celui

celui, celle

pron. dém. [ du lat. ecce, voici, et ille, celui-là ] [ceux, celles].
Désigne la personne ou la chose dont il est question : Mon professeur d'anglais est celui qui a des lunettes. Cette revue est celle dont je t'ai parlé. Ces disques sont ceux de mon père.

CELUI

(se-lui) , m. sing. CELLE (sè-l'), f. sing. CEUX (seû), m. plur. CELLES (sè-l'), f. plur. Pron. démonstr.
Suivi de la préposition de. Je ne connais d'avarice permise que celle du temps.
Celles de ma naissance ont horreur des bassesses [CORN., Rodog. III, 6]
L'amour est celui de tous les dieux qui sait le mieux le chemin du Parnasse [RAC., Lett. 5, à M. le Vasseur.]
J'ai tout réduit à trois stances, et j'ai ôté celle de l'ambition, qui me servira peut-être ailleurs [RAC., Lett. 29, à M. le Vasseur.]
Ceux de Crotone ont perdu contre lui deux batailles [FÉN., Tél. X]
Suivi de qui, que, dont.
Ceux qui font des heureux sont les vrais conquérants [VOLT., Lett. à Christian VII]
Celui qui met un frein à la fureur des flots Sait aussi des méchants arrêter les complots [RAC., Ath. I, 1]
Celui qui fait tout vivre et qui fait tout mouvoir, S'il donne l'être à tout, l'a-t-il pu recevoir ? [L. RAC., Religion, I]
Aimer ceux qui vous haïssent, ceux qui vous persécutent, et les aimer lors même qu'ils travaillent avec le plus d'ardeur à vous opprimer, c'est la charité du chrétien, c'est l'esprit de la religion [BOURDAL., Serm. pour la fête de St-Étienne]
Mes craintes t'offensaient : tu n'étais pas de celles Qui font jeu de courir à des flammes nouvelles [A. CHÉNIER, 137]
Il n'y a celui, celle qui, c'est-à-dire il n'est personne qui.
Il n'y avait celui qui ne prévît une prochaine rupture avec la famille de Lorge, de l'humeur si connue de M. de Lauzun [SAINT-SIMON, 28, 72]

REMARQUE

  • 1. Celui, celle, ceux, celles ne pouvant être employés qu'avec la préposition de ou les pronoms relatifs qui, que, dont, il en résulte qu'ils ne peuvent être suivis d'un adjectif ou d'un participe. Les construire ainsi est une faute très commune et ancienne. Girault-Duvivier en cite cet exemple de Racine : Je joins à ma lettre celle écrite par le prince ; et celui-ci de Montesquieu : La blessure faite à une bête et celle faite à un esclave. Il faut mettre en regard cette phrase de Voltaire : Nous sommes incertains si le paquet pour votre altesse royale et celui pour votre aimable ambassadeur.... Lettr. Prusse, 30. Domergue, Solutions grammat. a réuni plusieurs exemples pris à différents écrits de son temps : " Les nombres ordinaux se forment des cardinaux ; dans ceux terminés en f, on change f en vième. - Le goût de la philosophie n'était pas alors celui dominant. - Pline dit que Carès inventa les augures tirés des oiseaux, et qu'Orphée inventa ceux tirés des autres animaux. - Je ne puis mieux finir cette lettre qu'en vous faisant part de celle écrite par M. de Buffon à cette dame respectable. - Elle débite à tout venant les choses les plus futiles et souvent celles les plus ridicules. " Dans tous ces cas il faut employer le relatif qui : celle qui est écrite ; celui qui est dominant ; ceux qui sont terminés, etc.
  • 2. Celui, celle peut être suivi d'un adjectif ou d'un participe, quand l'adjectif ou le participe appartiennent à une incise, après laquelle vient qui, que, dont. Votre exemple et celui, si généreux, qu'a donné votre lettre. Ma lettre, et celle, écrite par mon ami, qui vous sera remise.
  • 3. Après celui qui, il arrivait souvent, dans l'ancien style, que l'on reprenait la phrase principale par il ou elle Autrefois on regardait ce pléonasme comme donnant force et clarté ; aujourd'hui on le regarde comme fautif.
    Celui qui méprise le remède, il touche de près à sa chute [BOSSUET, Rech. 2]
  • 4. Je ne suis pas celui qui vous a fait tort, et non pas, qui vous ai fait tort, le verbe s'accordant avec celui, qui est de la troisième personne. Cependant Bossuet a dit dans une phrase célèbre, en parlant de Dieu : Je suis celui qui suis. Cette construction n'était pas sans exemple dans l'ancienne langue :
    Je ne suis pas celui qui veux Paris reprendre D'avoir manqué si tost à Pegasis de foy [RONSARD, 144]
    C'est d'ailleurs une imitation du latin : Sum qui sum.

