baladin, ine

BALADIN, INE

(ba-la-din, di-n') s. m. et f.
Anciennement, danseur, danseuse de théâtre.
Il la fit chanter et danser, avec les façons, les gestes et les mouvements qu'avaient à Rome les baladines [SAINT-ÉVREMOND, Historiens français, dans RICHELET]
Du temps de Plutarque, les parcs où l'on combattait à nu et les jeux de la lutte rendaient les jeunes gens lâches et n'en faisaient que des baladins [MONTESQ., Espr. VIII, 11]
Farceur, bouffon. Arlequin et Scaramouche sont des noms de baladins.
On les prendrait [les auteurs du XVIIIe siècle] pour les baladins de la grande race qui les a précédés [CHATEAUB., Génie, III, IV, 5]
Sot, homme ridicule. C'est un franc baladin. Ce sens a vieilli.

REMARQUE

  • Il vaudrait mieux écrire, ainsi que dans le XVIe siècle, dans la 1re édition du Dictionnaire de l'Académie et dans Furetière, ce mot par deux ll, comme ballade, baller, auxquels il tient. On ne voit pas pourquoi l'orthographe a été changée.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Balladins et danseurs [AMYOT, Sylla, 2]
    Un Candiot qui s'appellait Zenon, qui estoit baladin du roy [ID., Artax. 27]

ÉTYMOLOGIE

  • Ballade, dans le sens de danse ; espag. bailarin, danseur ; ital. ballerino.