butté

butte

BUTTE. n. f. Petit tertre, petite élévation de terre. Au haut de la butte. Monter sur une butte.

Il se dit, par extension, d'une Colline. La butte Montmartre. Les Buttes-Chaumont.

Il se dit particulièrement d'une Petite élévation de terre ou de maçonnerie, où l'on place un but pour tirer au blanc. La butte du polygone, pour le tir de l'artillerie.

Fig., Être en butte à, Être exposé à. Être en butte aux coups de la fortune. Être en butte à la raillerie, aux plaisanteries. On dit dans le même sens Mettre en butte à, Exposer à.

butte


BUTTE, ou BUTE, s. f. BUTTER, ou BUTER, v. n. Butte est 1°. une motte de terre relevée naturellement ou par artifice: "Au haut de la butte. — 2°. Il se dit particulièrement d'une élévation de terre ou de maçonerie, où l'on place le but où l'on tire.
   Être en butte se dit au figuré, et régit la prép. à: "Il est en butte aux persécutions. Le Trad. de l'Hist. de M. Hume dit, se trouver en but, pour, en butte: "Henry (VII) se trouvoit en but aux plus grands dangers. Et dans l'Ann. Litt. "en but aux soupçons les plus noirs. — Bossuet dit, avoir en butte, pour, avoir en vûe: "Vous vous éloignez encore plus les uns des autres que vous ne faites de l'Église, que vous aviez principalement en butte. Je doute que cette expression soit française. À~ la vérité, elle est plus énergique qu'avoir en vûe, mais elle n'est pas aussi autorisée.
   BUTTER, c'est 1°. Fraper au but. Il ne se dit en ce sens qu'au Billard. = 2°. Se buter, se fixer, se déterminer: "Je me butte à cela: c'est à quoi je me butte. — En parlant de deux persones, être contraire l'une à l'aûtre: "Ils se sont buttés l'un contre l'autre. — Bourdalouë done ce sens à l'actif. "On passe les années, et souvent toute la vie, à butter sans cesse un homme, à le chagriner, à le traverser.
= 3°. Buter, tendre à quelque fin. "Il bute à une telle charge. "Un Savant peut-il buter à d'autres récompenses qu'à la louange et à l'estime. Neufville, Vie de Leibnitz.