brinde

BRINDE

(brin-d') s. f.
Coup qu'on boit à la santé de quelqu'un. Boire des brindes, porter des brindes.
Les brindes, les jambons, les grillades [en Allemagne] [PELLISSON, Lett. hist. t. I, p. 121]
Familièrement. Il est dans les brindes, il est ivre.

ÉTYMOLOGIE

  • Lorrain bringuei, boire à quelqu'un ; ital. brindisi ; vénit. prindese ; de l'allem. bringen, porter, dans le sens de porter la santé de quelqu'un.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • BRINDE. Ajoutez : - REM.La brinde est, comme le toast anglais, une proposition de boire à quelqu'un, comme on voit dans cet exemple de Lesage :
    Pour mieux la célébrer, on les fit asseoir à table l'un auprès de l'autre ; on leur porta des brindes ; chacun leur fit fête [LESAGE, Gil Blas, X, 9]
    Nous avons abandonné notre ancien mot pour adopter le nouveau, venu d'Angleterre. Toutefois, chose singulière, brinde était une importation étrangère comme l'est toast.

ÉTYMOLOGIE

  • Ajoutez : Le patois romand, à côté de brinde, dit bringue, ce qui confirme l'étymologie par bringen. L'ital. brindisi n'y contredit pas, et représente, comme Diez le dit, bring dirs, je te le porte. Cela met hors de cause l'étymologie fantaisiste de Brundusium, les Romains, selon Castellan, Lett. sur l'Italie, t. I, p. 27, accompagnant à Brindes (Brundusium) leurs amis partant pour la Grèce et leur portant la coupe de l'amitié, avec vœux de bonne traversée.

brinde

BRINDE. s. f. Coup qu'on boit à la santé de quelqu'un, et qu'on porte à un autre. Porter des brindes. Boire des brindes à la ronde. Il est familier et peu usité.

Prov. et fig., Il est dans les brindes, Il est ivre.

brinde


*BRINDE, s. f. [1re lon. 2e e muet.] Vieux mot. Coup qu'on boit à la santé de quelqu'un et qu'on porte à un aûtre. Faire ou boire des brindes.