HISTORIQUE

  • Xe s.
    Cel edre [lierre] sost [sous] que cil sedebat [, Fragm. de Valenc. p. 468]
    Cilg edre fu seche [, ib.]
    En cele duretie e en cele encred uliteit [, ib. p. 469]
    Chi [qui] rex eret [était] à cels dis [jours] sovre pagiens [, Eulalie]
    La domnizelle celle cose non contredist [, ib.]
  • XIe s.
    E se algons [aucun] meïst main en celui qui.... [, L. de Guill. 1]
    Cil sont montez qui le message firent [, Ch. de Rol. VII]
    Par cels de France veut-il du tout errer [, ib. X]
  • XIIe s.
    N'i a celui qui de pitié ne plor [, Roncisv. 37]
    Que si haut don [l'amour] sait merir [à] Ceus qui servent sans traïr [, Couci, 3]
    Quant pour vous n'a de moi cure Cele à qui m'avez doné [, ib. 4]
    Onques Tristans, cil qui but le breuvage, Plus loyaument n'aima sans repentir [, ib. 19]
    Et quand l'haleine douce vente Qui vient de cel doux païs, Où cil est qui m'atalente [, Dame de Faiele, dans Couci]
  • XIIIe s.
    Ilec trouverent Guillaume de Braiecuel et cex qui avoec lui estoient [VILLEH., 138]
    Et quand cil oïrent ce [ID., 59]
    Cil [je] sui que demandez, sachiez le vraiement [, Berte, XLVII]
    Tout droit à celui temps que je ci vous devis [, ib. V]
    À tous ceuz qui ces presentes letres verront ou orront [BEAUMANOIR, 76]
  • XVe s.
    Comme celle qui ne savoit à qui ni en quel pays trouver confort ni soutenance [FROISS., I, I, 13]
    Adonc demanderent à leurs varlets s'il y avoit celui qui voulut porter les lettres qu'ils avoient escrites [ID., I, I, 228]
    J'en parle comme de celui que j'ai connu, en beaucoup de choses traité avecques lui [COMM., VII, 2]
    Et se jeta à deux genoux devant moi comme celui qui cuidoit dejà estre mort [ID., IV, 7]
    Je suis celui qui de ci ne partirai [LOUIS XI, 18]
  • XVIe s.
    Ceux de Besse, de Montsoreau et autres lieux confins [RAB., Garg. 1, 47]
    Les hommes de celui temps [ID., Pant. II, 1]
    Il n'y eut celui qui ne beust vingt cinq ou trente muids [ID., II, 20]
    Mais qui est cil ne celle en cestui monde, En qui douleur par faux rapport n'abonde ? [MAROT, I, 383]
    Ils estoient proches parents, comme ceux qui estoient enfants de deux cousins germains [AMYOT, Thésée, 8]
    Celui emportoit le prix, non qui estoit le plus viste entre les vistes, mais le plus vertueux entre les vertueux [ID., Lyc. 55]
    C'est celui Philippe qui depuis fit la guerre aux Grecs pour leur oster leur liberté [ID., Pélop. 48]
    Celui aime peu, qui aime à la mesure [LA BOÉTIE, 441]
    Que celui sorte de la cour qui veut estre pieux [D'AUB., Conf. II, 9]
    Ceux de Bordeaux maintiennent que la verge de St-Martial est celle mesme d'Aaron [ID., 176]
    Ceux estoient du nombre des peres, desquels l'on a dit que.... [CALVIN, Inst. Dédic.]

ÉTYMOLOGIE

  • Picard, cho, chelle, celle, cheule, même sens, cholle, chol, même sens, cheux, ceusses, ceutes, ceux, chelle-lo, celle-là ; Saintonge, cheul, cheu, ce, cet, chéle, chelé, celle, chelés, ceux, celles ; provenç. cel, celh, sel, sell, celui, cela, celha, cella, sela, celle, cil, cill, cilh, sill, ceux pour le nominatif pluriel, cels, ceux au régime, celui, selui, selhui, celui ; anc. catal. cell, ce, cet, cells, ceux au régime, cella, celle ; espagn. aquello ; ital. quello, colui, colei. Le vieux français est cil ou cel, féminin cele, au nominatif singulier, celui au régime singulier pour les deux genres ; cil ou cel, féminin celes, au nominatif pluriel ; cils, cels, féminin celes, au régime pluriel ; cils ou cels ont donné le mot actuel ceux. Cil ou cel est formé de ecce-ille ; celui, de ecce-illius, comme autrui de alterius (voy. IL).

