bord

bord

n.m. [ frq. bord, bord de vaisseau ]
1. Contour, limite d'une surface, d'un objet : Les bords de la nappe s'effilochent
bordure : Il s'assit au bord du bassin et regarda les gens nagerLe chat est couché au bord du lit. Le sentier suit le bord du lacHabiter au bord de la merSe mettre au bord de la route pour faire de l'auto-stop
rebord : Le chat est couché au bord du lit. Le sentier suit le bord du lacHabiter au bord de la merSe mettre au bord de la route pour faire de l'auto-stop
rivage, rive : Habiter au bord de la merSe mettre au bord de la route pour faire de l'auto-stop
sur le littoral : Se mettre au bord de la route pour faire de l'auto-stop
sur le bas-côté
2. Côté d'un bateau : Ils sont attaqués des deux bords
de bâbord et de tribord
3. Le bateau lui-même : Le commandant de bord.
À bord d'un véhicule,
à l'intérieur : Je peux prendre cinq personnes à bord de ma voiture. Monter à bord d'une péniche.
Bord à bord,
se dit de deux objets qui se touchent sans se chevaucher.
Être au bord de,
sur le point de, proche de : Son père est au bord de la crise de nerfs.
Être du bord de qqn ou du même bord que qqn,
avoir la même opinion, les mêmes idées politiques que lui.
Sur les bords,
Fam. légèrement ; iron., beaucoup : Ne serais-tu pas un peu gourmand sur les bords ?
très gourmand
Virer de bord,
en parlant d'un bateau, changer de direction ; fig., changer d'opinion, de parti.

