bouffi, ie

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BOUFFI, IE

(bou-fi, fie) part. passé.
Gonflé. Chair bouffie.
Ô chérubins à la face bouffie, Réveillez donc les morts peu diligents [BÉRANG., Dieu des bonnes gens.]
Je trouve en ce monde Où la graisse abonde, Vénus toute ronde Et l'amour bouffi [ID., Cocag.]
Fig. Être bouffi de colère, de rage.
Mme de Soubise avait l'air tout bouffi et la comtesse [de Furstemberg] paraissait furieuse [SAINT-SIMON, 76, 245]
Et les petits tyrans bouffis de vanité Dont mon indépendance irritait la fierté [VOLT., Disc. 7]
Je prétends soulever les lecteurs détrompés Contre un auteur bouffi de succès usurpés [GILBERT, Mon apol.]
Style bouffi, style ampoulé.
Il a des mots hargneux, bouffis et relevés [RÉGNIER, Sat. IX]
On aurait beau montrer ses vers tournés sans art.... Ou bouffis de grands mots qui se choquent entre eux L'un sur l'autre appuyés, se traînant deux à deux [GILB., Le dix-huitième siècle.]

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    BOUFFI. Ajoutez :
    Terme de pêche. Harengs bouffis, harengs qui restent quelque temps dans la saumure, par opposition à harengs saurs, ceux qui y restent longtemps.
    Suppression des distinctions établies par l'ordonnance de 1816 en ce qui concerne les harengs saurs, bouffis ou craquelots [J. DELAHAIS, Notice historique sur l'écorage, Dieppe, 1873, p. 74]