cautère


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cautère

n.m. [ du gr. kautêrion, brûlure ]
En médecine, tige métallique chauffée ou substance chimique, que l'on utilise pour brûler un tissu organique et détruire des parties malades ou arrêter un écoulement de sang.
Un cautère sur une jambe de bois,
un remède inutile ; un moyen inefficace.

CAUTÈRE

(kô-tê-r') s. m.Terme de médecine.
Agent chimique ou corps brûlant dont on se sert pour désorganiser une portion des tissus organiques, et la convertir en eschare. Cautère actuel, instrument de métal qu'on fait chauffer pour cautériser. Cautère potentiel, toute substance qui a chimiquement la faculté de brûler.
Petit ulcère artificiel, arrondi, que l'on ouvre dans les parties où abonde le tissu cellulaire. Panser, entretenir, supprimer un cautère.
L'une se plaint des reins et l'autre d'un cautère [RÉGNIER, Sat. X]
Le vieux galant passait pour être garni de cautères [SAINT-SIMON, 127, 146]
Fig. et populairement. C'est un cautère sur une jambe de bois, c'est-à-dire c'est un remède inutile, une chose qui ne peut avoir aucun résultat. Par plaisanterie, cautère royal s'est dit autrefois pour la marque que la justice infligeait à certains condamnés.
Le nuage est fort épais ; j'ai bien peur que, s'il vient à crever, il ne grêle sur mon dos force coups de bâton, ou que, par quelque ordonnance plus forte que toutes celles des médecins, on ne m'applique tout au moins un cautère royal sur les épaules [MOL., Le médecin volant, 14]

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Et en medecine c'est legiere chose de savoir ce que il est dit du miel et du vin et de ellebore et de cauteres et de incisions [ORESME, Eth. 164]
  • XVIe s.
    Je dis derechef qu'il n'est besoin de paroles à ceux qui ont esté quelquefois piqués du cautere de la conscience [CALV., 68]
    Le pecheur navré du cautere de son peché, et comme brisé par la terreur de l'ire de Dieu [ID., Instit. 461]
    Medecines, purgations, cautheries, saignées et scariffications [CARLOIX, VI, 50]

ÉTYMOLOGIE

  • En grec, brûler (voy. CAUSTIQUE) ; provenç. cauteri ; esp. et ital. cauterio.

cautère

CAUTÈRE. n. m. T. de Médecine. Instrument qui sert à brûler les tissus.

Il se dit aussi de l'Ulcération artificielle que l'on provoque à l'aide d'un caustique pour entretenir la suppuration. Panser un cautère. Laisser fermer un cautère.

Prov. et fam., C'est un cautère sur une jambe de bois, C'est un remède qui ne peut servir à rien.

cautere

Cautere, Cauterium.

cautère


CAUTèRE, s. m. CAUTÉRISATION, s. f. CAUTÉRISER, v. a. [Kotère, kotériza-cion, kotérizé; 1re dout. 2e è moy et long au 1er, é fer. aux 2 dern.] Cautère est 1°. un petit ulcère fait volontairement à une partie extérieûre du corps par le moyen d'un caustique, pour faire écouler les mauvaises humeurs. = 2°. Le caustique, qui sert à faire l'ouverture. "Se faire faire un cautère, panser un cautère. — Apliquer un cautère. = Cautérisation, est l'action de faire un cautère. = Cautériser, brûler de la manière que font les caustiques. Acad. Faire ou apliquer un cautère. Tré. Rich. Port.: ce 2d sens est tout au moins douteux.

Traductions

cautère

מצרב (ז), מַצְרֵב