broncher

(Mot repris de broncherai)

broncher

v.i. [ du lat. bruncare, trébucher ]
1. (Surtout en tournure nég.) Manifester son désaccord, sa mauvaise humeur par des paroles ou des gestes : Obéir sans broncher réagir, sourciller
2. Faire un faux pas, en parlant d'un cheval trébucher

broncher

(bʀɔ̃ʃe)
verbe intransitif
personne montrer son désaccord, sa mauvaise humeur Il a accepté toutes mes conditions sans broncher.

broncher


Participe passé: bronché
Gérondif: bronchant

Indicatif présent
je bronche
tu bronches
il/elle bronche
nous bronchons
vous bronchez
ils/elles bronchent
Passé simple
je bronchai
tu bronchas
il/elle broncha
nous bronchâmes
vous bronchâtes
ils/elles bronchèrent
Imparfait
je bronchais
tu bronchais
il/elle bronchait
nous bronchions
vous bronchiez
ils/elles bronchaient
Futur
je broncherai
tu broncheras
il/elle bronchera
nous broncherons
vous broncherez
ils/elles broncheront
Conditionnel présent
je broncherais
tu broncherais
il/elle broncherait
nous broncherions
vous broncheriez
ils/elles broncheraient
Subjonctif imparfait
je bronchasse
tu bronchasses
il/elle bronchât
nous bronchassions
vous bronchassiez
ils/elles bronchassent
Subjonctif présent
je bronche
tu bronches
il/elle bronche
nous bronchions
vous bronchiez
ils/elles bronchent
Impératif
bronche (tu)
bronchons (nous)
bronchez (vous)
Plus-que-parfait
j'avais bronché
tu avais bronché
il/elle avait bronché
nous avions bronché
vous aviez bronché
ils/elles avaient bronché
Futur antérieur
j'aurai bronché
tu auras bronché
il/elle aura bronché
nous aurons bronché
vous aurez bronché
ils/elles auront bronché
Passé composé
j'ai bronché
tu as bronché
il/elle a bronché
nous avons bronché
vous avez bronché
ils/elles ont bronché
Conditionnel passé
j'aurais bronché
tu aurais bronché
il/elle aurait bronché
nous aurions bronché
vous auriez bronché
ils/elles auraient bronché
Passé antérieur
j'eus bronché
tu eus bronché
il/elle eut bronché
nous eûmes bronché
vous eûtes bronché
ils/elles eurent bronché
Subjonctif passé
j'aie bronché
tu aies bronché
il/elle ait bronché
nous ayons bronché
vous ayez bronché
ils/elles aient bronché
Subjonctif plus-que-parfait
j'eusse bronché
tu eusses bronché
il/elle eût bronché
nous eussions bronché
vous eussiez bronché
ils/elles eussent bronché

BRONCHER

(bron-ché) v. n.
Mettre le pied à faux. Un cheval peut broncher par maladresse ou par défaut d'aplomb.
Le cheval reculait toujours, ronflant, soufflant, et bronchant comme un cheval effarouché qu'il était [SCARR., Rom. com. II, ch. 13]
Votre cheval bronchant vous laissait dans la plaine [ROTR., Bélis. V, 5]
Quand bronchant lourdement en un mauvais passage [RÉGNIER, Sat. X]
Après ce mauvais pas où vous avez bronché [CORN., le Ment. IV, 5]
Fig. Hésiter, faillir.
Jamais au bout du vers on ne te voit broncher [BOILEAU, Sat. II]
Leur venin [de mes ennemis] qui sur moi brûle de s'épancher, Tous les jours en marchant m'empêche de broncher [BOILEAU, Épît. VII]
On marche devant Dieu ; mais, si on bronche, on se hâte de reprendre sa course [FÉN., XVIII, 383]
M. de Vendôme, secouru de M. du Maine, ne laissa pas Barbezieux broncher à son égard [SAINT-SIMON, 29, 78]

PROVERBE

    Il n'y a si bon cheval qui ne bronche, c'est-à-dire les plus habiles se trompent, font des fautes.
Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Thibaut fery de la hache qu'il tenoit, sur les espaules de Colart si grant cop qu'il le fist brunquier sur le col de son cheval [DU CANGE, broquerius.]
  • XVIe s.
    Le grand colosse, à ce coup estonné, D'un sault horrible alla bruncher par terre [DU BELLAY, V, 9, verso.]
    Le pré aux clers en est tesmoing, Où il n'y a si petit coing De muraille, qu'à coups de pierre On ne face bruncher par terre [ID., VII, 76, verso.]
    Le broncher d'un cheval, la cheute d'une tuile [MONT., I, 76]
    Mon jugement ne marche qu'à tastons, chancelant, bronchant, et chopant [ID., I, 155]
    C'est un coup de la fortune de faire bruncher nostre ennemy [ID., I, 242]
    Ce mulet passant au travers d'une riviere, et y estant [ayant] brunché [ID., II, 186]
    Le corps sans nom, sans chaleur et sans face, Comme un grand tronc broncha dessus la place [RONS., 596]
    ....le bois estant bronché [abattu] Fut par le fer artisan destranché [ID., 599]
    ....empeschant que cet illustre ouvrage, Basty par vous, n'est bronché de l'orage [AMADIS JAMYN, Poésies, p. 14, verso.]
    ....et par là bronche contre bas La plus dure espesseur des superbes murailles [ID., ib. p. 32]

ÉTYMOLOGIE

  • Norm. brucher ; de l'ancien français bronche, qui signifiait branche ; ancien espagn. broncha, même sens ; ital. bronco, tronc ; d'où broncher, parce qu'on se heurte contre un tronc d'arbre. Origine inconnue. On l'a rapporté au latin bronchus, le même que brochus, dent saillante (voy. BROCHE) ; mais le sens est peu satisfaisant. Diez met en avant l'ancien haut-allem. bruch, flamand brok, quelque chose de rompu, fragment ; mais il n'y a pas assez d'intermédiaires pour qu'on sorte de la pure conjecture.

broncher

BRONCHER. v. intr. Faire un faux pas... Une pierre m'a fait broncher. Un cheval qui bronche.

Figurément, au sens moral, il signifie Hésiter, se tromper, faillir. Il ne faut pas broncher devant lui. C'est un homme qui n'a jamais bronché. Cet écolier a récité sa leçon sans broncher.

Prov. et fig., Il n'y a si bon cheval qui ne bronche, Il n'y a point d'homme si honnête ou si habile qui ne fasse quelquefois des fautes, qui ne se trompe quelquefois.

broncher

Broncher, voyez Bruncher.

Synonymes et Contraires

broncher

verbe broncher
Manifester son désaccord.
Traductions

broncher

stumble

broncher

stumbli

broncher

tropezar

broncher

[bʀɔ̃ʃe] vi
sans broncher → without flinching, without turning a hair