la marche.... [, ib. 197]
  • XIVe s.
    Et les sciences [étaient] communement baillées en grec, et en ce pays le langaige commun et naturel c'estoit latin [ORESME, Prolog.]
    Une science qui est forte quant est de soy, ne peult pas estre baillée en termes legiers à entendre [ID., ib.]
  • XVe s.
    Avisez-vous, seigneurs cardinaux, et nous baillez un pape romain, qui nous demeure [FROISS., II, II, 21]
    Et autres villes baillées par le roy Charles septiesme au duc.... [COMM., I, 1]
    Les villes leur bailloient ce qu'ils vouloient pour leur argent [ID., I, 2]
  • XVIe s.
    Je luy baillyz si vert dronos [un coup si sec] sus les doigts, à tout mon javelot, que il n'y retourna pas deux foiz [RAB., Pant. II, 14]
    Bailler une grande somme d'argent au change [MONT., I, 44]
    Plus les tyrans pillent, plus ils exigent ; plus on leur baille, plus on les sert [ID., IV, 351]
    Tu en bailles bien à nos resveurs de philosophes [DESPÉR., Cymbal. 92]
    Il lui bailla sa coquille : Aristide escrivit luy-mesme son nom dessus la coquille, et la luy rebailla [AMYOT, Arist. 20]

ÉTYMOLOGIE

  • Normand, je baurai, je baillerai ; provenç. bailar, baillir ; anc. catal. baillir ; bas-lat. bajulare, diriger, gouverner, de bajulus, tuteur, baile, pédagogue, du latin bajulare, porter ; de sorte qu'un mot qui ne signifiait dans le latin que porter un fardeau, a pris, dans les langues romanes, les sens dérivés les plus étendus : tenir, donner, garder, gouverner, traiter. La conjugaison était double : bailler et baillir, d'où, dans l'ancien français, baillie, autorité, puissance, et bailli. On remarquera aussi le futur, je baurai, conservé dans les patois, mode ancien de conjuguer dont des traces se retrouvent dans je lairrai, forme populaire de je laisserai, et dans j'enverrai.

bailler

BAILLER. v. tr. T. de Pratique. Mettre en main, livrer. Bailler à ferme. Bailler par contrat, par testament. Bailler et délaisser. Il a vieilli.

Fam. et par ellipse, Vous m'en baillez d'une belle, vous me la baillez belle, vous me la baillez bonne, Vous voulez m'en faire accroire.

bâiller

BÂILLER. v. intr. Faire involontairement, et en écartant les mâchoires, une inspiration lente et profonde, suivie d'une expiration plus ou moins prolongée, quelquefois sonore. On bâille souvent en voyant bâiller les autres. Bâiller d'ennui. Bâiller de sommeil. Je bâille en l'entendant parler. On ne sifflait pas, on bâillait à cette pièce.

Il signifie, par analogie, S'entrouvrir, être mal joint. Les ais de cette cloison bâillent. Une porte qui bâille. Une fenêtre qui bâille.

Cette étoffe, cette dentelle bâille, Elle n'est pas assez tendue.

bailler

Bailler, Attribuere, Conferre, Erogare, Praebere, Propinare, Tradere, Transcribere, Tribuere. Semble qu'il vienne de ballô, id est mitto, Car celuy qui baille, emittit a se.

Bailler et delivrer, Praestare, dare.

Bailler à louage, ou à ferme, Ablucare, Elocare.

Bailler à ceux qui viendront apres nous, Posteris prodere.

Bailler à cognoistre ce qu'il faut faire, ou ce qui est à avenir, Praemonstrare.

Bailler à entendre, et enseigner, Edisserere.

Bailler fort à faire, Negotium exhibere.

Bailler en don, Donare.

Bailler en garde, Credere alicui aliquid, Concredere.

Bailler à credit, Credere.

Bailler à usure, Dare foenori.

Bailler caution, pleige, respondant. Fideiubere, Satisdare, Cauere.

Bailler en gage, Dare pignori. Oppignerare.

Bailler congé, Exauthorare, Ablegare, Dimittere.

Bailler à quelqu'un blasme, Causas in aliquem congerere.

Bailler charge, Mandare.

Bailler à quelqu'un la charge de loüer un autre, Tribuere alicui praeconium.

Bailler la chasse, Calcar admouere.

Bailler de l'un à l'autre l'administration d'une Province, Prouinciam per manus tradere.

Bailler contrepois, Saburrare.

Bailler quelque couleur, Praetexere.

Bailler un coup, Imponere vulnus, vel Infligere vulnus.

Bailler un souflet en la jouë, Colaphum incutere, vel infligere, Ducere colaphum alicui.

Bailler un coup de poing bien serré, Pugnum impingere.

Dieu baille courage, Deus ipse animos sufficit.

Bailler ou apporter dons à quelqu'un de tous costez, Dona alicui conferre.

Bailler un chaumouflet, Fumidi linteoli nidorem e cucullo chartaceo in nasum inflare, vel inspirare.

