benoît, oîte

BENOÎT, OÎTE

(be-noi, noi-t') adj.
Béni.
.... C'est dans le pourpris Du brillant palais de la lune, Non dans le benoît paradis [VOLT., Lett. vers, 104]
Vieux et usité seulement dans le style marotique.
Par ironie, qui affecte une dévotion doucereuse. Un air benoît. Un benoît personnage.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Par la grace de Dieu et de la benoite vierge Marie [FROISS., Prol.]
    Jesus Christ, duquel la benoiste vie a toute esté en ce monde pour nostre enseignement [, Bouciq. III, ch. 12]
  • XVIe s.
    Benoist monsieur, dist Panurge, vous vous eschauffez en vostre harnois, à ce que je veoidz [RAB., Pant. IV, 7]
    Jà reluisoit la benoiste journée Que la nature au monde te debvoit [LA BOÉTIE, Poes. franç. XXIX.]
    Benoiste mort, ainsi te faut nommer ; Nul ne devroit souffrir la mort blasmer [MAROT, I, 274]

ÉTYMOLOGIE

  • Forme ancienne de bénit (voy. BÉNIR).