BORD

(bor ; le d ne se lie pas : un bord escarpé, dites : un bor escarpé ; l's au pluriel ne se lie pas : des bords escarpés, dites : des bor escarpés ; cependant plusieurs font la liaison : des bor-z escarpés) s. m.
Terme de marine. Côté d'un vaisseau. Le bord du vaisseau fut enfoncé par une lame furieuse. Le bord du vent, le bord qui est du côté d'où le vent souffle, par opposition au bord sous le vent, qui est l'autre bord. Rouler bord sur bord, éprouver un roulis continu. Virer de bord, changer de route ; et au figuré, changer de conduite. Vaisseau de haut bord, autrefois, tout bâtiment qui naviguait au long cours, par opposition aux petits bâtiments plats qu'on désignait sous le nom de vaisseaux de bas bord ; aujourd'hui vaisseau de guerre à plusieurs ponts. Bord à bord, locution adverbiale qui s'emploie pour exprimer la proximité de deux bâtiments. Les deux vaisseaux étant bord à bord. Par extension. La rivière est bord à bord du quai, elle est si haute que le bord de la rivière se confond avec le bord du quai, elle affleure le quai.
Bordée. Le navire courait des bords. Courir bord sur bord, louvoyer à petites bordées, de manière à ne guère changer de place. Le bon bord, la bordée qui rapproche du but ; le mauvais bord, celle qui en éloigne ; et au figuré, courir le bon bord, se livrer à la piraterie ; et, par extension, faire des siennes.
La connétable Colonne ne contraignit pas ses mœurs à Rome, ni de courir le bon bord, du vivant et surtout depuis la mort de son mari [SAINT-SIMON, 149, 182]
Fig. et dans le langage familier, être du bord de quelqu'un, être de son avis, de son parti.
Il verra M. de Seignelay dans son bord [SÉV., 569]
Nous disons maintenant, non pas dans son bord, mais de son bord. Il est seul de son bord, il est seul de son avis.
Le vaisseau même. Étant passé de son bord sur celui de l'amiral. Aller ou monter à bord. Aussitôt tous les équipages furent à bord. Mettre à bord.
Achillas à son bord [au bord du vaisseau de Pompée] joint son esquif funeste [CORN., M. de Pomp. II, 2]
Vingt corsaires pourtant montèrent sur son bord [LA FONT., Fianc.]
Le capitaine me prit à son bord avec mon domestique [CHATEAUB., Itin. 6]
À bord ! commandement de revenir au vaisseau.
Extrémité d'une surface quelconque, par comparaison avec le bord d'un vaisseau. Les bords d'un bouclier. Les bords d'un chapeau. Frotter d'un topique les bords d'une plaie.
Rivage de la mer. Il s'avança jusqu'au bord de la mer. Suivre le bord de la mer. Venir ou arriver à bord.
L'honneur est comme une île escarpée et sans bords [BOILEAU, Sat. X]
N'est-ce pas nous rendre au naufrage Après nous avoir mis à bord ? [MALH., III, 1]
Un nautonier s'offre à le mettre à bord, Mais ce pilote est l'ami du naufrage [MILLEV., l'Amour naut.]
Par extension, en langage poétique, région, pays. Se fixer sur les bords ausoniens.
Je demande Thésée aux peuples de ces bords.... [RAC., Phèd. I, 1]
Achille était absent, et son père Pélée L'avait, tu t'en souviens, rappelé de ces bords [ID., Iphig. I, 1]
Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée [ID., Phèd. I, 3]
Les sombres bords, la demeure des morts.
On ne voit point deux fois le rivage des morts, Seigneur ; puisque Thésée a vu les sombres bords, En vain vous espérez qu'un Dieu vous le renvoie [RAC., Phèd. II, 5]
Fig.
Moi qui.... Pensais toujours du bord contempler les orages [RAC., Phèdr. II, 2]
Alors sa charité rompit les bords [FLÉCH., Aig.]
Faut-il sans boire abandonner ce bord [la vie] ? Priez pour moi, je suis mort, je suis mort [BÉRANG., Mort vivant.]
Le rivage d'un fleuve, d'une rivière, d'un lac, d'un torrent. Sur le bord d'un fleuve, d'un ruisseau. Les bords du Rhône, de l'Eurotas. En suivant les bords du lac de Genève. Couler à pleins bords.
Tel en un secret vallon, Sur le bord d'une onde pure, Croît à l'abri de l'aquilon Un jeune lis, l'amour de la nature [RAC., Ath. II, 9]
En même temps que l'eau [d'un fleuve] les a rongés [ses bords], elle a élargi son lit, c'est-à-dire qu'elle a perdu de sa hauteur et de sa force ; ce qui étant arrivé à un certain point, il se fait encore un équilibre entre la force de l'eau et la résistance des bords, et les bords sont établis [FONTEN., Guglielmini.]
Mon lac est le premier ; c'est sur ses bords heureux Qu'habite des humains la déesse éternelle, L'âme des grands travaux, l'objet des nobles vœux, Que tout mortel embrasse ou désire ou rappelle, La liberté.... [VOLT., Épît. 76]
Ce qui borde un puits, une fontaine, un fossé. Le bord d'un puits. Narcisse couché sur le bord de la fontaine. Fig. Vieillard qui est sur le bord du tombeau, sur le bord de sa fosse. Il arrête un ami sur le bord de l'abîme. Être au bord du précipice.
Cette bouteille donna la mort au pape, et mit son fils au bord du tombeau [VOLT., Mœurs, 111]
Vois-je l'État penchant au bord du précipice ? [RAC., Bérén. IV, 4]
Je leur semai de fleurs le bord des précipices [ID., Athal. III, 3]
Les dieux nous ont conduits jusqu'au bord de l'abîme [FÉN., Tél. VII]
Quand nous sommes aux bords d'une pleine victoire.... [CORN., Sertor. II, 2]
Il n'était pas sur les bords du sommeil que.... [LA FONT., Rem.]
Limite d'un chemin. Maison de campagne qui est au bord de la route.
Orifice d'un vase. Remplir un verre jusqu'aux bords.
De peur que je n'en gronde, Verse au moins jusqu'au bord [BÉRANG., Inf. de Lis.]
C'est l'orgie opulente enviée au dehors, Contente, épanouie, Qui rit, et qui chancelle, et qui boit à pleins bords, De flambeaux éblouie [V. HUGO, Crépusc. 33]
Familièrement. Un rouge bord, un verre plein de vin jusqu'au bord. Boire des rouges bords. Boire à rouge bord.
Un laquais effronté m'apporte un rouge bord D'un auvernat fumeux qui, mêlé de lignage, Se vendait chez Crenet pour vin de l'Ermitage [BOILEAU, Sat. III]
10° Bout en parlant des lèvres. Mouiller le bord de ses lèvres. Avoir un mot sur le bord des lèvres, être sur le point de se le rappeler et de le prononcer. Avoir un aveu sur le bord des lèvres, être tout disposé à le faire. Fig. Avoir l'âme sur le bord des lèvres, être près de mourir. Tour des yeux. Il a le bord des yeux rouge et malade. Bordure d'un vêtement. Tunique ayant un bord de pourpre. Heureux ceux qui purent seulement toucher le bord de ses vêtements. Ruban, galon, qui sert à border. Un mètre de bord. Endroit où la cloche a le plus d'épaisseur. Bord de front, tresses qui se placent sur le bord d'une perruque.

