broc

broc

[ bro] n.m. [ du gr. brokhis, pot ]
Récipient haut, à col resserré et à bec, muni d'une anse, utilisé pour transporter des liquides ; son contenu : Un broc à eau.

BROC (DE BRIC ET DE)

(de-bri-kè-de-brok) loc. adv.
Deçà et delà, d'une manière et d'une autre. De bric et de broc il s'est fait une jolie fortune.

ÉTYMOLOGIE

  • Peut-être avec le bric, sorte d'engin qui servait à la chasse des oiseaux et même à la guerre (voy. bricole), et avec le broc : c'est-à-dire de toute façon.

BROC (DE BROC EN BOUCHE)

(de-bro-kan-bouch') loc. adverb.
En sortant de la broche. Manger une perdrix de broc en bouche. Fig. Très vite, aussitôt.
On est un peu trop expéditif chez vous : on y roue les gens de broc en bouche, avant que le voisinage même en soit informé [VOLT., Lett. Beaumont, 26 sept. 1765]
Cette locution vieillit.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    S'entresbattans à qui humera l'ame de Raminagrobis, et qui premier, de broc en bouc, la pourtera à messer Lucifer [RABEL., Pant. III, 23]
    Et promit double paye et notable appoinctement à quiconques luy en apporteroyt une de broc en bouc [ID., ib. IV, 46]
    La perdrix [il] vire ; au sel de broque en bouche La devora.... [MAROT, III, p. 64]

ÉTYMOLOGIE

  • Il y a deux versions de cette locution : la première de broc en bouche ; là broc est le bas-latin brocus, brocha, broca, broche (voy. ce mot) ; l'autre de Rabelais, de broc en bouc, signifie de broc en outre, c'est-à-dire mise du broc dans une peau de bouc pour le transport immédiat ; ce dernier sens, aujourd'hui, n'est plus ni usité ni entendu.

BROC

(bro ; le c ne se prononce jamais en prose, pas même devant une voyelle ou une h muette ; cependant en vers on fait rimer ce mot avec roc, froc, etc ; au XVIe s. Bèze dit que le c se prononce ; au pluriel l's se lie : des bro-z emplis ; brocs rime avec repos, faux, sauts, rôts, etc.) s. m.
Vase à liquide, en bois cerclé de fer, quelquefois en étain, d'une capacité moyenne (comme de 5 à 10 litres), de la forme d'un cône tronqué, renflé un peu au-dessus de sa base, armé d'une anse et terminé par une ouverture assez large, mais resserrée à l'endroit par où le liquide doit couler.
La vaisselle d'argent, les cuvettes, les brocs [LA FONT., Fabl. II, 27]
Prends ton froc, Ton sac et ton broc ! Sus, frère Roc [PIRON, Chanson à un frère quêteur.]
Ce qu'un broc peut contenir.
Aux Apollons des cabarets Paye un broc de Surènes [BÉRANG., Faridond.]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Et se nul homme avoit fait vendre vin à broche.... [TAILLIAR, Recueil, p. 19]
    Puis me prenez trestut iceo E metez cuire en vostre bro [, Ms. St Jean]
    Et si ne le veut rechargier [le vin], il ne paiera rien devant qu'il le vendra à broche ou en gros [, Liv. des mét. 296]
    De l'oysil [vinaigre], qu'on y vendra à broke [DU CANGE, acceptabulum.]
    Quiconque est crieur à Paris, il peut aler en laquele taverne que il voudra et crier vin, por-tant qu'il y ait vin à broche [DE LABORDE, Émaux, p. 176]
    Toute maniere de vin qui sera vendu à broche [ID., ib.]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. broc ; catal. broc, brocal ; ital. brocca. Broche étant une des formes les plus habituelles, et signifiant vase à goulot, Diez remarque que broc ou broche a été ainsi nommé de broche, chose pointue, par assimilation de forme ; ce qui rend cette étymologie très valable, c'est qu'on trouve broche, cannelle qu'on met à un tonneau pour en tirer la liqueur (DU CANGE, broccae), et brocart, sorte de vase qui verse la liqueur par une cannelle (ID. brocheronnus). On a aussi indiqué le grec, cruche ; mais on n'a aucun intermédiaire qui montre comment ce mot grec serait entré dans les langues romanes ; et d'ailleurs broche suffit à l'étymologie.

broc

BROC. (On ne prononce pas le C.) n. m. Récipient portatif d'une assez grande capacité, communément de bois, garni de cercles de fer ou de cuivre, qui a une anse et un bec évasé et dont on se sert ordinairement pour tirer ou transporter du vin. Mettre du vin dans un broc. Emplir, vider un broc. Il y a des brocs d'étain.

Il se dit aussi de Ce qu'un broc peut contenir. Un broc de vin.

Broc de toilette, Vase dans lequel on met de l'eau et dont on se sert pour la toilette.

broc

BROC. adv. Voyez BRIC.

broc

Broc, Un grand broc, Brochus, apo tou brékhéin, id est, a fundendo. Est enim vas fundendo vino accommodum implendis deplendisque vasis conditoriis.

broc


BROC, s. m. [Quand ce mot est à la fin de la phrâse, on prononce le c: brok.] Grand vâse pour mettre du vin. Emplir, vider un broc. — Anciennement broche; d'où est venûe l'expression proverbiale: manger la viande de broc en broc, sortant de la broche.

Traductions

broc

טפיח (ז), כד (ז), קיתון (ז), קנקן (ז), כַּד, קִיתוֹן, קַנְקַןKannetankard, pitcherbroccakruikкана (bʀo)
nom masculin
récipient pour liquides

broc

[bʀo] nmpitcher