camisade

CAMISADE

(ka-mi-za-d') s. f.
Attaque de nuit, dirigée ordinairement contre une ville ou un lieu fortifié. Il vieillit.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Tout consterné de cette camisade qu'on venoit de donner à ses troupes [, Mém. sur du Guesclin, ch. XXX]
    Et combien qu'ordinairement on ne vist gueres donner de camisades aux armées, d'autant plus faciles à executer estoyent-elles pource qu'on s'en gardoit moins [LANOUE, 567]
    Au siege de Vulpian, en 1555, le baron de Chipy fit mettre en camisade ses soldats, et à coup perdu se jetta dans le fossé [MONTLUC, Mémoires, t. I, p. 535, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Camisa ou camisia, chemise (voy. ce mot), parce que, dans ces sortes d'attaques, les assaillants mettaient leurs chemises par-dessus leurs armes, pour se reconnaître entre eux, ce que dit Furetière, mais peut-être plutôt parce que cette attaque nocturne surprenait en chemise les assaillis.

camisade

CAMISADE. s. f. Attaque faite la nuit ou de grand matin, par des gens de guerre, pour surprendre les ennemis. Donner une camisade. Il est vieux.

camisade


CAMISADE, s. f. CAMISARD, s. m. [Kamizade, mizar.] Ataque faite de nuit, ou de grand matin, pour surprendre l'Énemi. Doner une camisade. — Camisard est le nom de certains Fanatiques des Cevennes, qui se soulevèrent du temps de Louis XIV. — Ces deux mots viènent de camise, qu'on a dit autrefois en France, et qu'on dit encôre en Languedoc et en Provence, au lieu de chemise. — Tant les soldats, qui donaient des camisades, que les Camisards, mettaient leur chemise sur leurs armes, pour se reconaître dans l'obscurité.