bonneter

BONNETER

(bo-ne-té) , je bonnète, je bonnetais, je bonnèterai, je bonnèterais, bonnète, que je bonnète ; l'Académie ne conjuguant pas ce verbe, d'autres l'écrivent en doublant le t : je bonnette, je bonnetterais v. a.
Rendre des respects et des soins assidus, surtout en parlant de sollicitations humbles et fréquentes.
Il était nécessaire D'être toujours après ces messieurs bonneter [RÉGNIER, Sat. VIII]
Fig. Opiner du bonnet, n'avoir pas d'avis.
Il fut répondu qu'il s'était tenu un conseil de guerre à Mons-en-Puelle pour discuter le pour et le contre de l'attaque des ennemis ; que d'O et Gamaches bonnetèrent ; les officiers généraux leur représentèrent.... [SAINT-SIMON, 208, 56]
Couvrir l'amorce d'une pièce d'artillerie avec un papier collé.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Bonetant et faisant la cour, tantost à celui-ci, tantost à l'autre [, Contes d'Eutrapel, dans le Dictionnaire de DOCHEZ]

ÉTYMOLOGIE

  • Bonnet.

bonneter

BONNETER. v. a. Rendre des respects et des devoirs assidus à des personnes dont on a besoin. Il se dit, particulièrement, en parlant De sollicitations humbles et fréquentes. Je ne saurais tant bonneter ces messieurs. Ces messieurs veulent être bonnetés.

bonneter

Bonneter aucun, C'est oster souvent le bonnet devant luy, comme en pareil sens nous disons, Chaperonner.