baissé, ée

BAISSÉ, ÉE

(bè-sé, sée) part. passé.
Incliné et dirigé en bas. Tenant les yeux baissés vers la terre.
L'œil morne maintenant et la tête baissée [RAC., Phèdre, V, 5]
Fig. Tête baissée, loc. adv. Hardiment, sans rien considérer ni ménager.
L'âme doit se roidir plus elle est menacée, Et contre la fortune aller tête baissée [CORN., Médée, I, 5]
Quand quelqu'un nous emploie, on doit, tête baissée, Se jeter dans ses intérêts [MOL., Amph. III, 8]
Étourdiment, inconsidérément. Donner tête baissée dans un piége.
Donnant tête baissée dans les premières agaceries [HAMILT., Gramm. 6]
Soumis, qui se courbe.
Bloin, Fagon, tout baissé et tout courtisan qu'il était, se demandèrent si on laisserait mourir le roi sans voir son archevêque [SAINT-SIMON, 405, 45]
Qui n'a plus la même force qu'auparavant. Cet homme baissé dans sa vieillesse.
Il a fort bien fait son personnage ; il n'est pas encore baissé [SÉV., 582]
Vous êtes vieilli : voudriez-vous que je crusse que vous êtes baissé ? [LA BRUY., 5]