censeur

(Mot repris de censeurs)

censeur

n.m. [ lat. censor, censeur, critique ]
1. Membre d'une commission de censure.
2. Personne qui critique avec malveillance les actions des autres : Ses chansons déchaînent toujours les censeurs détracteur
3. Anc. Dans un lycée, proviseur adjoint.

censeur

(sɑ̃sœʀ)
nom masculin
1. membre d'un comité qui autorise ou non la publication d'une œuvre un censeur qui contrôle le respect de la morale dans un ouvrage
2. personne qui contrôle ou critique ce que font les autres un écrivain victime de censeurs

CENSEUR

(san-seur) s. m.
Magistrat dans l'ancienne Rome. Les censeurs, qui étaient au nombre de deux, dénombraient les citoyens, estimaient les biens et veillaient au maintien des mœurs.
Dans le langage général, celui qui censure la conduite, les actions d'autrui. Un censeur malveillant.
Tout babillard, tout censeur, tout pédant Se peut connaître au discours que j'avance [LA FONT., Fabl. I, 19]
Tout ce que je désire Trouve en vous un censeur prêt à me contredire [RAC., Brit. III, 9]
Ah ! quittez d'un censeur la triste diligence [ID., ib. I, 2]
Je converse avec moi-même comme avec le plus légitime censeur de ma vie [BOSSUET, Pensées chrétiennes, 32]
On s'érige en censeur de ces faits éclatants [MASS., Myst. Incarn.]
Un censeur des défauts qu'on trouve en leur conduite [MOL., D. Garcie, II, 1]
Jean-Baptiste devient le censeur d'une cour voluptueuse [MASS., Car. Mélang.]
Vous devez être un censeur rigoureux de votre propre conscience [ID., Car. Parole.]
Des attentions si religieuses trouvèrent des censeurs dans le monde [ID., Panég. S. Louis.]
Ce rigide censeur [LA BRUY., XII]
Ô juges, quelle majesté de vos séances ! quel président [Dieu] de vos assemblées, mais aussi quel censeur de vos jugements ! [BOSSUET, le Tellier.]
Le public, rigide censeur des hommes de cette fortune et de ce rang [ID., ib.]
Adj.
Les plus censeurs ne me reprochent rien [ROTROU, St-Genest, III, 2]
Celui qui censure les écrits, y relève les fautes.
Je vous arrête à cette rime, Dira mon censeur à l'instant.... Maudit censeur ! te tairas-tu ? [LA FONT., Fabl. II]
Ainsi s'expliqueront nos censeurs sourcilleux [BOILEAU, Ép. X]
Puis-je lui dénier quelque part dans mes discours, après qu'il en a été si souvent et le censeur et l'arbitre ? [BOSSUET, Or. fun. Cornet.]
Et peut-être ta plume aux censeurs de Pyrrhus Doit les plus nobles traits dont tu peignis Burrhus [BOILEAU, Ép. VII]
Agent préposé à l'examen des livres, journaux, pièces de théâtre, dessins, etc. Le censeur refusa son approbation. Censeur royal. Censeur dramatique.
Officier de l'ancienne université qui examinait les récipiendaires. En Sorbonne, les censeurs donnaient leur suffrage par billets.
Censeur des études, surveillant des études et de la discipline dans un lycée. Le censeur du lycée de Louis le Grand.
Censeur de la banque, censeur d'une société commerciale, mandataire des intéressés pour le contrôle des actes des administrateurs.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Li cenceur nombroient le peuple [BERCHEURE, f° 2, verso.]
  • XVe s.
    Quelques censeurs de ce temps ont descouvert que nous n'en feuilletasmes pas un [D'AUB., Conf. II, 6]

ÉTYMOLOGIE

  • Censor, censeur, proprement celui qui compte.

censeur

CENSEUR. n. m. Celui qu'un gouvernement prépose à l'examen des livres, des journaux, des pièces de théâtre, etc., avant d'en permettre la publication ou la représentation. Le censeur refusa son approbation. On lui donna un censeur très sévère. Censeur des pièces de théâtre ou Censeur dramatique. Censeur des journaux.

Il désigne encore Celui qui est chargé de surveiller les études et de maintenir le bon ordre et la discipline dans un lycée. Censeur des études. Le censeur du Lycée Louis-le-Grand.

Il désigne aussi Ceux qui sont chargés de contrôler la partie financière de certains établissements ou de certaines sociétés. Les censeurs de la Banque de France. Cette société vient d'élire de nouveaux censeurs.

Il se disait, chez les Romains, du Magistrat qui tenait un registre du nombre des citoyens et de leurs biens et qui avait en outre le droit de contrôler leurs moeurs et leur conduite. Caton le censeur.

Il signifie par analogie Celui qui reprend ou qui contrôle les actions d'autrui. Un censeur équitable. Un rude censeur. Un censeur sévère, chagrin, injuste, pointilleux. Sans épithète, il se prend d'ordinaire en mauvaise part. C'est un censeur, C'est un homme qui trouve à redire à tout.

Il se dit aussi d'un Critique qui juge des ouvrages d'esprit. Consulter un censeur éclairé.

censeur

Censeur, Censor.

Estre censeur, Censuram gerere.

Punition et condemnation faite par le censeur, Censio.

censeur


CENSEUR, s. m. [San-ceur: 1re lon. 2e dout.] 1°. Celui qui reprend et contrôle les actions d'autrui. Il se prend, ou en bone, ou en mauvaise part, suivant l'épithète qui le modifie. = 2°. Chez les Romains, Magistrat qui tenait un registre des citoyens, et qui avait droit de rechercher leurs moeurs et leur conduite. = 3°. Critique qui juge des ouvrages d'esprit. "Consulter un Censeur éclairé. = 4°. Celui que le Chancelier commet pour l'examen d'un livre. Il est Censeur Royal, etc. etc.

Synonymes et Contraires

censeur

nom masculin censeur
Littéraire. Personne qui critique.
adulateur, apologiste, flatteur, panégyriste -littéraire: complimenteur, encenseur, flagorneur, laudateur, louangeur.
Traductions

censeur

censor

censeur

מוכיח (ז), צנזור (ז), צֶנְזוּר

censeur

censor

censeur

[sɑ̃sœʀ] nm
(CINÉMA, POLITIQUE)censor
(ÉDUCATION) → deputy-head (Grande-Bretagne), vice-principal (USA)