bondon

BONDON

(bon-don) s. m.
Morceau de bois court et cylindrique qui sert à boucher la bonde d'un tonneau. La bonde même.
Fromage de Neufchâtel affiné qui a la forme d'un gros bouchon.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Et fu la plaie si large que le sanc li venoit du cors aussi comme le bondon d'un tonnel [JOINV., 226]
  • XVe s.
    Ainsi que un moust qui boust au tonel et par faulte de vent rompt la barre et le bondail.... [AL. CHARTIER, l'Espérance.]
    La belle piece à la poictrine, Tissu cramoysi, large à la boudine, Et, du hault jusque au bondon, Elle est aussi droicte qu'un jon [COQUILL., Monol. de la botte de foin.]
  • XVIe s.
    Chose pesante, pouvant entrer par le bondon dans le tonneau [O. DE SERRES, 204]
    Puis en estant le bondon bien bouché, roulerés le tonneau [ID., 205]

ÉTYMOLOGIE

  • Bonde ; provenç. bondon. Ce mot a, comme on voit dans l'historique, et comme l'a bonde, le sens d'ouverture que bouche un tampon.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • BONDON. - HIST. Ajoutez : XIVe s.
    Que li vessel de sa meson Sont trestuit plain jusqu'au bondon [MACÉ, Bible en vers, f° 80, verso, 1re col.]

bondon

BONDON. n. m. Morceau de bois court et cylindrique avec lequel on bouche la bonde d'un tonneau. Ce bondon est trop gros, trop petit. Ôter, mettre le bondon à un tonneau.

Il se dit aussi de la Bonde même, de l'ouverture où l'on place ce morceau de bois. Dans cette acception on dit mieux BONDE.

Il désigne aussi un Petit fromage qui a la forme d'un gros bouchon cylindrique.

bondon

Un Bondon, Obturamentum.

bondon


BONDON, s. m. BONDONER, v. act. [1re lon. 3e é fer.] Bondon, est une cheville de bois, grosse et courte, dont on bouche le trou par où l'on remplit un toneau. Bondoner, c'est mettre un bondon. On bondone le vin quand il a bouilli. Toneaux bondonés; futâille mal bondonée.