calice


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calice

n.m. [ lat. calix, calicis, coupe, du gr. ]
1. Dans la religion catholique, vase sacré dans lequel est consacré le vin, à la messe.
2. Ensemble des sépales d'une fleur.
Boire le calice jusqu'à la lie,
Litt. supporter jusqu'au bout les pires vexations, les plus grands malheurs.

calice

(kalis)
nom masculin
1. religion vase sacré dans lequel on consacre le vin pendant la messe un calice d'or
figuré subir une humiliation, une épreuve pénible jusqu'à la fin
2. botanique ce qui entoure les pétales d'une fleur quand elle est en bouton Le calice protège la fleur.

CALICE1

(ka-li-s') s. m.
Vase qui sert à la messe pour la consécration du vin. Calice d'or. Élever le calice.
Nos calices avaient cherché leurs noms parmi les plantes, et le lis leur avait prêté sa forme [CHATEAUB., Génie, IV, I, 2]
Le calice, objet de la guerre des Hussites dans le XVe siècle qui demandaient que la communion se fît sous les deux espèces, et que le calice fût donné au communiant.
Ferdinand 1er demandait que le calice fût accordé aux laïques [VOLT., Mœurs, 172]
Familièrement. Être doré comme un calice, porter des habits chargés de galons d'or.
Dans un sens mystique et de dévotion.
Il avala jusqu'au fond le calice de Jésus-Christ, lorsque, choisi pour sauver ce peuple, il lui en fallut supporter les révoltes [BOSSUET, Hist. II, 3]
Buvons avec lui le calice de sa passion [ID., Serm. Quinq. 1]
Il faut que nous participions à son calice, si nous voulons partager sa gloire [MASS., Carême, Mot. de conversion.]
Figurément et dans le langage général, boire le calice, souffrir quelque chose de pénible, de douloureux.
Il faut avaler ce calice [SÉV., 416]
Quoi ! du calice amer d'un malheur si durable Faut-il boire à longs traits la lie insupportable ? [VOLT., Alz. V, 3]
Si le Fils de l'homme trouva le calice amer, comment un ange l'eût-il porté à ses lèvres ? [CHATEAUB., Génie, I, I, 4]
Souvent, las d'être esclave et de boire la lie De ce calice amer que l'on nomme la vie [A. CHÉNIER, Él. 36]
Mes lèvres à peine ont goûté Le calice amer de la vie [LAMART., Méd. I, 25]

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Je li dorrai [donnerai] le grant tresor de l'arche ; N'i demorra ne galice ne chape [, Li coronemens Looys, 434]
    Le caliz del salvedur receverai [, Liber psalm. p. 178]
    .... E le chalice d'or où li sainz out chanté [, Th. le mart. 182]
  • XIIIe s.
    Mais sa terre en fut moult grevée et les eglises del regne, car il lor convint mettre jusques as calices, et canterent lonc tans en calisces d'estain [, Chr. de Rains, p. 56]
    Mes s'aucuns a galisces ou vestemens ou autres chozes por Dieu servir, bien les pot prester.... [BEAUMANOIR, XXXVIII, 14]
    Es mains tint le calisse et l'oublie a saisie [, Ch. d'Ant. I, 430]
    Que on embleroit nos calices Devant nous à la table Dé [de Dieu], Fabliaux [BARBAZAN, I, 76]
    Cist veissiaus où men sanc meïs, Quant de men cors le requeillis, Calices apelez sera, le Roman de St-Graal [DE LABORDE, Émaux, p. 183]
  • XIVe s.
    Je donray de Bertran d'argent tout son pesant, Et ne deüst avoir en Espaigne la grant Calice sur autel jamais en mon vivant [, Guesclin, 12146]
  • XVIe s.
    Et a la coustume tant gaigné, qu'on n'oseroit quasi comparoistre en bonne compagnie, qu'on ne soit doré comme un calice [LANOUE, 161]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. calitz ; espagn. caliz ; ital. calice : de calix, du grec, vase à boire et cavité. Chateaubriand, dans l'exemple cité au commencement, suppose que calice a été dit du calice des fleurs, c'est une erreur ; il a été dit de calix, vase.

CALICE2

(ka-li-s') s. m.
Terme de botanique. Enveloppe extérieure en forme de coupe, le plus ordinairement de couleur herbacée et qui renferme la corolle et les organes sexuels de la fleur.
Pourquoi relevez-vous, ô fleurs, vos pleins calices, Comme un front incliné que relève l'amour ? [LAMART., Harm. I, 3]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Feuilles, fleurs, calices, espis [PARÉ, t. III, p. 635]

ÉTYMOLOGIE

  • Calyx, calice des fleurs, en grec : enveloppe et cacher. Les dictionnaires latins distinguent calix, coupe, et calyx, calice de fleurs ; de là la distinction en français.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    2. CALICE. Ajoutez :
    Terme de zoologie. Nom donné à la capsule qui contient l'ovule dans l'ovaire de la poule.

calice

CALICE. n. m. Coupe, chez les anciens, et particulièrement Vase sacré où se fait la consécration du vin dans le sacrifice de la messe. Calice d'or. Calice d'argent. Élever le calice.

Fig., Boire le calice. Boire le calice jusqu'à la lie. Voyez BOIRE. On dit aussi dans ce sens Un calice d'amertume.

calice

CALICE. n. m. T. de Botanique. Enveloppe extérieure de la corolle de beaucoup de fleurs. Calice simple, double, commun, etc.

calice

Calice, Calix.

calice


CALICE, s. m. Le vâse sacré où se fait la consécration du vin dans le sacrifice de la Messe. — Dans le langage de l'Écritûre et au figuré, coupe remplie d'amertume, de maux, de douleurs. "Dieu fera boire aux pécheurs le calice jusqu'à la lie. "Mon Père, s'il est possible, que ce calice pâsse loin de moi. On dit, familièrement, dans le 1er sens, doré comme un calice, de celui qui a des habits couverts d'or; et dans le 2d sens, boire ou avaler le calice, se soumettre à des chôses dûres et fâcheûses, les soufrir contre son gré.

Traductions

calice

chalice, calyx

calice

cáliz

calice

calice

calice

Kelch

calice

花萼

calice

[kalis] nm
(RELIGION)chalice
(BOTANIQUE)calyx