bluter

(Mot repris de blutées)

bluter

v.t.
Faire passer de la farine à travers un tamis pour la séparer du son.

bluter


Participe passé: bluté
Gérondif: blutant

Indicatif présent
je blute
tu blutes
il/elle blute
nous blutons
vous blutez
ils/elles blutent
Passé simple
je blutai
tu blutas
il/elle bluta
nous blutâmes
vous blutâtes
ils/elles blutèrent
Imparfait
je blutais
tu blutais
il/elle blutait
nous blutions
vous blutiez
ils/elles blutaient
Futur
je bluterai
tu bluteras
il/elle blutera
nous bluterons
vous bluterez
ils/elles bluteront
Conditionnel présent
je bluterais
tu bluterais
il/elle bluterait
nous bluterions
vous bluteriez
ils/elles bluteraient
Subjonctif imparfait
je blutasse
tu blutasses
il/elle blutât
nous blutassions
vous blutassiez
ils/elles blutassent
Subjonctif présent
je blute
tu blutes
il/elle blute
nous blutions
vous blutiez
ils/elles blutent
Impératif
blute (tu)
blutons (nous)
blutez (vous)
Plus-que-parfait
j'avais bluté
tu avais bluté
il/elle avait bluté
nous avions bluté
vous aviez bluté
ils/elles avaient bluté
Futur antérieur
j'aurai bluté
tu auras bluté
il/elle aura bluté
nous aurons bluté
vous aurez bluté
ils/elles auront bluté
Passé composé
j'ai bluté
tu as bluté
il/elle a bluté
nous avons bluté
vous avez bluté
ils/elles ont bluté
Conditionnel passé
j'aurais bluté
tu aurais bluté
il/elle aurait bluté
nous aurions bluté
vous auriez bluté
ils/elles auraient bluté
Passé antérieur
j'eus bluté
tu eus bluté
il/elle eut bluté
nous eûmes bluté
vous eûtes bluté
ils/elles eurent bluté
Subjonctif passé
j'aie bluté
tu aies bluté
il/elle ait bluté
nous ayons bluté
vous ayez bluté
ils/elles aient bluté
Subjonctif plus-que-parfait
j'eusse bluté
tu eusses bluté
il/elle eût bluté
nous eussions bluté
vous eussiez bluté
ils/elles eussent bluté

BLUTER

(blu-té) v. a.
Passer la farine par le bluteau.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Offrirent à David riches dras de lit, e tapiz, e vaissele, e furment, e orge, e farine, e flur deliéement buletée [, Rois, 185]
  • XIIIe s.
    [Le pain] Noirs ert [était] et pleins de pailles, [il] ne l'ot pas beluté [, Berte, XLV]
    Estatins lor envoie et char et vins et blés, Et le fuere et l'avoine et les pains buletés [, Ch. d'Ant. II, 79]
  • XIVe s.
    On ne trouvoit adont farine buletée, Ne de vin, ne de pain, char fresche ne salée [, Guesclin. 11047]
  • XVIe s.
    Je luy dis aussi que beluter parfois, pestrir et secouer les habillemens de lits, et les ranger, c'estoit un exercice bon et sain [LA BOËTIE, 193]
    La belle meschine [jeune fille], pour faire des pastés, blutoit de la farine [MARG., Nouv. XVII]

ÉTYMOLOGIE

  • Wallon, boti ; rouchi, bulter. Les étymologistes tirent ce mot de l'allemand beutel, bourse, tamis. Mais Diez indique une étymologie qui, bien que plus compliquée, paraît mieux répondre aux diverses formes. La forme la plus ancienne est buleter ; cela est dit pour bureter ; on trouve en effet dans la Bible de Guiot (XIIIe siècle) et ailleurs (voy. l'historique de BLUTEAU) buretel pour bluteau ; le bourguignon a burteau ; l'italien a burattello, buratto ; le provençal, barutel, bluteau, barutelar, bluter ; l'ancien catalan a barutelz ; l'r est donc aussi autorisée que l'l, dans le mot, qui, dès lors, signifiant passer par une étoffe comme l'étamine, vient de bure, bureau, sorte d'étoffe.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • BLUTER. Ajoutez :
  • Absolument.
    On dit que la femme aux bras tendus a le bras droit trop court, qu'elle blute, et qu'on ne sent pas le raccourci [DIDER., Œuvr. compl. 1821, t. IX, p. 50]

HISTORIQUE

  • XVIe s. Ajoutez :
    Que l'aucteur.... se presente, par bestise ou par finesse, un peu obscurement et diversement, il ne luy chaille : nombre d'esprits, Je beluttant et secouant, en exprimeront quantité de formes, ou selon, ou à costé, ou au contraire de la sienne, qui luy feront toutes honneur [MONT., II, 353]

bluter

BLUTER. v. tr. Passer au blutoir. Bluter de la farine.

bluter


BLUTER, v. a. Pâsser la farine au bluteau. Bluter de la farine.
   BLUTER, sasser, tamiser (synon.) Le 1er, se dit de la farine; le 2d, du ciment, du plâtre et de la terre; le 3e, des poudres des Apothicaires & des Parfumeurs. Cependant on confond souvent ces trois verbes, et l'Académie le fait. La Touche. Elle dit, sasser de la farine, comme du plâtre, etc. et tamiser de la farine comme de la poudre à poudrer. En éfet, quand on pâsse la farine dans un tamis, et non pas dans le blutoir, il faut bien dire tamiser, et non pas bluter — Pour sasser, il ne paraît pas si propre pour la farine.