SYNONYME

  • BORD, CÔTE, RIVE, RIVAGE. En général la bande de terre qui limite et contient une eau. Bord est le terme le plus général ; toute eau a des bords ; au lieu que la côte ne se dit que de la mer et s'élève au-dessus des flots qu'elle domine. Bord exprimant ce qui borde, ce qui contient, et côte ce qui domine et est élevé, rive et rivage expriment ce qui n'a ni l'une ni l'autre de ces conditions, et ne sont considérés que comme la langue de terre adjacente à un cours d'eau. La mer, les fleuves, les grandes rivières, qui ont seuls des rivages, ont des rives comme les ruisseaux.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    À tant se sont empaint en mer, En retraiant pour avoir bort ; Toutes les nès issent du port [, Fl. et Bl. 1380]
  • XIVe s.
    Sa nef.... Tu en cele emprise douteuse Bort à bort contre l'orgueilleuse, Qui si fut très durement grande [, Branche des royaux lignages, t. II, p. 375]
    À Huguelin de Champdivers, enlumineur de livres, pour sa paine et sallaire d'avoir enluminé par les bors et relié une grant heures pour monseigneur le duc de Thourraine [DE LABORDE, Émaux, p. 169]
    Mais au bort du fossé vint li ducs chiere lie, Et voit les assaillants faisant gran envaïe [, Guesclin. 19997]
  • XVe s.
    Ne jouez plus de vostre sort, Car trop le passez oultre bort [CH. D'ORL., Bal. 91]
  • XVIe s.
    Aratus non pour cela ne voulut oncques y mener ses citoyens [au camp ennemi], ains les arresta sur le bord d'une grande baricave qu'il y avoit entre deux, et les engarda de passer oultre [AMYOT, Aratus, 45]

ÉTYMOLOGIE

  • Espagn. et ital. bordo ; de l'anc. haut allem. bort, bord d'un vaisseau. Il y a aussi dans le celtique : gaél. bord, planche ; cornw. bord ; kymri, burdd, table ; et dans le germanique : anc. scand. bord ; anc. haut allem. bort, table, planche. Le bord est donc proprement une planche ; et l'étymologie permet de saisir l'enchaînement des significations. La première est celle de bord d'un vaisseau, c'est-à-dire ouvrage fait en planches ; puis, par métonymie, ce qui borde, ce qui renferme, ce qui limite, ce qui est à l'extrémité.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • BORD. - REM. On le trouve au sens d'espèce de diamant. C'est une fausse orthographe pour bort (voy. ce mot au Supplément).

