bat

BAT1

(bat' ; le t se prononce, d'après Legoarant, t. I, p. 411) s. m.
Terme de pêche, qui n'est d'usage que pour mesurer la grandeur d'un poisson. On dit qu'il a tant de décimètres entre œil et bat, c'est-à-dire entre la tête et la queue.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Par equale distance de queue et bac [RAB., Pant. IV, 34]
    Qui souslevoient sur le bat de leurs ailes [REMY BELLEAU, Bergeries, t. I, p. 101]

ÉTYMOLOGIE

  • Battre ; le bat, ce qui bat. Cette étymologie, certaine pour le bat de l'aile, devient très probable pour le bat de la queue, malgré l'orthographe bac qui est dans Rabelais ; elle est, en tout cas, bien préférable à l'étymologie celtique, bod, queue, en gaélique.

bat

BAT. (T se prononce.) n. m. Ce qui bat. Le bat de l'aile, L'extrémité de l'aile de l'oiseau qui bat l'air.

Il n'est plus guère usité que comme terme de Pêche pour désigner l'Extrémité de la queue du poisson qui bat l'eau. Le poisson est mesuré entre oeil et bat. Ce poisson a cinquante centimètres de bat, c'est-à-dire Entre l'oeil et la queue.

bât

BÂT. (T ne se prononce pas.) n. m. Selle pour les bêtes de somme sur laquelle on place leur charge. Bât de mulet, de cheval, d'âne. Cheval de bât. Ce bât blesse ce mulet. Rembourrer un bât.

Fig. et fam., C'est un cheval de bât, se dit d'un Sot, d'un lourdaud. C'est le cheval de bât, se dit d'un Homme chargé dans une maison, dans une communauté, de la grosse besogne que les autres refusent.

Prov. et fig., L'endroit où le bât le blesse, L'endroit défectueux, le point sensible. Frapper quelqu'un où le bât le blesse. Aller droit où le bât le blesse. On voit tout de suite où le bât le blesse.

bât


BâT, s. m. [, long le t ne se prononce pas.] Selle pour les bêtes de somme: bât de mulet, de cheval, d'âne. Cheval de bât.
   On dit, dans le style familier, d'un homme stupide, que c'est un cheval de bât; de celui qui a une afaire fâcheûse, que c'est là où le bât le blesse. "Quand il fut question de rendre le tout en Italien, vous sentites où le bât vous blessoit. Tart. Épist.~ — On dit encôre de celui qui est trop vétu, qu'il est rembourré comme le bât d'un mulet.