bronze


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bronze

n.m.
1. Alliage de cuivre et d'étain : Statuette de bronze.
2. Objet d'art en bronze : Exposition de bronzes anciens.
Âge du bronze,
période préhistorique au cours de laquelle s'est diffusée l'utilisation du bronze, entre 4 000 et 2 000 ans avant Jésus-Christ.

BRONZE

(bron-z') s. m.
Airain, alliage de cuivre et d'étain connu depuis la plus haute antiquité ; les proportions des deux métaux varient selon la destination de l'alliage. Une colonne de bronze. Les canons sont faits de bronze.
Quel colosse de bronze et taillé doctement.... [TRISTAN, M. de Chrispe, I, 3]
La tyrannie.... Monstre aux bouches de bronze, arme pour cette guerre Ses cent yeux, ses vingt mille bras [A. CHÉN., 251]
Fig. Avoir un cœur de bronze, être dur, insensible.
âmes de bronze, humains ! celui-là fut sans doute Armé de diamant, qui tenta cette route, Et le premier osa l'abîme défier ! [LA FONT., Fabl. VII, 12]
Ah ! si ton cœur pour moi n'est de bronze ou de fer [MOL., l'Étourd. III, 12]
Le ciel ne m'a point fait l'âme de bronze [ID., l'Av. IV, 1]
J'étais de bronze pour tous ces esclaves qui vivaient sous mes lois [MONTESQ., Lett. pers. 15]
Malheur à l'homme de bronze qu'elle ne fléchit pas [DIDER., Sur les caract.]
Un charme qui fait tomber les portes de fer et qui amollit les cœurs de bronze [VOLT., Ingénu, 18]
Ces affreux préjugés qu'ils appellent devoir Ont sur ces cœurs de bronze un absolu pouvoir [ID., M. de Cés. I, 1]
Toute sculpture en bronze. Un beau bronze.
Que de cristaux, de bronzes, de colonnes, Tributs de l'amour à l'amour [BÉRANG., Pauv. femme.]
[Henri !] Tout un peuple a voué ce bronze à ta mémoire [V. HUGO, Odes, I, 6]
Les courtisans du cheval de bronze, s'est dit de filous qui se rassemblaient sur le pont Neuf, près de la statue d'Henri IV.
Terme de numismatique. Monnaie des anciens frappée en bronze. On divise les anciennes monnaies en médaillons, grand bronze, moyen bronze, et petit bronze. Dans le langage de l'archéologie, bronze désigne aussi bien le cuivre pur que le cuivre allié.
Poétiquement, canons.
Aux accents du bronze qui tonne La France s'éveille et s'étonne Du fruit que la mort a porté [LAMART., Méd. I, 15]
Folard, parvenu à sauver quelques bronzes, les place sur un tertre découvert [CHATEAUB., Natch. II, 12]
Bronze jaune ou or en coquille, oripeau d'Allemagne réduit en poudre. Bronze mou, voy. MOU.

REMARQUE

  • Bronze, féminin au XVIe siècle, a été longtemps d'un genre indécis.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    En la mortaise interieure, estoyt une lame de fin assier, enclavée sur la bronze corinthienne [RAB., Pant. V, 37]

ÉTYMOLOGIE

  • Espagn. bronce ; ital. bronzo ; napol. avrunzo ; bas-lat. bronzium. Muratori, que Diez approuve, le tire de bruno, brun, par l'intermédiaire d'un dérivé brunizzo, bruniccio, avec déplacement de l'accent. Ce déplacement d'accent fait quelque difficulté ; aussi peut-on penser au bas-latin bruntus, qui se trouve dans les gloses d'AElfricus avec le sens de livide.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    BRONZE. Ajoutez :
    Bronze acier, bronze à huit pour cent d'étain, coulé dans une épaisse coquille en fonte et autour d'un noyau en cuivre rouge ; il est dû au colonel autrichien Von Uchatius [, Journ. offic. 1er janv. 1875, p. 13, 1re col.]
    Le bronze moderne n'a pas la même composition que le bronze ancien ; le zinc y remplace l'étain.
    Il faudrait remonter à Keller pour retrouver le bronze véritable ; le mot générique de bronze a été conservé ; mais, à partir de l'époque de Louis XIV inclusivement, il n'y a plus eu, en réalité, qu'un alliage se rapprochant du laiton [, Enquête, Traité de comm. avec l'Angl. t. II, p. 142]

    ÉTYMOLOGIE

    • Ajoutez : M. Rossignol le tire de brunum aes, dit au lieu de aes nigrum, du grec, cuivre noir ou bronze ; dans le bas-grec, portes de bronze.

bronze

BRONZE. n. m. Alliage de cuivre, d'étain et accessoirement de plusieurs autres métaux (zinc, fer, plomb). Une statue de bronze. Un cheval de bronze. Des médailles de bronze. Graver sur le bronze. Fondeur en bronze. Couler dans le bronze.

Il se dit aussi de Tout morceau de sculpture de bronze. Voilà un beau bronze. Il aime les bronzes. Il a de beaux bronzes. Un bronze antique.

En termes d'Archéologie, il désigne le Cuivre pur et le cuivre allié.

En termes de Numismatique, Le grand bronze, le petit bronze et le moyen bronze, Les grandes, les petites et les moyennes médailles de bronze.

Fig., Avoir le coeur de bronze, un coeur de bronze, Avoir le coeur dur, insensible.

bronze

Bronze, c'est cuyvre, AEs Cyprium.

bronze


BRONZE, s. m. Les ouvriers le font fém. et Voiture les a suivis en cela: "Elles ne peuvent non plus la comparer à elle que la bronze à l'or. Mais les Auteurs qui parlent et écrivent le mieux, le font masc. et l'Acad. lui a doné ce genre, ainsi que Trév. et le Rich. Port. — 1°. Le bronze est un alliage de cuivre, d'étain et de zinc. Statue, médaille, cheval de Bronze.
   2°. On dit bronze pour figure de bronze. "Voilà un beau bronze. — En termes de Médâilles, on dit le grand, le moyen, le petit bronze; les grandes, moyènes, petites médâilles de bronze.
   3°. Coeur de bronze, se dit au figuré d'un coeur fort dur.

bronzé


BRONZÉ, ÉE, adj. Il se dit des peaux passées en noir; souliers bronzés. — "Des visages grossiers, bronzés par le hâle. Peyssonel.

Traductions

bronze

bronzeארד (ז), נחושת קלל (ז), קלל (ז), אָרָד, קָלָלbrons, bronzen kunstvoorwerpBronzeμπρούντζοςbroncebronzoبَرونْزbronzbronzepronssibroncaブロンズ청동bronsebrązbronzeбронзаbronsทองสัมฤทธิ์bronzđồng thiếc青铜青銅 (bʀɔ̃z)
nom masculin
métal de couleur brun foncé un vase en bronze

bronze

[bʀɔ̃z] nmbronze
la médaille de bronze → the bronze medal
en bronze [objets, statuette, armes] → bronze