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    L'escu qui plus est blans que neis [neige] o une boucle de fin or Orlé de pierres tuit li bor [BENOIT, Roman de Troie, V. 23378]
  • XIIIe s. Ajoutez :
    Charles s'en va, le cuer ot moult irié, Et outre bort [de l'autre côté du gué], de duel mesaisié : Las, que diront, fait-il, François prisié ? [ADENES LI ROIS, les Enfances Ogiers, V. 3005]
    (c'est la reproduction de ces vers : Moult dolans s'est enz ou gué embatus ; Outre l'emporte li bons destriers crenus, V. 2972 ; ce qui prouve que outre bort signifie bien à l'autre bord). Cette remarque est nécessaire, parce que bord au sens de rive est très rare ; cet exemple d'Adenes est le seul que nous connaissions.

bord

BORD. n. m. L'extrémité d'une surface ou Ce qui la termine, la ligne qui forme le contour d'une chose. Le bord d'une robe, d'un manteau. Le bord d'un verre. S'asseoir sur le bord d'un chemin. Le bord, les bords d'un précipice.

Avoir un mot sur le bord des lèvres, Être ou se croire tout près de se souvenir d'un mot, d'un nom qu'on a oublié et qu'on cherche à se rappeler. Avoir un aveu, un secret sur le bord des lèvres, Éprouver une grande envie de faire un aveu, de révéler un secret.

Fig., Être au bord du précipice, être sur le bord du précipice, Être près de tomber dans un malheur, dans quelque grand danger; être sur le point de se perdre, d'être ruiné. On dit en des sens analogues Conduire, pousser quelqu'un au bord du précipice; l'arrêter au bord du précipice.

Un rouge bord, Un verre de vin rempli jusqu'au bord.

Il se dit aussi de Tout ce qui s'étend vers les extrémités de certaines choses. Le bord, les bords d'un plat, Tout ce qui est depuis la partie concave d'un plat jusqu'à l'extrémité. Les bords d'un chapeau, Tout ce qui excède par en bas la forme d'un chapeau. Chapeau à grands bords, à petits bords, à bords relevés.

Il se dit particulièrement du Terrain, du sol qui est le long de la mer, d'un fleuve, autour d'un lac, etc. Se promener sur le bord, sur les bords de la mer. Le bord de l'eau. Le bord, les bords d'une rivière, d'un lac, d'un étang. Cette plante ne croît que sur les bords de la mer. Les bords du Rhin sont fort pittoresques. Cette rivière coule à pleins bords. Poétiquement, Les sombres bords, Les bords du Cocyte, l'enfer païen.

Venir, arriver à bord, Atteindre le rivage, arriver au bord de l'eau, au bord de la mer. Il se dit d'un bateau ou d'un navire.

Il ne put atteindre le bord et se noya, Il ne put atteindre le rivage et se noya.

Elliptiq., À bord, à bord. Cri de gens qui sont sur un navire pour avertir qu'ils veulent aller à terre, ou de gens qui sont sur le rivage pour demander à s'embarquer.

Au pluriel, il se dit poétiquement des Régions, des contrées environnées d'eau. Les bords africains. Les bords indiens. Vivre sur les bords étrangers. Il a quitté ces bords. Il s'est éloigné de nos bords.

Il se dit aussi d'une Espèce de ruban ou galon, d'une bande d'étoffe dont on borde certaines parties de l'habillement. Mettre un bord à un chapeau, à une jupe.

BORD, en termes de Marine, désigne le Côté d'un bâtiment, d'un vaisseau. De quel bord vient le vent. S'appuyer sur le bord d'un navire. Sauter par-dessus le bord. Le bord d'un bateau. Ces deux bâtiments sont bord à bord, Côté à côté. Faire feu des deux bords en même temps. Voyez BÂBORD et TRIBORD.

Virer de bord, Changer de route, en mettant au vent un côté du bâtiment pour l'autre. Figurément et familièrement, Changer la direction de sa conduite, s'attacher à un autre parti. Cet homme est inconstant, il a viré de bord en mainte occasion.

