beaucéant et mieux bauçant

BEAUCÉANT et mieux BAUÇANT

(bô-sé-an et bô-san) s. m.
Nom de l'étendard des Templiers.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Un grand baucent [étendard] vermeil, qui sera au boust du mast en enseigne nuit et jour.... Cinq baucens batus à or pour les trois grans nefs le roy et pour deux galées [DU CANGE, baucens.]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. bausan. Bausan en provençal et en ancien français signifiait un cheval balzan, c'est-à-dire un cheval noir ayant des marques blanches au pied ; et en effet l'étendard des Templiers était mi-parti de noir et de blanc, ce qui lui avait fait attribuer le nom du balzan. On voit donc que la vraie orthographe et prononciation est bauçant ; beaucéant est une fausse assimilation comme si le mot était beau-séant, qui sied bien. On trouve, il est vrai, dans des textes anciens, l'orthographe bauceant, mais, comme alors la cédille manquait, l'e n'est là que pour indiquer la prononciation du c.