calus

CALUS

(ka-lus') s. m.
Durillon produit par le frottement.
Le seul produit de la terre cultivée par des mains laborieuses, endurcies de calus et mouillées de larmes, doit des tributs à la puissance législatrice et exécutrice [VOLT., l'Homme aux 40 écus, aventure avec un carme.]
Fig. Endurcissement de cœur. Le méchant se fait un calus contre le remords.
Cal, espèce de soudure qui réunit les fragments d'un os.
Terme de botanique. Excroissance arrondie formée après la rupture d'une branche, l'incision de l'écorce, etc.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    On voit aux bestes brutes, qui auront quelque jambe ou autre partie rompue, le callus estre refait sans aide de nul medicament [PARÉ, Introd. 27]
    Ce qui unist les os ensemble, est appellé callus [ID., ib. VII, 4]

ÉTYMOLOGIE

  • Le même que cal (voy. ce mot).

calus

CALUS. n. m. Voyez CAL.

calus


CALUS, s. m. [On pron. l's.] Espèce de noeud, qui se forme d'une humeur épaissie, et qui rejoint les parties d'un ôs rompu: "Le calus est fait. — On le dit figurément, de l'endurcissement de l'esprit et du coeur, qui se forme par la longue habitude, bone ou mauvaise: Ce Juge s'est fait un calus contre les sollicitations; cet homme contre les misères du prochain; ce méchant, cet impie, contre les remors de sa conscience. — Il se prend plus souvent en mauvaise qu'en bone part.

Traductions

calus

callus