Courir bord sur bord, Louvoyer à petites bordées, tantôt à droite, tantôt à gauche, pour se maintenir à la même place, ou pour ne changer de place que le moins possible.

Rouler bord sur bord, Éprouver un roulis violent et continu.

Être bord à quai, se dit quand l'un des côtés du bâtiment touche à un quai.

Vaisseau de haut bord se disait autrefois de Tout bâtiment qui naviguait au long cours, par opposition à Vaisseau de bas bord, qui se disait de Tout petit bâtiment plat. Vaisseau de haut bord ne se dit plus aujourd'hui que des Bâtiments de guerre à plusieurs ponts.

Il se dit aussi du Navire, du bâtiment même. Le capitaine nous régala sur son bord. Il a tant de matelots, de soldats, de passagers à son bord. Prendre quelqu'un à bord, sur son bord. Monter à bord. Coucher à bord. Aller à bord. Envoyer à bord. Il était à bord de l'amiral. Être consigné à bord. Descendre, sortir du bord. Quitter le bord.

Fig., Être du bord de quelqu'un, Être de son parti, de son avis, de son opinion.

Il se dit quelquefois pour Bordée. Courir des bords. Louvoyer à petits bords. Courir un bord à terre, un bord au large. Le bon bord, Celle des deux bordées qui rapproche du but; et Le mauvais bord, Celle qui en éloigne.

bord

Bord, Le bord d'un habillement, Fimbria, Extremum tunicae, Orae, brossos, id est ora et fimbria.

Le bord d'un habillement dechiqueté et frangé, Lacinia.

Le bord de quelque chose que ce soit, ou le bout, Extremitas, Margo, Primores.

Le bord de l'eauë, Fibra, Ripa.

Le bord et rivage de la mer, ou riviere, Litus, Acta.

Qui est aupres du bord de la mer, Litorosus.

Appartenant au bord et rivage de la mer, ou riviere, Litoreus.

Le bord de la terre contre laquelle bat l'eauë, Crepido.

Le bord d'un puits, Crepido putei.

Qui a bord, Labrosus.

Les bords des loges, Praetexta tuguriorum.

Le bord du fossé, Supremum fossae labrum, vel supercilium, Nicot en ses Cantiques: Tu me lanças tout au plus pres du bord Du noir fossé teste à teste à la mort, Mais aussi tost que mon pleur eus ouy, Rendis la veuë à mon oeil esblouy, Luy faisant veoir du monde le neant, Comme son bien s'esvanouyt au vent, Comme il nous laisse à l'estour du mourir, Comme il ne peut de rien nous secourir.

¶ Je l'avoye sur le bord des levres, Versabatur mihi in labris primoribus.

Qui est sur le bord de sa fosse, Capularis senex.

¶ Arrivé à bord, Actus.

Mener ou mettre à bord les navires, Naues ad terram applicare vel appellere.

¶ Bords, en faits de vaisseaux de mer, sont des tables espesses appliquées par travers, et par dehors sur les varangues de fonds pour retenir et serrer icelles varangues, et celles qui sont appliquées par dedans, pour mesme effet, s'appellent Serres, voyez Serres.

bord

Bord plat, qu'on dit Plat bord, en fait de navires est le bord du pont, qui est depuis le grand mast jusques au chasteau devant, auquel on met la grosse artillerie, ainsi appelé, par ce que deux pieds au dessus ledit pont et sur le bout des varangues, à chacun des bords d'iceluy y a une piece de bois d'un pied de largeur, et de demi pied d'espaisseur bien chevillée, sur laquelle on assiet l'artillerie.

