barguignage

(Mot repris de barguignages)

BARGUIGNAGE

(bar-ghi-gna-j') s. m.
Hésitation à prendre un parti. Familier.

ÉTYMOLOGIE

  • Barguigner.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • BARGUIGNAGE. Ajoutez : - HIST. XVIe s.
    Il n'est rien que je haïsse comme à marchander ; c'est un pur commerce de trichoterie et d'impudence ; aprez une heure de debat et barguignage, l'un et l'aultre abandonne sa parole et ses serments pour cinq sous d'amendement [MONT., I, 313]

barguignage

BARGUIGNAGE. n. m. Action de barguigner. Point tant de barguignage. Il est familier.

barguignage


BARGUIGNAGE, s. m. BARGUIGNER, v. n. BARGUIGNEUR, EûSE, s. m. et f. [Barghignaje, ghigné, ghig-neur, neûze. Mouillez le gn: 3e lon. au dern.] Barguigner, c'est hésiter, avoir de la peine à se déterminer. "À~ quoi bon tant barguigner. — Barguignage, est donc la dificulté de se déterminer à prendre son parti. "Point tant de barguignage. — Barguigneur, celui qui barguigne. "Je n'avois à faire qu'à des barguigneurs et des barguigneûses.
   REM. Vaugelas dit que ce mot est de la lie du peuple. Il veut qu'on dise: Sans tant marchander, sans hésiter; au lieu de dire, sans barguigner. Menage pensait au contraire, que tout ce que Vaugelas voulait substituer en la place de barguigner, n'en exprimait pas tout le sens, et qu'il falait le retenir pour la conversation. L'usage a décidé en faveur de Ménage. Barguigner n'est pas du beau style, mais il est du discours familier. "Pourquoi tant barguigner? Ne barguignez donc pas! Je ne barguigne point. = Dans le Dict. de Trév. on lui fait régir la prép. à devant l'infinitif. "Il ne faut point barguigner à quiter ses foles amours. Il est peu usité avec ce régime.