barré, ée

BARRÉ, ÉE

(bâ-ré, rée) part. passé.
Le chemin barré par une traverse en bois. Portes barrées de fer.
Terme de marine. Vergue barrée, vergue sur laquelle se borde la voile de perroquet de fougue ; cette vergue n'étant bordée que très rarement, et étant pour cela comparée à une barre.
Intercepté.
L'évêque de Chartres qui faisait assidûment tous ses devoirs d'évêque se trouvait barré en mille sortes [SAINT-SIMON, 78, 12]
Il se mit donc en campagne et continua ses expéditions dans le Poitou et la Saintonge, toujours barré par le duc de Nevers [ANQUET., Ligue, t. III, p. 71]
En termes de blason, barré d'argent, barré de gueules, à la barre d'argent, à la barre de gueules. Barré, se dit d'un cheval paré.
Biffé. Trois mots barrés.
En chirurgie, dents barrées, dents molaires dont les racines sont recourbées de manière qu'elles comprennent entre elles une portion d'os maxillaire, et qu'on ne peut les extraire sans briser l'alvéole et arracher des fragments osseux. Le bassin barré, bassin où les pubis se rapprochent de l'angle fait par le sacrum et les vertèbres.
En termes d'ancienne législation, avis barrés, avis partagés en nombre égal.
S. m.Terme de musique. Action d'appuyer à la fois l'index de la main gauche sur plusieurs cordes de la guitare prises à la même touche.