baronnage

BARONNAGE

(ba-ro-na-j') s. m.
État de baron ; le corps des barons.
Je remarque cette humiliante façon du tiers état de parler devant le roi, à la différence du baronnage [SAINT-SIMON, 374, 10]
Le haut baronnage en France était jaloux de la puissance de son roi [VOLT., Mœurs, 46]
Il est prouvé que la pairie est la vraie noblesse et la vraie juridiction suprême du royaume ; c'est l'ancien baronnage, c'est le vrai parlement, aussi ancien que la monarchie [ID., Lettr. Richelieu, 11 mars 1771]

HISTORIQUE

  • XIe s.
    De tel barnage [sagesse] l'a Deus enluminet.... [, Ch. de Rol. XXXIX]
  • XIIe s.
    Un homme de bernage [de vaillance] [, Ronc. p. 13]
    Monte li rois et ses barnages [ses barons] grans [, ib. p. 34]
    Guenelons a haï le bernage de France [, ib. p. 197]
    Il parla hautement, oiant tout le barnage [, Saxons, 26]

ÉTYMOLOGIE

  • Baron. Barnage, bernage signifiait le corps des barons, la vaillance, la sagesse.

baronnage

BARONNAGE. s. m. État, qualité de baron. Il ne s'emploie que dans le style comique ou burlesque.

Traductions