carnage

carnage

n.m. [ du lat. caro, carnis, chair ]
Massacre sanglant de personnes ; tuerie de nombreux animaux : Le responsable de ce carnage va être jugé par un tribunal international boucherie, hécatombe

CARNAGE

(kar-na-j') s. m.
Massacre, tuerie.
Remets dans ton esprit, après tant de carnages, De tes proscriptions les sanglantes images [CORN., Cinna, IV, 3]
Sylla fit des carnages effroyables et traita durement le peuple [BOSSUET, Hist. III, 7]
Sapor fit un effroyable carnage des chrétiens [ID., Avert. 5]
Il y eut beaucoup de carnage des ennemis [PELLISSON, II, 153]
Cieux, éclairerez-vous cet horrible carnage ? [RAC., Esth. I, 3]
Déjà de traits en l'air s'élevait un nuage, Déjà coulait le sang, prémices du carnage [ID., Iph. V, 6]
Un poignard à la main, l'implacable Athalie Au carnage animait ses barbares soldats [ID., Athal. I, 2]
Quel carnage de toutes parts ! On égorge à la fois les enfants, les vieillards, Et la sœur et le frère, Et la fille et la mère [ID., Esth. I, 5]
La gent maudite aussitôt poursuivit Tous les pigeons, en fit ample carnage [LA FONT., Fab. VII, 8]
Il [Moïse] est préservé du carnage général des enfants de sa nation [MASS., Conf. Amb. des clercs.]
Se dit aussi de la façon de se nourrir des bêtes féroces.
Jamais de liberté, ni pour les pâturages, Ni d'autre part [des loups] pour les carnages [LA FONT., Fab. III, 13]
Terme de chasse. Action des chiens qui dévorent un animal.
Terme d'équarisseur. Toute espèce de charogne.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Nus ne puet ne ne doit ouvrer en charnage puis vespres sonans, au dit mestier, ne en quaresme, puis complie sonant [, Livre des métiers, 48]
    En charnage le vendredi [RUTEB., II, 176]
  • XVe s.
    Car karesme vient et commande à charnaige, tant qu'on le mande, Que pour ung temps se tire arriere [CH. D'ORL., Rondeau.]
  • XVIe s.
    Qui faict le loup sortir du bois ? default de carnaige [RAB., Pant. III, 14]
    Retournez au logis, braves de la conqueste, Le muffle ensanglanté, le corps navré de coups, Ou vous serez ce soir le carnage des loups [RONS., 670]

ÉTYMOLOGIE

  • Picard, carnage, temps où l'on mange de la viande ; provenç. carnatge ; anc. espagn. carnage ; portug. carnagem ; ital. carnaggio, tas de chair ; du bas-lat. carnaticum, tas de chair, temps où l'on mange de la chair, de caro, carnis, chair (voy. CHAIR) ; de là le sens de boucherie et tuerie.

carnage

CARNAGE. n. m. Massacre, tuerie. Il se dit principalement en parlant des Hommes. On a fait un grand carnage des ennemis, un horrible carnage. Le carnage dura jusqu'à la nuit. La soif du carnage. Être altéré de carnage. Faire un grand carnage de cerfs, de sangliers, de lièvres, de perdrix, etc., En tuer beaucoup.

Il se disait aussi de la Chair d'autres animaux dont se nourrissent les bêtes sauvages. Les lions, les tigres, les loups vivent de carnage.

carnage

Carnage, id est, Tuerie, Strages. Faire grand carnage, c'est faire grande tuerie et occision, Magnam caedem facere.

Carnage, Picardis est ea pars anni qua licet vesci carnibus. Franci dicunt Charnage.

carnage


CARNAGE, s. m. Massacre, tûerie. Il se dit plus particulièrement des hommes. "On fit un grand carnage, un horrible carnage des énemis. — À~ la chasse on le dit des animaux: on a fait un grand carnage de cerfs, de sangliers, de lièvres, de perdrix.
   CARNAGE, signifie aussi charogne; les lions, les tigres, les loups vivent de carnage. "L'odeur du carnage attire le loup de plus d'une lieue. Bufon.

Synonymes et Contraires

carnage

nom masculin carnage
Massacre sanglant.
Traductions

carnage

carnage, slaughterאבחה (נ), הרגה (נ), זביחה (נ), טבח (ז), מרחץ דמים (ז), קטל (ז), שחיטה (נ), שְׁחִיטָה, קֶטֶל, מֶרְחַץ דָּמִים, טֶבַחbloedbad, slachtingcarnicería, matanzaμακελειόcarneficina, strageblodbad대학살blodbad (kaʀnaʒ)
nom masculin
action de tuer plusieurs personnes ou animaux

carnage

[kaʀnaʒ] nmcarnage, slaughter
arrêter le carnage → to stop the carnage