casaque


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casaque

n.f. [ d'un mot persan signif. « jaquette » ]
1. Veste des jockeys.
2. Veste de femme qui recouvre la jupe jusqu'aux hanches.
Tourner casaque,
Fam. changer de parti, d'opinion : Au vu de ces sondages catastrophiques, il a tourné casaque.

casaque

(kazak)
nom féminin
veste pour monter à cheval Le jockey porte une casaque rouge.

CASAQUE

(ka-za-k') s. f.
Habillement dont on se sert comme d'un manteau, et qui a ordinairement des manches fort larges.
On portait alors des casaques par-dessus un pourpoint orné de rubans [VOLT., Louis XIV, 25]
Jésus-Christ, revêtu d'une casaque de pourpre, fut présenté aux Juifs par Pilate [CHATEAUB., Itin. II, 233]
Casaque, nom donné aux manteaux que portaient les mousquetaires, les gardes du corps. Il a pris la casaque, il a rendu la casaque, se disait pour : entrer dans les compagnies des mousquetaires ou en sortir. Fig. Tourner casaque, abandonner.
Molès, ambassadeur d'Espagne à Vienne, finit en tournant casaque et se donnant à l'empereur [SAINT-SIMON, 91, 199]
On me mande qu'il m'a tourné casaque publiquement [VOLT., Lett. vers, 36]
Cette locution vient de ce que tourner casaque veut dire ou tourner le dos, fuir, ou retourner son habit.
Surtout fait d'étoffe grossière. Une casaque de forçat.
Sorte de manteau de femme ajusté ou demi-ajusté à la taille.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Quelquesfois par boutade et par caprice je prenois quelque casaque d'un des pionniers de sa compaignie [D'AUB., Faen. IV, 7]
    Il eut sa casaque percée d'une arquebusade [ID., Vie, XLIV]
    Il y a eu trois tournures de casaques en France qui ont bien porté dommage, M. de Bourbon, Moron et André Doria [BRANT., Doria.]
    Il sembloit à ce pauvre homme [qui se donnait pour partisan du roi] qu'au travers de son masque et des croix de sa casaque on iroit lire jusques dans son cœur ses secrettes intentions [MONT., II, 44]

ÉTYMOLOGIE

  • Espagn. et portug. casaca ; ital. casacca ; sans doute de casa (voy. CASE) : vêtement de maison. Diez, qui adopte cette opinion, indique à l'appui du sens le bas-latin casula qui, signifiant petite maison, a pris le sens de cape, et à l'appui du suffixe (cas-acca), l'italien guarn-acca, robe de chambre. Ajoutez à ces arguments le bas-latin cazeta, sorte de vêtement.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    CASAQUE. Ajoutez :
    Terme de turf. Veste de soie à manches, de couleur voyante et aux couleurs de l'écurie, dont se revêtent les jockeys ou les gentlemen-riders pour courir, de façon qu'on les distingue de loin et qu'on puisse les discerner entre eux.

    ÉTYMOLOGIE

    • Ajoutez : à côté de la dérivation par casa, qui n'est pas tout à fait sûre, faut-il prendre en considération le persan kazaguend, kazaghend, kazaghendisch, jaquette de coton ou de soie piquée et bourrée, que l'on portait à la guerre en guise de cuirasse ? Le mot paraît être turc, d'après M. Mohl, qui n'en connaît pas de mention plus ancienne que celle qui est dans Firdousi, Livre des Rois, t. VII, p. 206, c'est-à-dire au Xe siècle ; ce qui exclut l'idée que le mot et la chose eussent été portés en Orient par les croisés. D'un autre côté, les langues slaves ont cosaque et casaque ; cette étymologie donnée, au XVIIe siècle, par Guyet, paraît très vraisemblable à M. Gaston Paris, qui y compare polonaise, cravate, palatine, limousine, etc. Au XVIe siècle, en France, casaque désigne spécialement le manteau des cavaliers.

casaque

CASAQUE. n. f. Sorte de vêtement de dessus porté par les femmes.

Il se disait autrefois d'une Sorte de manteau militaire, qui avait ordinairement des manches fort larges. Les mousquetaires portaient des casaques.

Fig. et fam., Tourner casaque, Tourner le dos à ceux de son parti, changer de parti.

casaque

Casaque, f. penacut. Est une maniere de saye, qui a l'espauliere de la manche froncée, large et beant, et n'a nul manchon ou mancheron, qui est l'ancienne facon d'icelle casaque, habillement usité és compagnies d'hommes d'armes et archers et costiliers d'iceux, et est bigarrée par demy losanges, ou de diverses estoffes de deux ou plusieurs couleurs, ou d'une mesme estoffe de plusieurs couleurs, servant de sur-vestement à l'homme armé, pour cognoissance de la compagnie dont il est. Lesquelles couleurs estoient et sont la livrée, cognoissance, ou enseigne, qu'on disoit anciennement, des chefs et capitaines de telles compagnies, pour s'entre-discerner les unes des autres en une armée ou bataille, se rallier plus aiséement, et veoir par le chef et general de l'armée, quels estoient les bien ou mal-faisans en une journée, assignée, ou forcée, et en une rencontre. Ces casaques, comme la proüesse des anciens hommes d'armes de France, a prins mutation en pis en leurs successeurs, ont changé aussi de facon pour la pluspart pour le regard des manches, qu'on fait estroites, longues et pendantes, retroussées par derriere en la ceinture, en cornetes, manches ou queües de chapperons. Les hocquetons retiennent l'ancienne facon des casaques. De ce mot Casaque est Casaquin diminutif, qui est, un habillement non pas d'ordonnances, mais commun, vil et plebeie.

casaque


CASAQUE, s. f. Espèce de surtout qui a des manches fort larges. — Proverbialement, tourner casaque, c' est changer de parti. Suivant le Rich. Port. c'est aussi fuir, se retirer: mais il n'est guère d'usage dans ce sens.

Traductions

casaque

blouse, jacket

casaque

camice

casaque

[kazak] nf [jockey] → blouse