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    CELUI. Ajoutez :
    Celui séparé du pronom relatif qui lui appartient.
    Celui vraiment les a perdus [les dons], qui les a estimés perdus incontinent après les avoir donnés [MALH., Lexique, éd. L. Lalanne. C'est une bonne tournure.]
    ID.° Celui que je vous suis, l'homme tel que je suis pour vous.
    Ce n'est pas vivre avec moi comme veut celui que je vous suis [MALH., ib.]

    REMARQUE

      Ajoutez :
    • 5. Celui, celle, etc. dans le langage ancien, pouvait se supprimer devant un substantif.
      D'autres secrets plus fins que de philosophie [que ceux de philosophie] [RÉGNIER, Sat. III]
      Cet archaïsme ne doit pas être absolument rejeté ; et peut-être y a-t-il des cas où il serait reçu.

celui

CELUI, m. CELLE, f. Pronom démonstratif. Il fait ceux et celles au pluriel. Il se dit et des personnes et des choses. L'homme dont je vous ai parlé, c'est celui que vous voyez là. Ceux qui ont vécu avant nous. Il a récompensé ceux de ses domestiques qui l'avoient bien servi. De toutes les choses du monde, c'est celle que j'aime le mieux.

celui


CELUI, CELLE, pronom démonstratif. [Cè-lui, cèle, 1re e muet au 1er, è moy. au 2d. Au plur. ceux, celles.] 1°. Ils supléent pour les substantifs qui précèdent, et sont très-utiles pour faire éviter une répétition, souvent désagréable. Au lieu de dire, par exemple: mes regards ne sont pas les regards d'un Juge sévère, on dit, ne sont pas ceux d'un Juge, etc. Racine retranche ceux:
   Voyez si mes regards sont d'un Juge sévère. Andr.
Le tour du vers en est plus vif, quoique la construction soit moins régulière.
   2°. La principale propriété de celui et de celle, est d'avoir les mêmes régimes que les mots, pour lesquels ils supléent. "Il en a tous les droits, toutes les prérogatives, même celui (ou celle), de nomer aux emplois. Celui ou celle, dans cette phrâse, régit l'infinitif et la prép. de, qui est le régime des substantifs droit, prérogative, qu'ils représentent.
   3°. Par lui-même, celui régit fort bien les noms au génitif. "Ce fut celui de tous les jeunes gens, que j'aimais le plus. Télém. — Ce génitif peut quelquefois précéder celui; et l'on pourrait dire, en tournant aûtrement la phrâse: "De tous les jeunes gens, ce fut celui que j'aimais le plus. Voy. GÉNITIF. = Dans cette ocasion, faut-il mettre le verbe au subjonctif, ou à l'indicatif? Doit-on dire avec Pluche: "L'air est, de tous les élémens, celui dont le feu se puisse moins passer, ou dire, se peut moins passer: Écoutons Aristote: c'est celui de l'École d'Athènes, qui se soit (ou qui s'est) le plus mêlé de Physique. Id. Il y a des exemples et des autorités pour les deux manières. J'aime mieux la 2de; elle est d'un usage plus commun. Voy. SUPERLATIF.
   4°. Celui, celle, ne doivent pas être trop éloignés du nom qu'ils remplacent. "Le courage, cette qualité spéciale des armées Françoises, devenoit presque toujours inutile et souvent funeste, parce que la discrétion n'étoit pas celle de nos Conseils. Linguet. À~ la fin de la phrâse, on a déjà oublié le mot qualité, et l'on ne sait plus à quoi celle se raporte. — On peut apliquer ici cet avis de Bouhours: Quand celui fait quelque équivoque, ou quelque embarras dans la phrâse, il faut s'en abstenir, et répéter le mot qui précède.
   5°. Ce pronom, quand il se dit des persones, peut s'employer avec raport ou sans raport à un nom, qui précède ou qui suit. "Une femme vraiment estimable, est celle qui remplit exactement les devoirs de son état. "Celui qui fera plus, sera plus récompensé. — Mais quand il se dit des chôses, il est toujours relatif à un nom: "C'est un méchant métier que celui de médire: que celui, c. à. d., que le métier: "Choisissez celle de ces éditions, qui vous paroîtra la plus belle. Wailly.
   6°. Celui, comme les aûtres pronoms relatifs, ne doit pas se raporter à un nom pris dans un sens indéfini. Exemple: Il faut que vous ayiez soin de travailler avec la grâce, et que vous remettiez à Dieu celui de vous visiter. Il faut dire, que vous ayiez un grand soin, etc., et que vous laissiez à Dieu le soin, etc. Wailly. — Ainsi l'on dit avec l'article indéfini, des sentimens d'honneur et de probité; mais on ne doit pas dire: il a perdu tous les sentimens, même ceux d'honeur et de probité. Il faut dire, ceux de l'honeur et de la probité. Dict. Gram.
   7°. Quoique celui fasse fonction de substantif, il n'en a pas pourtant tous les droits: il ne peut être modifié par des adjectifs. "Quoique les troubles d'Angleterre encourageassent la France à entrer dans quelques expéditions contre son anciène énemie, ceux plus considérables encôre, qui l'agitoient elle-même, l'obligèrent bientôt de prendre des mesûres pacifiques. Hist. d'Angl. "Je ne puis mieux finir cette lettre, qu'en vous faisant part de celle écrite par M. de Bufon à cette Dame respectable (Mde la Comtesse de Genlis). Ann. Litt. "Sa faûte est ensuite couverte par celle beaucoup plus grande que commit le Pape. Moreau. "Pline dit que Carès inventa les augûres tirés des oiseaux, et qu'Orphée inventa ceux tirés des aûtres animaux. Le Gendre. = * La chôse est plus choquante encôre, quand on unit celui, ou celle, à des superlatifs: "Elle débite à tout venant.... toujours les chôses les plus futiles, et souvent celles les plus ridicules. Mercûre. Cela est d'une dureté insuportable. La phrâse suivante l' est peut-être encôre plus. "Le goût de la Philosophie n'étoit pas alors celui dominant. Dict. Hist. Art. DELISLE. Addit. au T. IV, IIe part. — Ce tour est propre au Palais, et du style de la Chancellerie. Voy. CE III, n° 3°.