Bord bas, qu'on dit Bas bord, c'est le bord du navire qui est à gauche. L'opposite est Estribord, comme si vous disiez dextre bord.

bord


BORD, s. m. [Le d ne se prononce jamais.] 1°. L'extrémité d'une chôse; ce qui la termine. Le bord d'un verre, d'un manteau, d'une jupe. = 2°. Il signifie tantôt le navire: "Recevoir quelqu'un sur son bord: "Gama n'omit rien pour obliger le P. Xavier de chercher un azyle dans son bord. — Sur aurait mieux valu que dans. Tantôt il signifie le rivage. "Un Dauphin porta Arion à bord. Le Gendre. Le capitaine touché de compassion de son état, le mit à bord. Let. Édif. — Les Marins disent aussi, à bord du navire; aller à bord; conduisez-le à bord.
   On dit figurément, et dans le beau style, sur le bord du prépice, de l'abîme, du tombeau; et dans le discours familier, sur le bord de la fosse.
   3°. BORDS se dit au pluriel, de tout ce qui s'étend vers les extrémités de quelque chôse, les bords d'un plat, les bords d'un chapeau. — Poétiquement, les bords Indiens, les bords Afriquains, les sombres bords.
   On ne repasse pas le rivage des morts,
   Et l'on ne voit jamais deux fois les sombres bords.
       Racine.
Rouge-bord. Verre plein de vin jusqu'au bord: "Boire des rouges-bords.

Synonymes et Contraires

bord

nom masculin bord
1.  Bande de terre longeant la mer.
Traductions

bord

Rand, Grat, Kante, Küste, Saum, Gestade, Ufer, Seiteedge, border, brim, brink, rim, shore, lip, coast, edging, fringe, seaside, margin, verge, bank, siderand, kant, boord, zoom, oever, band, kust, kustlijn, zeekant, zeekust, berm, boord [schip], zoom [kleding], zijkantגבול (ז), גדה (נ), זווית (נ), פאה (נ), פסיס (ז), צד (ז), שוליים (ז״ר), שפה (נ), תחום (ז), תיתורה (נ), גָּדָה, צַד, שׁוּלַיִםάκρη, κράσπεδο, πίνακας, ζάντα, παρυφή, πλευράpestaña, borde, filo, ladoборт, край, обод, сторонаbordo, margine, costa, lembo, orlo, ripa, riva, sponda, tesa, latoجَنْب, حَافَّة, حافَّةbok, okrajkant, sidereuna, sivurub, strana端, 縁, 辺가장자리, 테두리kant, sidebok, krawędź, obręczbeira, borda, ladokant, sidaขอบ, ด้านağız, kenar, sınırcạnh, rìa, vành, 边缘邊緣 (bɔʀ)
nom masculin
1. bordure, côté le bord de mer le bord d'un chapeau au bord de la route
2. à l'intérieur d'un bateaud'un aviond'une voiture monter à bord d'un bateau
3. être sur le point de pleurer

bord

[bɔʀ] nm
[table, falaise] → edge; [verre, assiette] → rim
le bord de la table → the edge of the table
au bord de [+ précipice, falaise] → on the edge of
le bord du trottoir → the kerb (Grande-Bretagne), the curb (USA)
[rivière, lac] → bank
Les bords du lac sont boisés → The banks of the lake are wooded.
Ils ont une villa au bord du lac → They have a villa on the lakeshore.
au bord de l'eau → by the water
au bord de la mer → at the seaside
[route] → side
au bord de la route → on the side of the road, at the roadside
Jane a garé sa voiture au bord de la route → Jane parked her car on the side of the road.
(sur un navire) à bord → on board
monter à bord → to go on board
jeter par-dessus bord → to throw overboard
le commandant de bord → the ship's master
les hommes du bord → the ship's crew
virer de bord → to tack
(COUTURE) [vêtement] → edge, border; [chapeau] → brim
(autres locutions) à bord de [+ train, avion] → on board
une fois à bord de l'appareil → once on board the aircraft
du même bord → of the same ilk
de tous bords → from all sides
être au bord de [+ faillite, larmes, évanouissement] → to be on the verge of
Il était au bord des larmes → He was on the verge of tears.
sur les bords → around the edges
un peu ... sur les bords → a little ... around the edges