caillette

(Mot repris de cailletais)

caillette

n.f. [ dimin. de l'anc. fr. cail, du lat. coagulum, présure ]
Quatrième poche de l'estomac des ruminants, qui sécrète le suc gastrique.

CAILLETTE1

(ka-llè-t', ll mouillées, et non ka-yè-t') s. f.
Quatrième estomac des animaux ruminants, ainsi nommé parce que le liquide acide qui en humecte la surface interne a la propriété de faire cailler le lait.
Chose caillée qui sert à la confection des fromages [, Tableau annexé au décret du 31 déc. 1866, concernant les établissements insalubres]
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HISTORIQUE

  • XIVe s.
    La fraze, c'est la caillette, la pance et les boyauls, lesquels les tripiers vendent tous nettoiés [, Ménagier, II, 5]
  • XVIe s.
    Aux lieux qu'on vendoit jadis les friandises de langues, caillettes et pieds de mouton [, Sat. Mén. p. 109]

ÉTYMOLOGIE

  • Cailler 1.

CAILLETTE2

(ka-llè-t', ll mouillées, et non pas ca-yè-t') s. f.
Personne qui a du babil et point de consistance. Cet homme est une franche caillette.
Les acteurs, qui étaient pour la plupart des caillettes de Parisiens [, Francion, liv. IV, p. 142]
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Canillac lui reprocha [à Brancas] la futilité de son esprit, et son incapacité d'affaires et de secrets, et qu'en un mot il n'était qu'une caillette [SAINT-SIMON, 447, 232]
L'aîné [des fils de Larochefoucauld] était sans table, sans équipage, mais de grands biens, une cour de caillettes de Paris le soir chez sa femme [ID., 352, 143]
....Chez l'espèce femelle, Il brille encor, malgré son poil grison ; Et n'est caillette en honnête maison Qui ne se pâme à sa douce faconde ; En vérité caillettes ont raison ; C'est le pédant le plus joli du monde [J. B. ROUSS., Livr. II, ép. 6]
N'allez pas croire qu'elle examine jamais avec nos caillettes de Paris et nos aristarques modernes.... [DIDER., Corresp. dans LAVEAUX]
Il ne peut y avoir que quelques esprits rampants et subalternes et quelques caillettes qui daignent modeler leur façon de penser sur la sienne [MONTESQ., Correspondance, 56]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Jamais nous n'avons eu que du mal par ces caillettes d'Italians illec [D'AUB., Faen. III, 19]
    Et nous grands badaux, et caillettes, sots en latin et en français, de l'avoir enduré [, Sat. Mén. p. 83]
    Ce n'est pas sans cause que les autres nations nous appellent caillettes, puis que comme pauvres cailles coiffées, et trop credules, les predicateurs et sorbonnistes, par leurs caillets [appeaux] enchanteurs, nous ont fait donner dans les retz des tyrans [, ib. p. 160]

ÉTYMOLOGIE

  • Diminutif de caille : ne valant pas mieux qu'une caille, ou gazouillant comme une caille.
  • Dans le commencement du XVIe siècle, il y avait un personnage fictif, très populaire ; c'était l'innocent Caillette, sur lequel on trouve beaucoup de renseignements dans la Vie et Trespassement de Caillette, 1514 (Recueil des poésies françoises des XVe et XVIe siècles, par A. de Montaiglon et James Rothschild, t. X, 1875). Ce personnage explique fort bien l'emploi que la Satire Ménippée, d'Aubigné et d'autres font du mot caillette (voy. l'historique).

CAILLETTE3

(ka-llè-t', ll mouillées) s. f.
Un des noms vulgaires du pétrel.

caillette

CAILLETTE. n. f. Le quatrième compartiment de l'estomac des animaux ruminants qui contient la présure à cailler le lait.

Il désigne aussi la Masse de lait caillé qui sort à faire des fromages.

caillette

CAILLETTE. n. f. Femme frivole et babillarde. C'est une caillette. Les caillettes du quartier. Propos de caillette.

Il se dit encore d'une Variété de pétrel dont le plumage est identique à celui de la caille.

caillette

Caillette De mouton, Scrotum veruecinum.

caillette


CAILLETTE, s. f. [kâ-gli-è-te: 1re lon. 2e è moy. mouillez les ll; 3e e muet.] 1°. La partie du chevreau, de l'agneau, du veau, qui contient la présûre à câiller le lait. — 2°. Femme frivole et babillarde: "C'est une câillette; la câillette du quartier. On le dit dans le même sens des hommes, qui sont femmes sur l'article.
   Rem. CAILLETTE était le nom du Fou de François I. Depuis on a dit: fou comme Caillette, c'est un Câillette. — On le dit assez volontiers aujourd' hui dans le sens cité plus haut.
   Où diable preniez-vous qu'il avoit de l'esprit?
   C'est un original, qui ne sait ce qu'il dit;
   Un de ces merveilleux, gâtés par des câillettes.
       Méch.
  Et du Pinde les neuf Câillettes
  Dont tu fus si long-temps la cour,
  Vinrent l'adulant tour à-tour
  Lui céder lyres et trompettes.
Épître à Corneille sur les Mûses Rivales, Drame, où Voltaire a été couroné comme le Roi du Théâtre et de tout l'empire de la Littératûre.

Traductions

caillette

rennet‐stomach, abomasum, rennet-stomach

caillette

lebmaag, leb, lebbe

caillette

melkpens

caillette

Fettmagen, Labmagen

caillette

abomaso

caillette

vinstur

caillette

abomaso

caillette

abomaso