caché, ée

CACHÉ, ÉE

(ka-ché, chée) part. passé.
Dérobé à la vue. Serpent caché sous l'herbe, sous terre. Caché aux regards du peuple. J'ai tenu ce proscrit caché chez moi. Écueils cachés. Sentiers cachés. Il y a quelque piége caché.
On m'élevait alors solitaire et cachée Sous les yeux vigilants du sage Mardochée [RAC., Esth. I, 1]
Sous un épais sourcil il avait l'œil caché [LA FONT., Fabl. XI, 7]
Les lois de la communication de la chaleur, dont la découverte honorera peut-être notre siècle, mais qui sont encore à demi cachées aux yeux des physiciens [CONDORCET, Bucquet.]
Fig. Douleur cachée. Passions cachées. Haine cachée.
Dieu qui rapporte tous ses conseils à la conservation de sa sainte Église et qui, fécond en moyens, emploie toutes choses à ses fins cachées [BOSSUET, Reine d'Anglet.]
J'ignore de son cœur les sentiments cachés [MOL., Misanth. I, 3]
La vertu dans l'oubli ne sera plus cachée [RAC., Esth. II, 5]
Songez combien de fois vous m'avez reproché Un silence témoin de mon trouble caché [ID., Baj. V, 4]
C'est un trésor caché, se dit d'une personne d'un grand mérite qui n'est pas connu. N'avoir rien de caché pour quelqu'un, lui tout dire, ne lui rien dissimuler.
Je n'ai rien de caché pour Votre Excellence [BOSSUET, Lett. 286]
Qui dissimule. C'est un esprit caché.
En termes de musique, quinte, octave cachée, quinte ou octave qui n'est pas réellement écrite, mais qui se montrerait si l'on remplissait les intervalles : ce qui, dans une pièce à plusieurs parties marchant par mouvement semblable, est presque toujours une faute.
Terme de botanique. Radicule cachée, radicule couverte par la base prolongée des cotylédons.