celer

(Mot repris de celâmes)

celer

[ səle] v.t.
Litt. Cacher ; ne pas révéler : Celer une partie de la vérité taire dissimuler ; dévoiler, révéler

celer


Participe passé: celé
Gérondif: celant

Indicatif présent
je cèle
tu cèles
il/elle cèle
nous celons
vous celez
ils/elles cèlent
Passé simple
je celai
tu celas
il/elle cela
nous celâmes
vous celâtes
ils/elles celèrent
Imparfait
je celais
tu celais
il/elle celait
nous celions
vous celiez
ils/elles celaient
Futur
je cèlerai
tu cèleras
il/elle cèlera
nous cèlerons
vous cèlerez
ils/elles cèleront
Conditionnel présent
je cèlerais
tu cèlerais
il/elle cèlerait
nous cèlerions
vous cèleriez
ils/elles cèleraient
Subjonctif imparfait
je celasse
tu celasses
il/elle celât
nous celassions
vous celassiez
ils/elles celassent
Subjonctif présent
je cèle
tu cèles
il/elle cèle
nous celions
vous celiez
ils/elles cèlent
Impératif
cèle (tu)
celons (nous)
celez (vous)
Plus-que-parfait
j'avais celé
tu avais celé
il/elle avait celé
nous avions celé
vous aviez celé
ils/elles avaient celé
Futur antérieur
j'aurai celé
tu auras celé
il/elle aura celé
nous aurons celé
vous aurez celé
ils/elles auront celé
Passé composé
j'ai celé
tu as celé
il/elle a celé
nous avons celé
vous avez celé
ils/elles ont celé
Conditionnel passé
j'aurais celé
tu aurais celé
il/elle aurait celé
nous aurions celé
vous auriez celé
ils/elles auraient celé
Passé antérieur
j'eus celé
tu eus celé
il/elle eut celé
nous eûmes celé
vous eûtes celé
ils/elles eurent celé
Subjonctif passé
j'aie celé
tu aies celé
il/elle ait celé
nous ayons celé
vous ayez celé
ils/elles aient celé
Subjonctif plus-que-parfait
j'eusse celé
tu eusses celé
il/elle eût celé
nous eussions celé
vous eussiez celé
ils/elles eussent celé

CELER

(se-lé. La syllabe ce prend un accent grave devant une syllabe muette : je cèle ; je cèlerai ; mais, par une inconséquence singulière, l'Académie qui écrit celer, écrit recéler, et au futur je recélerai. On remarquera aussi l'anomalie qu'il y a à écrire, dans un cas tout semblable, je cèle, et j'appelle ; il faudrait suivre une règle uniforme) v. a.
Dérober aux yeux, à la connaissance.
Si dom coursie voulait Ne point celer sa maladie, Lui loup, gratis, le guérirait [LA FONT., V, 8]
Je ne vous puis celer que son ordre m'étonne [CORN., Cinna, I, 4]
À ne vous rien celer.... [MOL., Éc. des maris, I, 1]
Récit menteur ! soupçons que je n'ai pu celer ! [RAC., Baj. IV, 1]
Soupirs d'autant plus doux qu'il les fallait celer [ID., ib. I, 1]
Se faire celer, refuser sa porte.
C'est une fort mauvaise politique de se faire celer aux créanciers [MOL., Festin, IV, 3]
Il faut absolument qu'il se fasse celer [RAC., Plaid. I, 7]
Glycère se fait celer pour les femmes [LA BRUY., III]
Se celer, v. réfl. Être celé.
Un grand contentement malaisément se cèle [RÉGNIER, Sat. XI]
Et votre heureux larcin ne se peut plus celer [RAC., Ath. I, 2]

HISTORIQUE

  • XIe s.
    La traïson ne puet estre celée [, Ch. de Rol. CXI]
  • XIIe s.
    Que vous ferez ceste dolor celer [, Roncis. 158]
    Ne tout [je] ne coil mon cuer, ne tout [je] nel di [, Couci, VII]
    Ne vus en sai mustrer sun quer ne sun pensé, Mais à cels del conseil ne l'a il pas celé [, Th. le mart. 42]
    Respundi li reis : ne me ceile pas ço que je te demanderai [, Rois, 170]
  • XIIIe s.
    Que ceste chose soit si teüe et celée [, Berte, XVI]
    Qui sui et qui je quier, jà ne vous ert [sera] celé [, ib. XLV]
    Mais que Floires nel coile mie, Que tot son engien ne lui die [, Fl. et Bl. 3015]
    Tantost se sont el bois alé Tot coiement et à celé [, Lai de Melion]
    Mès vers la gent très bien te cele, Et quiers autre achoison que cele Qui cele part te face aler ; Car c'est grant sens de soi celer [, la Rose, 2399]
    Or te lo [je te conseille], et veil [je veux] que tu quieres Un compaignon sage et celant, à qui tu dies ton talent [, ib. 2699]
    Mais se li procureres derrain se taist ou choile se [sa] procuration [BEAUMANOIR, 34]
  • XIVe s.
    Celer teles choses, c'est fait de paoureux et de couart [ORESME, Eth. 124]
  • XVe s.
    Je vous di, sans que plus le celle.... [CH. D'ORL., Bal. 33]
  • XVIe s.
    C'est ce qui le fit resoudre de se faire celer, commandant que l'on repondist qu'il y avoit longtemps qu'il estoit sorti [, Mém. s. du G. 29]
    Celer les vices des rois [MONT., I, 13]
    Ils luy celerent les deux articles precedents [ID., I, 59]
    Ce qui a esté fié à mon silence, je le cele religieusement [ID., III, 241]
    Jamais le front ne celle le souci De triste cœur que l'amour a transi [RONS., 616]

ÉTYMOLOGIE

  • Picard, chéler ; provenç. celar, selar ; espagn. celar ; ital. celare ; du latin celare. On en rapproche le celtique : kymri, cel ; gaél. ceal, cacher.

celer

CELER. (Je cèle; nous celons.) v. tr. Taire, ne pas donner à connaître une chose. Celer un dessein. Celer une circonstance dans un récit. C'est un homme qui ne peut rien celer. Je ne vous cèlerai pas que... À ne vous rien celer.

celer

Celer quelque chose, Celare, Concelare, Tegere, Obtegere, Reticere.

Je ne celeray rien, Nihil reticebo.

Qui ne sçait rien celer, Plenus rimarum.

Il ne le celoit point, Aperte vel non obscure ferebat, B.

Celer à quelcun quelque chose, ou son secret, Clam aliquem aliquid habere, Occultare rem aliquam alicui, Expertem consiliorum habere aliquem.

céler


CÉLER, v. a. [2e é fer. Devant la syll. fém. cet è devient moyen; je cèle, il cèlera, vous cèleriez, etc.]

céler

CÉLER, v. act. L'Acad. écrit celer sans accent. Taire, cacher. "Celer un dessein; les éfets d'une succession: cet homme ne peut rien celer. = Se faire celer, faire dire qu'on n'est pas chez soi.

Synonymes et Contraires
Traductions

celer

secrete