casuiste


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casuiste

n.m. [ du lat. casus, cas de conscience ]
En théologie, spécialiste de la casuistique.

CASUISTE

(ka-zui-st') s. m.
Théologien qui s'applique à résoudre les cas ou les difficultés de conscience par les règles de la raison et du christianisme.
Si les Jésuites n'avaient que des casuistes relâchés, ils ruineraient leur principal dessein qui est d'embrasser tout le monde, puisque ceux qui sont véritablement pieux cherchent une conduite plus sûre ; mais comme il n'y en a pas beaucoup de cette sorte, ils n'ont pas besoin de beaucoup de directeurs sévères pour les conduire ; ils en ont peu pour peu ; au lieu que la foule des casuistes relâchés s'offre à la foule de ceux qui cherchent le relâchement [PASC., Prov. 5]
Le christianisme est bien différent dans les livres saints et dans les casuistes [PASC., J.-C. 13]
Le meilleur de tous les casuistes est la conscience [J. J. ROUSS., Ém. IV]
Comme il y a un nombre infini d'actions équivoques, un casuiste peut leur donner un degré de bonté qu'elles n'ont point, en les déclarant bonnes [MONTESQ., Lett. pers. 57]
Par extension.
L'amour a des casuistes D'avis fort différents dans sa religion ; Il a ses Escobars, il a ses jansénistes [CHAULIEU, Ép. à Lafare, 1703]

ÉTYMOLOGIE

  • Espagn. casuista ; ital. casista ; de casus, cas de conscience (voy. CAS). Il est écrit deux fois casuite dans Thiers, Superstitions, préface, éd. de 1697. Nous voyons par la 8e réflexion critique de Boileau sur Longin que Perrault écrivait toujours casuite ; Boileau lui reproche cette orthographe et dit qu'il faut écrire et prononcer casuiste.

casuiste

CASUISTE. n. m. Celui qui s'occupe de casuistique. Casuiste sévère, rigide, complaisant.

casuiste


CASUISTE, s. m. Théologien qui enseigne la Théologie morale, et qui résoud les câs de conscience. Acad. Celui qui écrit ou que l'on consulte sur les câs de conscience, et qui en fait son étude. Trév. Cette définition est plus juste que celle de l'Académie. On le dit sur tout des Auteurs, qui ont imprimé.
   Rem. Perraut, Marivaux et aûtres, ont dit Casuite sans s. Boileau relève cette faute dans le 1er, qui avait écrit consultes avec une s à l'impératif. "Je lui conseille, dit ce célèbre Critique, de renvoyer cette s au mot Casuite, qu'il écrit toujours ainsi, quoiqu'on doive toujours écrire et prononcer Casuiste.

Traductions