cesse

cesse

n.f.
N'avoir de cesse que ou n'avoir pas de cesse que (+ subj.),
Litt. ne pas s'arrêter avant que : Elle n'aura de cesse qu'on ne lui ait pardonné.
Sans cesse,
de manière continue ou répétitive ; sans arrêt : Ce mois-ci, il a plu sans cesse.

CESSE

(sè-s') s. f.
Fin, relâche. Mot qui tombe peu à peu hors de l'usage et qui n'est plus guère usité que dans les locutions : n'avoir pas de cesse, et sans cesse. Parler, travailler sans cesse. Il n'a ni repos ni cesse.
Sa haine contre vous n'aurait jamais de cesse [TRISTAN, M. de Chrispe, II, 5]
Ô cruauté du sort qui n'a jamais de cesse ! [RACAN, Berg. II, 2, Lisimandre.]
L'esprit [le démon] s'en va, n'a point de cesse Qu'il n'ait mis le fil sous la presse [LA FONT., Ch. imp.]
Point de cesse, point de relâche [ID., Fab. V, 6]
Astre par qui vont avoir cesse Nos ténèbres.... [MALH., III, 1]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Or sus, esprit, temps est que donnes cesse à ta douleur et fascheuse tristesse [MAROT, I, 319]
    Je ne l'ay plus, par mort il a pris cesse [ID., II, 67]
    Ce pendant ma destresse Ne prendra fin ne cesse Que par vous sa maistresse [ST-GELAIS, 240]

ÉTYMOLOGIE

  • Voy. CESSER. L'ancien français avait cessement et aussi ces.

cesse

CESSE. n. f. Le fait de cesser. Il s'emploie toujours sans article et seulement dans les expressions suivantes. Sans cesse. N'avoir point de cesse, Ne point cesser. Il n'aura point de cesse que vous ne lui ayez donné ce qu'il demande. Il n'a ni repos ni cesse.

cesse

Cesse, Cessatio, Concessatio, Intermissus, Intermissio, Interstitio, Vacatio.

Il convient de faire cesse à cela, Istis rebus desisti decet.

Sans cesse, Immodice, Indesinenter, Instanter, Perpetim.

Sans cesse faire la guerre, Bellum continenter gerere.

Qui n'a point de cesse, Assiduus.

cesse


CESSE, s. f. Il ne se dit que dans ces phrâse: sans cesse, continuellement; n'avoir point de cesse, ne point cesser: il n'a ni repos ni cesse.
   Depuis l'aube du jour, je n'ai point eu de cesse.
       Desportes.
Malherbe dit, avoir cesse. Celui-ci ne dit plus.
   Astres, par qui vont avoir cesse
   Nos ténébères et nos hivers.
   Point de cesse, point de relâche.
       La Font.

cessé


CESSÉ, ÉE, adj. [Cècé, cé-e: 1re è moy. 2e é fer. long au 2d.] L'Académie n'aprouva point Scuderi, qui avait blâmé Corneille d'avoir dit, mes ennuis cessés; elle décida que cessés est bien dit en Poème, pour apaisés, finis. — On a donc eu tort, dans le Dict. Gram. de trouver mauvais que Racine ai fait cesser passif.
   Et du Dieu d'Israël les fêtes sont cessées.
Et d'ajouter que le besoin de la rime ne peut justifier cette licence. Sans examiner si sont cessées est là au passif, on peut croire que cesser, neutre, prend au prétérit être, ou avoir pour auxiliaires. L'Acad. dit, sa fièvre a cessé, est cessée. — Le P. Grifet a dit plus récemment: "Quand la contagion fut cessée, St. Charles Borromée fit rendre à Dieu de solennelles actions de grâces.

Traductions

cesse

Rastcease停止 (sɑ̃sɛs)
adverbe
sans arrêter, très souvent Il m'appelle sans cesse.

cesse

[sɛs] nf
sans cesse (= de manière répétée) → continually, constantly; (sans arrêt)continuously
Elle me dérange sans cesse → She keeps interrupting me.
n'avoir de cesse que → not to rest until
Il n'a eu de cesse qu'il n'obtienne le départ de son rival → He would not rest until he had sent his rival packing.