   8°. Après celui, on ne doit point mettre il: ce seraient deux nominatifs pour le même verbe. "Ceux, dont le cerveau n'est point rempli de traces profondes... ils peuvent se passer des secours qu'on tire des passions. Mallebr. Retranchez ils.
   * 9°. Aûtrefois on disait celui et celle, pour cet, cette. "Les Gantois firent ouvrer une bombarde merveilleûsement grande... et quand celle bombarde décliquoit, on l'oïoit de cinq lieues loin, par jour, et de dix par nuit. Froissard. Ce vieux Auteur parle au même endroit d'un engin merveilleûsement grand, et apeloit-on celui engin un mouton. "Les gens disent, en celui pays, que, etc. Dites, en ce pays-là. — Plus récemment, celui s'est dit pour persone: "Il n' y eut celui qui ne s'intéressât dans leurs maux. Vaugelas, dans son Quinte-Curce. L'Auteur des Réflexions aprouvait cette acception de ce pronom. La Touche doutait qu'elle fût d'usage. Nous pouvons dire qu'elle est aujourd'hui entièrement inusitée, vieille et barbâre.
   CELUI-CI, celle-ci; celui-là, celle-là. 1°. Ils s'emploient, comme celui, à la place des persones, ou des chôses, dont on parle. La principale diférence, qui se trouve entre ces trois pronoms, c'est que celui n'a de lui-même qu'une signification vague, et qu'il exige toujours, après un qui relatif, qui en détermine le sens; celui qui veut être heureux, doit pratiquer la vertu. Celui-ci et celui-là, au contraire, ont une signification fixe, par le moyen de ci et , qui en sont inséparables, dont l'un marque les chôses plus proches de la persone qui parle, et l'autre, les chôses qui en sont plus éloignées. — Ils n'exigent point de qui, et ce serait mal d'en ajouter un immédiatement, et de dire: celui-là qui voudra être heureux, etc. Aûtrefois on l'employait de la sorte sans dificulté.
   Mais qu'il soit une amour si forte
   Que celle-là que je vous porte,
   Cela ne se peut nullement.
       Malherbe.
  Car le feu, qui brûla Gomôre,
  Ne fut jamais si véhément,
  Que celui-là qui me dévore.
      Voiture.
  * 2°. Plus anciènement, on employait celui dans le même goût, mais en le séparant de qui relatif: "Celui est en abomination au Seigneur, qui fiche (fixe) et arrête l'oeil sur des objets indécens. St. Fr. de S. "Celui s'estimoit heureux, qui pouvoit mener un Frère mineur avec soi. Chron.
   Celui n'écrit aucune chôse,
   Duquel l'ouvrage on ne lit point.
       Marot.
— Aujourd'hui on dit, celui-là; car lorsqu'il y a quelque chôse entre ce pronom et qui, on peut employer le relatif: celui-là est heureux, qui ne désire rien. Mais remarquez qu'alors est une particule surabondante et que celui-là ne signifie rien de plus que celui; c' est comme si l'on disait, celui qui ne désire rien est heureux.
   3°. Celui-là, modifié par seul, peut aussi être suivi du pronom relatif. "Toujours immédiatement soumis à celui-là seul, qui portoit la courone.
   4°. Pour celui-ci, il peut être suivi du qui relatif dans une seule circonstance, et c'est, lorsque qui est le sujet, le nominatif d'une phrâse, qui est comme en parenthèse; par exemple: celui-ci, qui est déjà usé, vaut mieux que celui-là, qui est tout neuf: "J'aime mieux celui-là, qui est assez grôs, que celui-ci, qui est trop petit, etc. — Dans le sens indéfini, on doit toujours dire, celui-là, et non pas, celui-ci, comme dit Jean-Jaques: "Celui-ci doit avoir plus de voix, qui peut se passer de crier. Dites: Celui-là doit, etc., qui peut, etc.
   5°. Il est des ocasions, où non-seulement on peut, mais où l'on doit employer ou ci, après celui, quoiqu'il soit suivi d'un qui relatif, comme quand on dit, en montrant du doigt: C'est celui-là, qui m'a volé; c'est celui-ci qu'il faut arrêter.
   6°. Hors de là, il n'y a que le peuple qui dise, celui-là qui m'ataquera, s'en repentira, pour celui qui m'ataquera, etc. "Toi, (c. à. d. d'être tutoyé) c'est ma part, et celle-là du pauvre peuple. Mariv. C'est un paysan qui parle. Cet exemple montre qu'on ne doit pas plus mettre la prép. de, que les pronoms relatifs, après celui-là.
   7°. Celui-là, au lieu de, cela, est du style familier. "Lucinde. Espèrent-ils de mieux plaire aux femmes, en s'éforçant de leur ressembler? Marton. "Pour celui-là, ils auroient tort. J. J. Rouss. Narcisse, ou l'Amant de lui-même. "Des réflexions! toi! Je n' aurois pas deviné celui-là. Ibid. "Moi, acomplie! Oh! celui-là est trop fort. Th. d'Educ.
   * 8°. On disait aûtrefois, cettui-ci, cettui-là, et même, cette-ci. Voy. CETTUI.

