barbette

BARBETTE

(bar-bè-t') s. f.
Sorte de guimpe dont les religieuses se couvrent le sein.
Terme de fortification. Espèce de plate-forme ou de petite élévation de terre, qui se fait ordinairement dans les angles d'un bastion pour y placer du canon, qui tire par-dessus le parapet. Tirer le canon à barbette, c'est le tirer à découvert sans épaulement de terre pour se cacher.
Six pièces de douze tirées à barbette, y feraient [au mur de Soliman] dans une nuit une brèche praticable [CHATEAUB., Itinér. II, 292]
Populairement. Coucher à la barbette, à terre sur un matelas sans bois de lit.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Et quand il [le faucon] est sus, que il face ung peu de barbette soubz le bec, de sa plume [, Modus, f° LXXVII, verso]

ÉTYMOLOGIE

  • Diminutif de barbe ; dans le premier sens, parce que cette guimpe est une sorte de barbe ; dans le deuxième, parce que le canon fait la barbe, rase l'épaulement ; dans le troisième, parce que la barbe de celui qui est ainsi couché touche pour ainsi dire le sol.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    BARBETTE. Ajoutez :
    En marine, on donne le nom de barbette à toute batterie qui n'est pas couverte.
    Le système des tours fixes à batterie barbette à plaque tournante semble aujourd'hui vouloir faire concurrence au système américain [A. DE KANSTRET, Rev. des Deux-Mondes, 1er déc. 1872, t. LXXII, p. 713]

barbette

BARBETTE. s. f. T. d'Art militaire. Batterie sans embrasure, sans épaulement, d'où l'on tire le canon à découvert. Une barbette donne des tirs obliques auxquels une embrasure ne se prêterait pas. Tirer à barbette. On dit aussi, Batterie à barbette, et adjectivement, Batterie barbette.