cessant

cessant, e

adj.
Toutes affaires cessantes,
avant toute autre chose ; tout de suite : Il faut s'occuper de son cas toutes affaires cessantes immédiatement

cessant

CESSANT, ANTE. adj. Qui cesse. Il ne s'emploie guère que dans ces phrases : Tous empêchements cessants. Toutes choses cessantes. Toutes affaires cessantes. Toute affaire cessante.

cessant


CESSANT, ANTE, adj. [Cè-san, sante, 1re è moy. 2e lon.] Qui cesse. Il n'est guère employé qu'au fém. et dans cette phrâse du st. fam. "Toute affaire cessante. Mde. de Sévigné dit, toutes chôses cessantes; et Marsolier, toutes raisons cessantes. "Le Cardinal de Bouillon m'étoit venu prier, toutes chôses cessantes, d'aler voir ce chef d'oeuvre. Sév. "Il lui ordonoit, toutes raisons cessantes, de partir. L'expression de la Dame est plus suportable dans une lettre, que celle de l'Auteur dans une histoire. Mais ni l'une, ni l'aûtre n'est bien juste. On ne dit point, cesser une chôse, et encôre moins, cesser des raisons. — L'Acad. met pourtant en exemple, toutes chôses cessantes, toutes afaires cessantes, tous empêchemens cessans. Elle ne dit point à quel style apartient cette locution. Hors du Palais, elle n'est que du style fam. * M. Targe emploie cessant comme participe, sans le décliner. "Le Duc d'Hamilton proposa que le Parlement procédât aux limitations toute afaire cessant. Smollet. * M. Moreau fait marcher cessant devant le substantif. "S'il faloit que, dans ce câs, les oncles permissent à leur neveu de regner; cessant ce câs, les oncles étoient donc propriétaires du pouvoir. Il le répète plus bâs. Il falait, ce câs cessant. — * Suivant le Dict. de Trév. on dit, cessant quoi, pour, faute de quoi. "L'argent est le nerf de la guerre, cessant quoi les soldats se débandent. Je me trompe fort, si cette locution est de l'usage actuel. — Le Richelet Port. ne dit que, toute afaire cessante.