brûlement

BRÛLEMENT

(bru-le-man) s. m.
Action de brûler ou état de ce qui brûle.
[Louvois dit au roi] Qu'il avait bien senti que le scrupule était la seule raison qui l'ait retenu de consentir à une chose aussi nécessaire que l'était le brûlement de Trèves [SAINT-SIMON, 407, 94]
Terme de charpentier. Action de brûler le pied des pieux qu'on enfonce en terre pour les préserver des effets de l'humidité.
Sensation de brûlure. Avoir un brûlement à l'estomac.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Degasts de païs, saccagemens de villes, bruslemens d'edifices [LANOUE, 56]
    La nuit, au diable la garde, bruloit le village qui vouloit ; nos grands le bruloient, à la mode s'entend, c'est-à-dire qu'ils prenoient cent escus d'une paroisse pour la laisser vuide au milieu du departement. - Vous avez bien fait de m'expliquer ce brulement, je pensois que ce fust mettre le feu pour faire degast [D'AUB., Faen. IV, 6]

ÉTYMOLOGIE

  • Brûler.

brûlement

BRÛLEMENT. n. m. Action de brûler ou État de ce qui brûle. Le brûlement des marchandises prohibées, des titres, des papiers. Il est peu usité.

brûlement


BRûLEMENT, s. m. [Brûleman, 1re lon. 2e e muet.] On dit dans le Dict. Gramm. que c'est un mot forgé. L'Acad. le met pourtant sans remarque. "Les brûlemens, les viols et les autres désordres de la guerre. Le brûlement des vaisseaux. Malgré ces exemples et l'autorité de l'Acad. je ne crois pas que ce mot soit du bel usage, et que les Auteurs s'en soient servis.
   BRûLE-pourpoint (à), adv. À~ bout portant. Voy. au mot Bout.