brunet, ette

BRUNET, ETTE

(bru-nè, nè-t') s. m. et f.
Petit brun, petite brune.
Autant qu'une plus blanche il aime une brunette [RÉGNIER, Sat. VII]
Brunet, s. m. Espèce de merle.
Brunette, s. f. Espèce de bécasseau.
Anciennement, brunette, petite chanson tendre et d'un goût naturel et délicat.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    La dameiselle ot non Lunete, Et fu une avenanz brunete [CHRESTIEN DE TROIES, dans HOLLAND, Chrestien de Troies, p. 75]
  • XIIIe s.
    Car ausinc bien sunt amoretes Sous buriaus comme sous brunetes [étoffe fine presque noire] [, la Rose, 4348]
    Desous le front sont li sorcil Brunet et estroit et soutil [, Bl. et Jeh. 263]
    Prenez garde à celui qui chanta cest motet ; S'avoie à faire ami, le feroie brunet, Salut d'amors [JUBINAL, t. II, p. 239]
  • XVe s.
    Si fut enfant.... de joyeux visaige, un peu sur le brunet et assez coulouré [, Bouciq. I, ch. 2]
    J'achateray, ou gris, ou verd, Et pour un blanchet, Guillemette, Me faut trois quartiers de brunette [, Patelin]
  • XVIe s.
    Allegez moy, douce, plaisant brunette [MAROT, III, 119]
    La brunete Marguerite [ID., III, 135]
    J'aime la blanche et j'aime la brunette [YVER, p. 627]

ÉTYMOLOGIE

  • Diminutif de brun ; bourguig. breugnotte.