bourreler

BOURRELER

(bou-re-lé. L'Académie conjugue ce verbe en mettant un accent grave sur re quand la syllabe qui suit est muette : il bourrèle, je bourrèlerai, je bourrèlerais ; mais pourquoi ne pas le conjuguer comme appeler, mettant : il bourrelle, je bourrellerai, je bourrellerais, etc. ou conjuguer appeler avec l'accent grave, en un mot effacer une anomalie ?) v. a.
Tourmenter comme ferait le bourreau. La conscience bourrèle les méchants.
Elle [cette parole] aggravera vos douleurs dans vos maladies, elle vous bourrèlera dans votre lit de mort [SAURIN, t. IV, p. 32]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    L'ambition le bourelle sans cesse, tellement qu'ayant la mort entre les dents il songe encore à la guerre contre Mithridate [AMYOT, Mar. et Pyrrh. 14]
    Ainsi bourrelé de cette vergogneuse apprehension [YVER, p. 645]

ÉTYMOLOGIE

  • Bourreau, par l'ancienne forme bourrel ; bourguig. borelé.

bourreler

BOURRELER. (Je bourrelle; nous bourrelons.) v. tr. Remplir de tourment. Il ne s'emploie qu'au figuré, pour exprimer les peines intérieures que les reproches de la conscience font souffrir. Une conscience bourrelée de remords.

boûrreler


BOûRRELER, ou BOûRELER, v. a. [r f. 2e e muet, 3e é fer. Devant l'e muet, le 1er e devient moyen: il bourrelle, ou bourrèle.] Bourreau se dit au propre et au figuré; bourreler ne se dit qu'au figuré: "La conscience bourrelle, tourmente les méchants. "Ils ont l'âme bourrelée de mille remords. — Le Rich. Port. le dit au propre, pour maltraiter quelqu'un à force de coups, le tourmenter. L'Acad. avertit qu'il n'a d'usage qu'au figuré.

Synonymes et Contraires

bourreler

verbe bourreler