barré

(Mot repris de barree)
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barré, e

adj.
Fermé à la circulation : Route barrée.
Chèque barré,
chèque rayé en diagonale par un double trait de telle sorte que son bénéficiaire ne peut le toucher que par l'intermédiaire de l'établissement où il est titulaire d'un compte.

barré


barrée

(baʀe)
adjectif
1. route sur lequel on ne peut pas circuler route barrée pour cause de travaux
2. figuré
bien mal parti pour faire qqch

barre

BARRE. n. f. Pièce de bois, de fer, etc., étroite et longue. Barre de bois. Barre de fer. Mettre une barre d'appui à une fenêtre. Il serait malaisé d'enfoncer cette porte, il y a une bonne barre derrière. Donner des coups de barre à quelqu'un. Assommer à coups de barre. Barre d'or. Barre d'argent. Or, argent en barre.

Fig. et fam., C'est de l'or en barre, de l'argent en barre, se dit d'une Promesse sur laquelle on peut compter, d'un billet, d'un effet de commerce qui sera bien payé, d'une marchandise dont le débit est sûr et facile.

Fig., Cet homme est raide comme une barre de fer, Cet homme est une barre de fer, est une barre, Il est inflexible, intraitable, inébranlable.

Jeter la barre, lancer la barre, Sorte de jeu auquel on s'exerçait autrefois et dont l'usage subsiste encore dans quelques provinces.

En termes de Marine, La barre du gouvernail, La barre qui sert a diriger, à faire mouvoir le gouvernail. Les barres du cabestan, Les barres dont on se sert pour virer au cabestan. Il est à la barre, Il tient le gouvernail.

En termes de Typographie, La barre du châssis, La pièce de fer qui traverse, dans le sens de la hauteur ou de la largeur, le châssis dans lequel on assemble, on impose les pages.

Il se dit particulièrement d'une Pièce de fer longue et carrée, qui se pose, dans le foyer, en travers des chenets, pour soutenir les bûches et les tisons. Si vous ne mettez pas la barre, ces tisons vont rouler dans la chambre.

Il se dit encore particulièrement d'une Pièce de bois transversale qui serre et soutient les fonds d'un tonneau par le milieu. Il faut percer ce muid au-dessus de la barre, au-dessous de la barre. Ce vin est à la barre. Ce vin perd sa qualité quand il est au-dessous de la barre.

Il se dit aussi de ces Longues pièces de bois rondes qu'on suspend horizontalement à deux cordes, pour séparer les chevaux, dans les écuries. Ce cheval s'est blessé, parce qu'il s'est pris dans sa barre. Ces chevaux se battraient, il faut leur mettre des barres.

Il se dit également en termes de Gymnastique. Barre fixe, Barre ronde de bois ou de fer soutenue à une certaine hauteur par deux montants de fer verticaux. Barre de suspension, Appareil analogue au précédent, mais dont les montants peuvent se déplacer. Barres parallèles, Barres de bois rondes maintenues à égale distance par un dispositif également en bois, entre lesquelles le gymnaste s'exerce à s'élever sur les bras.

Il se dit en outre de la Petite barrière qui ferme l'entrée de l'enceinte où siègent les membres d'un tribunal, d'une assemblée politique. Les comparutions en personne ont lieu à la barre. On l'a mandé à la barre. Il a parlé à la barre.

Il se dit, figurément, d'un Trait de plume, de crayon, etc., que l'on fait pour annuler, biffer ou souligner, pour séparer, marquer, noter, etc. Tirer une barre sur les passages qu'on veut retrancher. Dans les airs notés, les mesures sont séparées par des barres qui coupent la portée de distance en distance. Faire des barres sur la muraille avec de la craie, avec du charbon, pour indiquer le nombre des points gagnés ou perdus dans une partie. Tirer une barre à la fin d'un écrit, d'un chapitre. Fermer la liste des membres présents en tirant une barre.

Il se dit également des Premiers exercices que l'on fait ordinairement faire aux enfants pour leur apprendre l'écriture et qui consistent en une suite de traits droits et parallèles. Cet écolier ne fait encore que des barres.

En termes de Blason, il désigne une des Pièces de l'écu, laquelle va de l'angle senestre du chef à l'angle dextre de la pointe. Il porte de gueules à la barre d'argent. C'est l'opposé de BANDE.

Avoir une barre sur son écu, Être bâtard ou d'origine bâtarde.

