câlin, ine

CÂLIN, INE

(ka-lin, li-n') s. m. et f.
Celui, celle qui n'a ni activité, ni intelligence. C'est un câlin.
Cajoleur, cajoleuse. Voyez le câlin, la câline ! Adj. Avoir l'air câlin. Un enfant câlin.
Trompés par des flatteurs câlins, Que de rois se disent les pères D'enfants qui se croient orphelins ! [BÉRANG., Math. Bruneau.]
Ce mot est familier.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Quelqu'un de la serée nous contant que les calins ne laissent, pour estre tous cousus de poux [insectes], de rire et de se moquer [BOUCHET, Serées, 30]

ÉTYMOLOGIE

  • Wallon, calin, coquin. Il y a, dans le provençal, calina, chaleur, acalinar, échauffer, dans l'ancien français, chaline, qui ont pu donner câlin, celui qui se chauffe au lieu de s'évertuer. C'est une conjecture pour une étymologie qu'on ignore. D'un autre côté, si l'on connaissait la provenance de ce mot, et si l'on savait qu'il vînt du Nord, on pourrait le rattacher au wallon calin qui signifie de chien (faim caline, faim canine).