cellérier, ière


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CELLÉRIER, IÈRE

(sè-lé-rié, riê-r') s. m. et f.
Titre d'office dans les ordres monastiques. Le cellérier. la cellérière, est un religieux, une religieuse, qui a soin des provisions et de la nourriture du couvent. Adj. Le frère cellérier, la sœur cellérière. Par extension, celui ou celle qui est chargée du même soin ailleurs que dans un couvent.
Quelle personne es-tu ? dit-il à ce fantôme. - La cellérière du royaume De Satan, reprit elle ; et je porte à manger à ceux qu'enclôt la tombe noire [LA FONT., Fabl. III, 7]

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Il prist un pot, si l'a dedens bouté, Mist à sa bouche, en son cors l'a coulé ; Le cenelier en a forment pesé [, Bat. d'Aleschans, 3927]
  • XIIIe s.
    Tu me deïs que d'un celier T'en avoit en [on] fet celerier [, Ren. 14418]
    Un mien scelerier qui estoit né de Doulevens [JOINV., 240]
  • XIVe s.
    Le celerier et le consierge de la court le roi [DU CANGE, cellerarius.]
  • XVe s.
    Entre les autres qui furent decapités, le furent deux moines de Joy en Brie, c'est à savoir le celerier du dit lieu et dam Symon [MONSTRELET, I, 240]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. cellarier ; anc. catal. cellerer ; espagn. cillerero ; portug. cellareiro ; ital. cellerajo ; d'une forme cellariarius, de cellarium (voy. CELLIER).