En termes de Géographie, il se dit d'un Amas de sable, de roches, ou même de vase, qui barre l'entrée d'une rivière ou d'un port en tout ou en partie, et force, lorsqu'elle est continue, d'alléger les bâtiments ou d'attendre la marée. La barre de Bayonne, de San Lucar, du Sénégal, etc. Il se dit aussi, à l'embouchure de la Seine, d'une Vague élevée transversale qui remonte violemment contre le courant par l'effet de la marée. Voyez MASCARET.

BARRES, au pluriel, se dit d'un jeu de Course entre des écoliers ou des jeunes gens qui se partagent entre deux camps opposés, marqués ordinairement par un sillon, par une branche de feuillage, etc. : dans les courses on observe certaines règles et chaque parti s'efforce de faire des prisonniers à l'autre. Jouer aux barres.

Toucher barres, Atteindre la marque du camp auquel on appartient et où l'on est dès lors en sûreté.

Barres forcées, Celles où l'on ne délivre point les prisonniers et qui ne se terminent que lorsque tous les champions d'un camp ont été successivement pris par ceux de l'autre camp.

Fig. et fam., Avoir barres sur quelqu'un, Avoir sur lui quelque avantage, comme le joueur de barres sur ceux de ses adversaires qui sont partis avant lui. Vous lui donnez barres sur vous.

Fig. et fam., Ne faire que toucher barres, Ne point s'arrêter dans un endroit, en repartir presque aussitôt après y être arrivé; de même qu'au jeu de Barres les joueurs qui rentrent au camp ne font souvent que toucher la limite et repartent aussitôt. Je n'ai pas été longtemps à sa campagne; je n'ai fait que toucher barres et je suis revenu.

Il se dit encore de cette Partie de la mâchoire du cheval sur laquelle le mors appuie. Ce cheval a les barres usées, échauffées. Il faut ménager les barres d'un jeune cheval.

barre

Barre, f. pen. Est en general une piece de bois renforcée de moyenne longueur, et plus particulierement se prent pour une telle piece de bois qu'on met par travers derriere un huys ou porte pour en asseurer la fermeture, Repagulum, Longurius, siue ligneus, siue ferreus sit: Semble qu'il soit derivé de ce mot Hebraïque Beriah qui signifie autant que Vectis ou Barre.

La barre de parlement, c'est l'enclosture de l'audience faite de traversins sur posteaux de bout où les advocats sont rengez pour plaider les causes, Repagulum Curiae.

Un commissaire à la barre, celuy qui est commis par la Cour, qui tient ses assignations à la barre de l'audience, Recuperator repagularius, Disceptator repagularius.

Une instance pendant à la barre, Recuperatoria disceptatio.

Assignation à la barre de parlement, Exhodium condictum ad repagulum Curiae.

Obtenir sentence à la barre, Ad recuperatorem repagularium damnare aliquem.

Barre de temon, est une piece de bois ronde de cinq pieds de long appliquée de bout sur ledit temon par une piece de bois percée en laquelle iceluy temon entre et s'enferme, laquelle barre perce le gaillart et saut par dessus la hauteur de cinq pieds, par où le gouvernail est regy, et manié.

bârre


BâRRE, s. f. [Bâre, 1re lon. r fo. 2e e muet.] 1°. Pièce de bois, de fer, etc. étroite et longue. — 2°. Traits de plume qu'on pâsse sur un acte pour l'annuler. — 3°. En termes de Marine, écueuil, qui barre une rivière ou un port. = 4°. Bârre de la Cour, lieu où se font quelques instructions de procès, et les adjudications de biens par décret.
   On dit proverbialement: roide comme une bârre de fer. On dit aussi, des promesses, auxquelles on peut se fier, et des billets, signés par des persones, dont la fortune est solide, que c'est de l'or en bârre.
   Bârre, pour Barrière, est vieux.
   Bien nous semble la mer une bârre assez forte.
   Pour nous ôter l'espoir qu'il puisse être batu.          Malherbe.
  Le Bourguignon dailleurs sépâre leurs Provinces,
  Et serviroit pour nous de bârre à ces deux Princes.
      Attila.
= 5°. Bârres, au pl. se dit de cette partie de la machoire du cheval, sur laquelle le mors apuie. "Ce cheval a les bârres usées. = C'est aussi le nom d'une espèce de jeu de course dans de certaines limites. — On dit figurément: avoir bârre sur quelqu'un, avoir de l'avantage sur lui. — Jouer aux bârres, se chercher réciproquement sans se trouver. Partir de bârres, partir sur le champ.

Traductions