Je luy bailleray sur le dos, Ipse mihi tergo poenas pendet.

Bailler les noms des tesmoins, Edere nomina testium. Cic. 4. in Verrem. Liu. lib. 10. bell. pugnici.

Baille de l'eau pour laver les mains, Cedo aquam manibus.

Bailler sa fille en mariage, Filiam nuptum dare, vel nuptui,

Bailler jour, Diem alicui dicere.

Bailler loy à la ville, Legem ciuitati constituere.

Baille çà la main. Cedo manum siue dextram. B. ex Terentio. Fer contra manum.

Bailler une oeillade, Limis aspicere. Bud. ex Quintiliano.

Bailler des requestes pour faire juger son procez, Supplicibus libellis flagitare vt curia sibi vacet, vt sibi Curia in consilium eat.

Parties appointées à escrire et respondre, ou bailler additions de huitaine en huitaine, Ligatores octonis diebus scribere vicissim, rescribereque iussi.

Bailler griefs, Commentarium querulum edere.

Bailler salvations de tesmoins, Maledictis testes infamantibus et eleuantibus rescribere, Argumentis probrosis rescribere, Maledicta probrosa scripto diluere.

Bailler requeste pour avoir communication et copie de quelques actes par les mains du greffier, Libello supplici postulare actorum sibi inspiciendorum potestatem fieri per scribamque describendorum.

Bailler ou tendre la main à aucun, In aliquem manum intentare.

Bailler la main l'un à l'autre, Dextras interiungere.

Bailler nom aux choses, Notare res nominibus nouis.

Bailler or pour or, Expendere aurum auro.

Je le vous baille pour tel qu'on me l'a baillé, Non facio litem meam. B. ex Gellio.

Bailler la pelotte l'un à l'autre, Pelotter, Datatim ludere.

Bailler la revange, Certaminis potestatem reddere, Lusus repetendi copiam facere.

On luy a baillé sergeans pour faire les contraintes, Assignati apparitores.

Bailler sa terre à hoüer à pris d'argent, Locare, agrum fodiendum.

Bailler plusieurs tormens, Excarnificare.

Baillez à cet homme ce qu'il demande, Hominem istum quamprimum absoluitote.

Bailler ce qui est necessaire pendant qu'on est en la province, Vsum Prouinciae supplere.

Bailler ce qu'on a promis, Diem promissorum repraesentare, Exhibere promissum.

Je ne t'en baillerois pas cela, en demonstrant quelque chose qui ne vaut rien, Istoc vilius.

Bailler un pour autre, Mutare aliquid cum altero.

Bailler à rente, Praedium oppignerare annua pensitatione.

Je le te baille sur ta conscience, Hoc credo religioni tuae.

Bailler vent, Relaxatis spiramentis aerem infundere.

¶ Bailler autant à l'un comme à l'autre, AEquare.

Bailler par escrit et declaration, Edere scriptum.

Bailler par escrit le double ou copie de quelque chose, Exscribere alicui.

¶ On n'en baille plus tant, Pretium abiit.

¶ A qui on a baillé quelque chose en garde, Depositarius.

L'office baillée à celuy à qui elle appartenoit, et en estoit digne, In loco posita aedilitas.

Mettre quelqu'un en la baillie d'aucun, sous l'esperance qu'on a de sa foy, et du bon traitement, Deponere libertum apud fidem alicuius.

Baillé et donné. Praebitus, Tributus, Attributus, Erogatus.

Ce qui est baillé de nature à une chacune bonne personne, Id quod optimo cuique natura tributum est.

Baillé en garde, Commendatus.

bailler


BAILLER, v. a. [ba-glié, 1re brève.] Doner, livrer, mettre en main. Il ne se dit plus que dans la Pratique. "Bailler à ferme, par contrat, par testament; Bailler une requête, etc.
   REM. Malherbe préférait et en prôse et en vers, le mot de bailler à celui de doner. — Balzac l'emploie souvent dans ses lettres. Depuis long-temps il n'est plus du bel usage. On ne le dit plus qu'en termes de Pratique; et il ne s'est conservé que dans cette expression du style familier; Vous me la baillez belle, vous voulez m'en faire acroire. Vaug. Corn. L. T. = Il avait pourtant un aûtre sens que doner, et celui-ci ne le remplace pas. Doner, c'est faire un don, et bailler, signifie seulement, mettre entre les mains; Th. Corn. — Depuis que bailler a été disgracié, il a falu que doner le supléât et ajoutât sa signification à celles qu'il avait déja.

Traductions

bailler

aangee, gee

bailler

donar

bailler

dáti, dávati, zívat

bailler

give, gabe

bailler

doni

bailler

dar, bostezar

bailler

antaa, haukotella

bailler

ad, nyújt

bailler

gefa

bailler

dare, donare

bailler

gi, gjespe

bailler

da

bailler

ge, giva, gäspa

bailler

bahşetmek, vermek, esnemek

bailler

zijevati

bailler

あくびをする

bailler

하품하다

bailler

หาว

bailler

ngáp

bailler

打哈欠