Traductions

celui

(səlɥi)
pronom démonstratif pluriel ceux ()

celle

das, der, derjenige, die, jenerthat, that one, thisdie, dat, geneאיזהαυτός (sɛl) féminin pluriel celles
désigne la chose ou la personne dont on parle mon vélo et celui de Léo Ceux qui ont terminé peuvent partir.

celui

[ceux] (mpl) [celles] (fpl) [səlɥi, sɛl] pron
(avec de) celui de (appartenance)
celui de mon frère → my brother's; (situation)
celui du salon → the one in the lounge
celui du dessous → the one below
Je n'ai pas d'appareil photo mais je peux emprunter celui de ma sœur → I haven't got a camera but I can borrow my sister's.
Je n'ai pas de platine laser mais je peux emprunter celle de mon frère → I haven't got a CD player but I can borrow my brother's.
Je n'ai pas de skis mais je peux emprunter ceux de ma sœur → I haven't got any skis but I can borrow my sister's.
(avec relatif) celui qui ... (chose) → the one that ..., the one which ...; (personne) → the one who ...
celle qui ... (chose) → the one that ..., the one which ...; (personne) → the one who ...
Enlève celui qui bouge → Take away the one that moves., Take away the one which moves.
Prends ceux que tu préfères → Take the ones you like best.
Celui qui veut peut le prendre → Whoever wants it can have it.
celui que ... (chose) → the one that ..., the one which ..., the one ...; (personne) → the one that ..., the one ...
celle que ... (chose) → the one that ..., the one which ..., the one ...; (personne) → the one that ..., the one ...
Celui que je vois n'a pas l'air blessé → The one that I can see doesn't seem to be injured., The one I can see doesn't seem to be injured.
Prends celui que tu préfères → Take the one you like best.
celui dont
celui dont je parle → the one I'm talking about
celui-ci [səlɥisi] pron démonstratif → this one
celle-ci → this one
ceux-ci → these ones, these
celles-ci → these ones, these
celui-là [səlɥila] pron démonstratif → that one
celle-là → that one
ceux-là → those ones, those
celles-là → those ones, those